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The Americans I Met. Edition bilingue français-anglais
Hübner Viktor ; Rexer Lyle
ANDRE FRERE
49,00 €
Épuisé
EAN :9782492696077
The Americans I Met de Viktor Hübner. Le titre est peut-être trop modeste pour l'ampleur du projet et l'ambition qui le sous-tend. Hübner a absorbé et actualisé stylistiquement le travail de photographe comme Stephen Shore, Mitch Epstein, Walker Evans et même Robert Franck, ou de confrères allemands comme Thomas Struth, qui s'est rendu au Yosemite et à El Capitan pour nous montrer la file de voitures garées et de touristes prêts à "cliquer" . Mais Hübner a également utilisé les codes de l'art conceptuel et de la performance. Il a établi des règles, mis en place un système, l'a laissé fonctionner et est allé là où le processus l'a mené. Pas de voitures de location, pas d'hôtels, pas de transports publics, pas de réservations sur Internet, pas de relations sexuelles avec les personnes qu'il a rencontrées, juste assez d'argent pour la nourriture et les films et être ouvert à ce que les gens rencontrés avaient à lui dire. Cela semblait risqué, 16 000 miles parcourus entre 2017 et 2019 sous la présidence Trump, lorsque les "guerres culturelles" sont devenues un cri de guerre et que la notion selon laquelle les hautes clôtures font les bons voisins est devenue plus qu'une métaphore. Hübner est l'opposé de Robert Frank. Là où Frank cherchait le thème et le motif, avec des nuances de menace et de révélation, Hübner cherche l'anomalie et l'apparition - l'inexplicabilité soudaine. Il est ouvert à l'absurde, alors que Frank ne l'a jamais été. Cette vision est équilibrée - ou plutôt augmentée - par de nombreux portraits attentifs, où le jugement est mis de côté. La notion de portrait photographique a fait long feu. Mais dans ce livre, les portraits jouent un rôle clé. Ils ralentissent le rythme du voyage et déplacent l'attention des événements vers les personnes, des stéréotypes vers les individus. Tyler, de l'Oregon, vêtu d'une toge héroïque ; Robert, Paris et leur fille de la tribu Nez Perce, allongés ensemble dans une unité de protection ; une coupe de cheveux à domicile avec les Kirkpatricks dans les grands espaces de l'Ouest - ces portraits capturent un sentiment d'humanité, des personnes qui respirent en dehors du cadre. Peut-être les Américains ont-ils vraiment une vie intérieure. Pourtant, la question demeure : qu'a découvert Hübner au cours de ses voyages ? Est-ce simplement ce qu'il a apporté avec lui, les mythes, les icônes de la culture pop, la couverture médiatique sensationnelle et le scepticisme européen à l'égard d'une nation trop puissante pour son propre bien ? D'après ce qu'il a reproduit de ses conversations - lecture essentielle pour les photographies de ce livre - elles semblent confirmer tout ce que l'on pouvait déjà imaginer. Les Américains ont profondément peur, voire se méfient les uns des autres et ils sont armés. Comme Tocqueville l'avait compris il y a bien longtemps, les Américains sont prêts à se méfier - des autres Américains ! Mais si Hübner n'avait découvert que cela, il aurait mis fin à ses voyages bien plus tôt. Ce qui l'a poussé à continuer, c'est une autre chose qui a également émerveillé Tocqueville : l'ouverture et la générosité face à une personne totalement inconnue, l'étranger.
C'est lors de la conception de Black Passport que Stanley Greene et Teun van der Heijden ouvrirent les archives de Western Front pour la première fois. Si Stanley Greene était en effet connu principalement pour son travail sur les conflits armés, l'idée derrière Black Passport était de mélanger dans un livre travail professionnel et images de la vie privée. "J'ai beaucoup de matière sur mes années d'études à San Francisco", déclarait alors Stanley, "à l'époque il y avait un mouvement appelé "arts et musique", et les étudiants du San Francisco Art institute ont commencé à former des groupes, et j'ai commencé à les photographier mes professeurs pensaient que je perdais mon temps". 17 images issues de ce travail se retrouvèrent dans Black Passport et une exposition eut lieu à Perpignan. Mais pour Stanley, les archives de Western Front étaient si vastes qu'il était nécessaire de les regarder avec les yeux d'aujourd'hui. A une époque où nous sommes habitués à voir des photos nerveuses prises par des filtres numériques imitant les appareils photo d'antan, Western Front donne le change en revenant aux origines. Le San Francisco des années 1970 et 1980 est un environnement où l'on vit, saigne, boit, mange, baise et produit de l'art 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. C'est l'époque où le mouvement punk émerge, une époque que Stanley Greene a documentée sans relâche, entouré par des groupes de punk rock comme Flipper, les Dead Kennedys et les Mutants. Au côté de son camarade de chambre Paul Zahl, le batteur de SVT, il photographie comme ses amis jouent leur musique : de manière pure et brute.
A l’opposé d’un manifeste, (cf l’architecture est un sport de combat Textuel) Raphaelle Segond qui a travaillé dans l’agence Ricciotti, puis a co-signé Le Pavillon noir à Aix, grâce à sa proximité avec l’architecte, tente dans cet entretien avec Rudy Ricciotti de mettre ce dernier à nu, cherchant au-delà du discours composé et réfléchit et à le faire réagir d’une manière spontanée et directe afin de permettre au lecteur d’avoir une image moins média et plus humaine de l’artiste et de sa parole. Un ouvrage qui intéressera les étudiants en architecture, les architectes et le grand public curieux et/ou à l’écoute des médias.
Depardon Mathias ; Perrier Guillaume ; Bozarslan H
TRANSANATOLIA est une pérégrination aux confins de l'Anatolie. Pendant 5 ans, Mathias Depardon photographie la nouvelle Turquie, jusqu'aux confins du Caucase. Des zones urbaines récemment installées dans l'ouest d'Istanbul, au Kurdistan turc où couve la révolution civile et sévit une véritable guerre de l'eau : il questionne la notion de périphéries et de frontières. Ces lieux reculés aident à comprendre les grandes mutations qui agitent la région. A travers des portraits, des paysages, Mathias Depardon sonde un pays tiraillé entre modernisation à tout crin et réminiscence ottomanes. Dans ce livre le photographe tente d'imager les frontières du cur évoqué par le Président turc. Pour sonder "l'âme turque" et percevoir toute la complexité de sa construction identitaire, il faut se projeter à ses frontières et même au-delà. En Azerbaïdjan ou en Crimée, la Turquie reste la "mère patrie" . Elle rayonne, diffuse son "soft power" des Balkans à l'Asie, de la mer Noire à la mer Rouge.
Wack Patrick ; Castets Rémi ; Gladney Dru.c ; Pedr
Dust de Patrick Wack est un travail documentaire sur la région autonome ouïghour de Chine, le Xinjiang - ou "Nouvelle Frontière" en mandarin. C'est pour partir à la rencontre de cette nouvelle frontière chinoise et de ses paysages spectraux que Patrick Wack y entreprit son premier voyage en 2016, animé par le désir de documenter une Chine des confins, une terre d'Islam emprunte de dialectes turcs, désormais pivot essentiel du développement vers l'ouest voulu par Pékin. En 2019, le photographe y fit son dernier voyage sous haute surveillance, dans l'espoir de ramener quelques images du crépuscule qui s'était abattu sur la région. Le Xinjiang avait connu un tournant et ce projet de livre tente d'en être le récit. Cette région désertique du far-west chinois, patrie en péril des ouïghours, est depuis quelques années sous les feux de l'actualité internationale du fait de son statut de première marche de cette nouvelle route de la soie du président Xi Jinping
Le photographe Simon Edelstein parcourt le monde sur les traces des cinémas abandonnés aux USA, en France, en Italie, en Inde, au Maroc, à Cuba... Il s'est rendu dans plus de trente pays, patrouillant les quartiers lointains de nombreuses villes pour retrouver sur les façades usées par le temps et l'oubli les stigmates des splendeurs Si la foule du samedi soir ne converge plus vers ces salles usées par le temps et l'oubli et endormies sous la poussière des ans, elles dévoilent sous l'objectif de Simon Edelstein la belle archéologie de leurs façades, de leurs entrées, de leurs vastes salles de navires à la dérive. Ce livre est un hommage à ce qui demeure de l'âge d'or des salles de cinémas du monde entier. Mais aussi à leur silence et à leur résistance.
Partez sur les traces d'un cimetière de bateaux en Bretagne, d'une spectaculaire ancienne mine de charbon dans la Ruhr, en Allemagne, d'un hôpital oublié en Pologne, de fantomatiques mannequins en plâtre dans une église en ruines en république Tchèque, de prisons et d'asiles psychiatriques fermés, d'usines abandonnées... Depuis l'important succès de ses deux premiers livres publiés en 2009 et 2012, Sylvain Margaine continue à parcourir le monde à la recherche de ces lieux interdits, oubliés de tous. Un reportage photographique exceptionnel.
Des images du Paris de nuit à celles du Paris secret des années 30Sylvie Aubenas - Quentin BajacBrassai devient célèbre en décembre 1932, à la parution de Paris de nuit. Le livre compte soixante-quatre photographies choisies avec soin et illustrant tous les aspects de la vie nocturne. Elles sont précédées d'une préface du diplomate romancier Paul Morand qui narre la déambulation, dans Paris, la nuit, jusqu'à l'aube, de l'auteur/promeneur croisant les lieux et les personnages de Brassai. Les légendes des photographies, regroupées avec des vignettes à la fin de l'ouvrage, sont de Jean Bernier. Pour obtenir cet objet parfait, clos sur lui-même comme une nuit de Paris, le photographe et les éditeurs, Charles Peignot et Jean Bernier, ont opéré un choix sévère dans l'ensemble des photographies de nuit alors réalisées par Brassai. Sous cette apparente simplicité se cache en fait plus d'un an de travail.La source principale pour comprendre la genèse du travail de Brassai se trouve dans les lettres qu'il envoie alors régulièrement à ses parents. Y transparaît la jubilation du photographe, son impatience. Il est frappant de voir que jamais il ne doute de sa réussite; il est sûr de lui, sûr que ses photographies sont les meilleures images de la vie nocturne, gue son livre aura un immense succès, et il ne cesse de le répéter. Si on ne connaissait pas la suite de l'histoire, on le trouverait bien présomptueux.La première mention de l'ouvrage dans une lettre apparaît le 5 novembre 1931; il pratique alors la photographie depuis presque deux ans: «Je peux vous donner de bonnes nouvelles: le plus grand éditeur d'art français [Arts et Métiers graphiques] a décidé de sortir un album avec mes photos du Paris nocturne.» Brassai raconte en détail que l'idée vient de lui: «Je me disais que le temps était venu de présenter mes photographies aux éditeurs susceptibles de s'y intéresser.» Il est*allé montrer à l'éditeur de Vu, Lucien Vogel, sa «collection (une centaine de photos) en les collant sur des cartons fins». Vogel, qui est aussi membre du comité de rédaction de la luxueuse et moderniste revue professionnelle Arts et Métiers graphiques, l'envoie chez Charles Peignot qui en est l'éditeur. Brassai montre une vingtaine de tirages à Peignot «en suggérant de les éditer sous le titre Paris de nuit». Celui-ci se montre très intéressé mais, hésitant à cause de la crise, il demande quinze jours de réflexion pendant lesquels il prie Brassai de ne pas contacter d'autres éditeurs.
Un reportage photographique exceptionnel. Découvrez l'ancien pavillon de chasse de la duchesse de Parme, un spectaculaire château mauresque laissé à l'abandon, les vestiges d'un studio de cinéma avec les décors du film Pinocchio, un asile psychiatrique désaffecté, une discothèque tombée dans l'oubli dans un faux château médiéval, les ruines d'un hôtel spa renommé qui fut ravagé par un incendie... Robin Brinaert voyage à travers l'Italie depuis plus de huit ans à la recherche de ces lieux abandonnés, interdits et oubliés. Il met en lumière le destin dramatique de notre héritage, abordant ainsi la question essentielle de sa sauvegarde.