Une nuit avec toi est un excellent premier album solo de Maran Hrachyan. Que ce soit dans l’esthétique graphique, le découpage scénaristique ou la tension grandissante de l’intrigue, cette bande dessinée constitue un très bon thriller qui nous tient en haleine. Surprenant à bien des égards, le scénario constitue également une fresque des mœurs contemporaines dans laquelle une jeune femme peut être amenée au pire pour se protéger.
Un polar féministe d'une troublante ambiguïté. Brune est une jeune parisienne qui croise souvent le regard des hommes se retournant sur son passage. C'est que Brune est belle, très belle. Un soir, en rentrant de soirée, un copain lui propose de la déposer en voiture. Elle accepte. Que faire quand il devient insistant ? Brune n'a pas le temps de réfléchir quand elle se retrouve acculée. Dans un ultime geste de défense, elle attrape un couteau, le coup part. Ce sera le début d'une longue nuit d'angoisse... Avec un cadavre sur les bras, affolée, elle téléphone à son meilleur ami Pacôme. Pourvu qu'il puisse l'aider... La jeune femme se retrouvera ensuite dans une course nocturne pour dissimuler le corps ce qui la précipitera dans un engrenage macabre. Des retournements de situations aussi inattendus qu'invraisemblables rythment ce récit puissant et engagé qui nous interpelle et ouvre le débat. Ce polar sombre qui se meut en thriller oppressant et nous rappelle After Hours soulève avec force et justesse un sujet d'actualité : le droit des femmes à disposer librement de leur corps mais aussi la mise en doute de la parole des victimes. Dans un style épuré et terriblement efficace Maran Hrachyan (Patrick Dewaere - 2021) déploie son talent à travers ce récit étonnant qui nous laisse entrevoir les mécanismes insidieux de la culpabilité et de la violence réprimée. A lire absolument.
Moi je crois que plus on s'abîme, plus on est beau ". "Une flamme, c'est fragile, ça peut s'éteindre au moindre courant d'air. Il y a eu un courant d'air et Patrick s'est éteint" disait Jean-Michel Folon à propos de la mort de Dewaere. Le drame et la poésie s'invitent naturellement quand est évoquée la figure de cet acteur culte du cinéma français décédé à 35 ans après avoir joué dans 37 films et 27 pièces de théâtre. Un bel après-midi d'été de l'année 1982, chez lui face à un miroir il se saisit de son fusil 22 Long Rifle offert par Coluche l'enfonce dans sa bouche et tire pour mettre fin à ses jours. Insaisissable, bagarreur colérique, amoureux des addictions en tout genre et des relations problématiques, Patrick Dewaere incarne l'idée de l'artiste écorché vif, dévoré par une existence intense et instable. Ces pages content l'histoire d'un personnage entier. De son enfance complexe et douloureuse, et toujours meurtri par les coups de la vie. Dewaere est assurément un artiste ayant peiné toute sa vie à faire reconnaitre unanimement son talent, et qui n'a eu de cesse de prendre des chemins de traverse. Ce roman graphique, à la limite parfois du fantastique et superbement dessiné, lui rend un vibrant hommage. Aussi beau que le fond de son âme, Patrick Dewaere - A part ça, la vie est belle nous fait revivre les moments qui ont marqué la turbulente destinée de cet homme que l'on regarde toujours jouer avec une émouvante fascination.
Drame et tragédie s'invitent naturellement lorsque est évoquée la figure de Patrick Dewaere, acteur culte du cinéma français, suicidé à 35 ans pendant l'été 1982. Bagarreur, colérique, amoureux transi et sujet à des addictions en tout genre, coutumier des relations aussi intenses que problématiques, Patrick Dewaere incarne à la perfection l'idée de l'artiste dévoré par ses passions et ses démons. Des Valseuses à Série Noire, Dewaere, qui joue la comédie depuis l'enfance, une enfance par ailleurs traumatisante, a tourné avec les plus grands : Blier, Sautet, De Broca, Téchiné, Verneuil, Granier-Deferre, Miller, Boisset, Annaud, Corneau ou Jessua, laissant à la postérité une filmographie dense et sans faute.
Au commencement, il n'y avait que Chaos. Issus du néant primordial, Gaïa, la terre, et Ouranos, le ciel, donnèrent naissance aux premiers êtres de la création. Des monstres d'une violence sans borne qui se soulevèrent contre leurs parents poussés par leur cadet, le plus dangereux des titans : Cronos. C'est pour éviter sa fureur que son fils Zeus fut élevé en secret de ce père capable de dévorer ses propres enfants. C'est pour établir la paix et l'harmonie dans l'univers qu'il se mit en guerre contre lui et permit le règne des Olympiens... Comment Zeus et les autres dieux de l'Olympe sont-ils nés et ont-ils pris le contrôle du monde ? C'est ce que ce nouvel album de la collection " La Sagesse des mythes " raconte en revenant aux origines de la création selon la mythologie grecque.
Olympe. La guerre contre les Titans vient de s'achever. Mais l'euphorie de la victoire laisse vite place à l'ennui, et les dieux ont besoin de se trouver une nouvelle occupation. Aussi Zeus a l'idée d'une source de divertissement infinie, en constante évolution : la vie ! Il charge le Titan Prométhée de sa conception en créant l'harmonie sur ce nouveau monde à sa disposition. Mais très vite, Prométhée imagine une espèce qui dépasserait toutes les autres. Une espèce à qui il donnerait un pouvoir rivalisant avec celui des dieux. Quitte à s'attirer les foudres de Zeus...Symbole de l'apport de la connaissance aux hommes, Prométhée est l'un des mythes fondateurs de la civilisation européenne, et probablement celui dont on retrouve le plus de versions équivalentes chez les autres peuples. Il semblait inévitable qu'il inaugure cette collection des grands mythes grecs en bande dessinée.
Revue de presse Kaio est en proie à une peur sans précédent : Un Super Saiyen a dévasté la galaxie sud, et il demande à Goku d’enquêter sur cette affaire. De son côté, Vegeta se voit approché par deux survivants du peuple Saiyen qui lui demandent de devenir le fier souverain de la Nouvelle Planète Vegeta, dans le but de restaurer la suprématie de leur peuple. Mais Paragus et son fils Broly cachent de noirs secrets… Sorti en 1993 dans les cinémas japonais, le huitième film de Dragon Ball Z (et le onzième de toute la saga des boules de cristal) a pour particularité d’être l’un des métrages les plus appréciés des fans, si ce n’est leur préféré. Les raisons sont simples. Souvenez-vous du combat contre Freezer, le tyran craignant un Super Saiyen qui naîtrait une fois tous les mille ans. Goku devint ce guerrier, puis Vegeta, puis Trunks, puis Gohan… faisant du Super Saiyen un produit de masse. Ce film apporte une véritable justification à ce propos, car il existe bel et bien un Super Saiyen redoutable unique, et il porte le nom de Broly. Vous l’aurez compris, le principal attrait de cette nouvelle histoire est son scénario. L’histoire est prévisible, et il ne faut pas longtemps au lecteur pour deviner l’identité du guerrier légendaire, mais toute la fortification de la mythologie Saiyen nous permet d’être passionnés durant toute la lecture. Guerrier invincible au design complètement exagéré et réussi, Broly fait partie de l’un des adversaires les plus impressionnants de Goku et ses amis. Tout n’est cependant pas exempt de défaut. Si l’histoire de Broly et Paragus est passionnante et très bien expliquée par le biais de flash-back, on regrette certaines facilités… si faciles qu’elles en deviennent risibles. Par exemple, le motif de la haine de Broly envers Goku est criant d’absurdité et crée un certain décalage avec la dimension dangereuse du combat qui se profile. Si dans un titre il convient qu’un personnage vienne à en détester un autre à cause d’un quiproquo ou une trahison, le Super Saiyen légendaire se contente de détester notre héros pour… l’avoir empêché de dormir à cause de ses pleurs lorsqu’il était enfant. Néanmoins, ce détail digéré, l’histoire se savoure sans difficulté aucune. A grand adversaire, grand combat, et ce huitième volet nous propose un affrontement réunissant les plus grands guerriers du cycle des cyborgs. Même Kame-Sennin obtient son petit rôle dans ce volet et permet d’intégrer une touche d’humour là où le sujet se veut grave. Bien entendu, nos ne retrouvons jamais l’intensité de la version animée de cette histoire ainsi que sa bande originale furieuse et son thème épique qui concluait l’affrontement entre Goku et Broly. Néanmoins, on ressent sur ce tome l’effort des créateurs pour découper l’action le mieux possible, et nous retrouvons ainsi nombre d’illustrations phares du film avec une bonne qualité visuelle. Si tous les films de Dragon Ball Z ne se valent pas, de même pour les anime comics dont la réalisation diffère d’un ouvrage à un autre, ce volume est exemplaire de par l’histoire qu’il raconte et le soin qui est apporté au découpage de l’action. Le combat contre Broly est l’un des meilleurs des longs métrages de la saga, et nous le retrouvons avec un certain plaisir nostalgique ici, bien que ce soit dans l’animation dantesque et les musiques épiques de l’anime. Gageons aussi que ce film inaugurait une trilogie autour du personnage de Broly, mais il faudra attendre le dixième volet avant de retrouver le plus grand ennemi cinéma de Goku. (Critique de www.manga-news.com)
Le voyage d'Ulysse commence... Troie est désormais aux mains des grecs. La guerre aura duré 10 ans... Pour Ulysse, roi d'Ithaque, il est à présent temps de retourner dans son foyer, retrouver sa Pénélope. C'est le début d'un long et périlleux voyage. Un voyage où, à chacune de ses escales, sa force, son ingéniosité et son courage seront sans cesse mis à l'épreuve. Car ainsi en ont décidé les dieux. L'Odyssée d'Homère est le récit initiatique par excellence. Un conte à la fois effrayant et fabuleux qui confronte un héros à lui-même et au monde qui l'entoure. Ce "voyage d'Ulysse" qui va durer dix ans est une nouvelle fois l'occasion de retrouver quelques-uns des thèmes fondateurs de la mythologie et de la philosophie grecque, à commencer par la recherche du bonheur et de l'harmonie.
Alvès Christophe ; Corteggiani François ; Martin J
Prague, Tchécoslovaquie, Quartier de Staré Mesto. Sollicité par Harold Cunningham, Lefranc est chargé de se faire passer pour un pilote allemand afin de s'emparer d'une arme secrète à propulsions psychique élaborée par les nazis et de tenter de s'enfuir aux commandes de celle-ci. Cette aventure rocambolesque, qu'il fera en compagnie d'Axel Borg, le conduira en dirigeable jusqu'en Antarctique dans la base de la nouvelle Souabe où ils devront se démener pour mener à bien leur mission.
Résumé : A la veille des élections municipales, Thierry Mongin, journaliste parisien, se voit confier une enquête sur une petite cité provençale gérée par l'extrême-droite où la jeune Chloé Vanel, l'égérie du mouvement, se présente pour effectuer son grand retour en politique. Mais le jour de l'arrivée du reporter, un immigré clandestin est retrouvé pendu avec, autour du cou, un panneau portant l'inscription "On est chez nous"... le début d'une enquête qui plongera Mongin dans les méandres sulfureux d'une mairie d'extrême-droite qui se voulait "normale".
Nouvelle enquête pour le privé palmé ! Le père de la duchesse de Belgambourg, a ouvert le parc de son manoir à de jeunes gens à la recherche d'un terrain d'entraînement, sans se douter qu'il a accueilli un groupe de djihadistes.
Résumé : Achille, le chef de la police parisienne, se fait muter à Ploumanac'h Vermoh avec toute son équipe (San-A, Béru, Pinaud...). En effet, prévenu par les Américains qu'un cargo russe transportant un arsenal nucléaire croisait au large des côtes bretonnes, il organise une opération discrète pour le stopper. Mais il n'en informe par San-A, afin d'en retirer tous les honneurs en cas de réussite. Deux marins bretons sont missionnés pour faire le coup (1 : détruire le phare, 2 : détruire le gouvernail du cargo pour le forcer à s'échouer sur la côte). Mais la belle mécanique se grippe lorsqu'un des deux sbires est retrouvé mort dans le port de Ploumanac'h. San-Antonio mène l'enquête, entre ivrognes, veuve nympho et marins intrépides !