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Lolitas et petites madones perverses. Emergence d'un mythe littéraire
Hubier Sébastien
EUD
20,00 €
Épuisé
EAN :9782915552591
Grâce au rapprochement d'une centaine de fictions - d'auteurs célèbres (Cleland, Louis, Proust, Svevo, Pirandello, Nabokov, Matzneff, Giardinelli) ou méconnus en France (Heinz von Lichberg, Ian McEwan, Pia Pera, Emily Prager) - cet ouvrage se propose de retracer l'émergence du mythe littéraire de ce que Joyce a nommé la " petite madone perverse " et de ses avatars : nymphettes, femmes-enfants ou lolitas. Né, avec les Lumières, de débris anciens, le type romanesque de la jeune fille délurée, friponne et lascive subit une éclipse partielle à l'époque romantique avant que de connaître un nouvel âge d'or depuis la décadence du naturalisme. La postmodernité consacre son triomphe et en fait un emblème de la culture de masse, une icône de l'érotisme et de la pornographie autant qu'une figure centrale de la littérature savante. Tour à tour funeste, énigmatique et salvatrice, l'adolescente dégourdie est toujours désirable, non seulement parce qu'elle est fraîche et ravissante, mais aussi parce qu'elle détient - aux yeux du nympholepte qui en est entiché et du lecteur qui épouse son regard énamouré - le pouvoir fabuleux de ressusciter le passé et d'apaiser la crainte de l'avenir.
Résumé : L'intime correspond étymologiquement à ce qui est le plus intérieur en soi, aux pensées les plus privées et aux désirs les plus secrets de l'écrivain comme de son lecteur. Interroger l'intimité en littérature relève de cette science des degrés qui, comme le rêvait Roland Barthes, indiquerait une éventuelle progression, historique ou personnelle, vers une connaissance toujours plus approfondie de soi. Une telle étude invite à suivre la permanence d'une conscience à travers le flot des modifications sensorielles et intellectuelles qui assaillent ensemble auteurs, narrateurs, personnages et lecteurs. Est-ce par le récit autobiographique et prétendument impartial de ce qu'il fut jadis, ou par l'évocation indifférente des grandes gestes historiques dont il fut l'acteur ou le témoin, que l'écrivain peut évoquer cette intimité fragile qui continue de le définir ? Est-ce, au contraire, par le détour du mensonge romanesque ou de la fiction poétique - si codifiée qu'on a peine à la croire originale - qu'il parvient à concéder sa part de vérité ? La mystification et les artifices ne sont-ils pas, au reste, autant de moyens obliques de révéler justement ce que la raison même ignore ? Cet ouvrage souhaite apporter des réponses à ces questions en commentant et en comparant, notamment dans leurs particularités énonciatives, ces diverses formes de littératures intimes que sont l'élégie, le journal, l'autobiographie, le roman épistolaire, les mémoires, et leurs avatars romanesques, essai et autofiction.
Le Bourgeois refuse obstinément d'endosser le costume qui lui revient, et, au gré des hasards de l'histoire ou de ses propres divagations narcissiques, il aime à se déguiser en aristocrate ou en aficionado des révolutions prolétariennes. Pourtant, seule classe réellement dominante depuis le XVllle siècle, la bourgeoisie a inventé la plupart des valeurs auxquelles l'Occident souscrit encore aujourd'hui et qui, dépendant étroitement du système capitaliste des échanges économiques et de la propriété privée, indiquent combien elle a joué un rôle émancipateur. Toutefois, elle a aussi patiemment élaboré une roide morale, d'impeccables dispositifs coercitifs assurant son autorité, sa suprématie, sa supériorité. C'est ce système de contradictions plurielles qui, culminant dans le domaine de l'érotisme, lui a permis de réaliser la synthèse insolite d'éléments issus de la première modernité, du libertinage aristocratique, de la raison des Lumières, des affectations romantiques, des psychasthénies décadentes, des élucubrations des Années folles. Cette combinaison d'éléments épars et antinomiques conduit encore les mondes postmoderne et hypermoderne, éclairant leur rapport paradoxal à tous les arts de la sexualité.
L'ouvrage fournit toutes les clés pour analyser la pièce de Jean-Paul Sartre. Le résumé détaillé est suivi de l'étude des problématiques essentielles, parmi lesquelles : - Le contexte culturel et littéraire - Garcin, Estelle et Inès - Tragédie ou anti-tragédie ? - Le jeu du miroir et du regard - Un univers fantastique.
Résumé : Née dès le XIXe siècle, la pinup est, par excellence, LA représentation érotique et marchande de la féminité dans notre monde de la société de consommation dirigée, elle-même régie par trois principes qui ne laissent pas de se recouper : "sex sells", "sex is for sale", "sex is health". Ayant subi des métamorphoses successives dans les Années folles, pendant la deuxième Guerre Mondiale, puis tout au long des fifties, tantôt elle s'est rapprochée d'autres types comme la flapper ou la media lolita, tantôt elle a engendré de nouveaux modèles de beauté tels la playmate et la bimbo. C'est à l'histoire de ces beautés particulières que s'attache le présent ouvrage.
Souvent admirés pour leur esthétique, les châteaux néogothiques de Bourgogne n'avaient suscité qu'un faible intérêt universitaire jusqu'à présent. Ce paradoxe est aujourd'hui dépassé, les styles "néo" ne sont plus objets de mépris mais d'un vif intérêt de la part des historiens de l'art. Dans cet ouvrage, l'étude approfondie du château de La Rochepot est renforcée par celle d'une trentaine d'édifices, célèbres ou méconnus, mais tous remarquables par la qualité architecturale qui leur a été donnée entre 1820 et 1940. Ce livre atteste non seulement de la valeur artistique de ces châteaux mais il les replace également dans un contexte national et local de longue durée, pour mieux saisir les nouveautés et les continuités, les originalités et les conformismes. Ainsi, au gré de riches archives et de nombreuses illustrations, c'est un moment très riche de l'histoire bourguignonne qui apparaît dans ses oeuvres et ses différents protagonistes.