Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Alternatives Sud Volume 23-2016/4 : Etat des résistances dans le sud Afrique
Houtart François
SYLLEPSE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782849505403
L'Afrique est-elle en passe de réaliser son printemps ? Depuis quelques années, le continent est le théâtre d'une agitation sociale inédite. En cause, l'usure de régimes politiques en trompe-l'oeil-démocratiques dans leur forme, autoritaires et prédateurs dans leur fonctionnement - et l'inégalité extrême de la répartition des fruits d'une croissance tirée par les matières premières. La forte présence de la coopération internationale n'a pas pu empêcher, quand elle n'a pas objectivement servi, le dévoiement des institutions dont ont accouché les transitions "démocratiques" et les accords de paix "inclusifs". Souvent grossières, les manipulations d'une élite accrochée au pouvoir n'échappent pas à une jeunesse tout à la fois diplômée, connectée à l'international et sans emploi, lassée de l'arbitraire, habitée par le sentiment qu'elle n'a "plus rien à perdre". Variables dans leur forme et dans leur ampleur, ces mobilisations peuvent aussi bien déboucher sur un durcissement répressif que sur un changement substantiel des pratiques politiques ou sur une simple reconfiguration des réseaux contrôlant l'accès inégalitaire aux ressources. L'analyse des processus en cours invite à la prudence : si l'imaginaire démocratique progresse au sein des sociétés africaines, il coexiste avec des tendances lourdes déphasages entre mondes rural et urbain, instrumentalisation des identités ethniques ou religieuses, reproduction des logiques clientélistes au sein des oppositions et des sociétés civiles qui marqueront les futurs arrangements sociopolitiques.
Au début du XXe siècle près d'un catholique sur deux est Latino-Américain. Au tournant du XXe siècle, le sous-continent latino-américain est soumis à de multiples mutations: sociales, économiques, politiques et religieuses. L'Église catholique y identifie deux problèmes comme autant de menaces: le succès de la théologie de la libération et le développement croissant des Eglises pentecôtistes protestantes. Suite à l'élection de Jean-Paul II comme pape en 1978, l'Église met en ?uvre une politique latino-américaine suivant deux axes: mettre au pas "l'Eglise populaire" et répondre au développement des Eglises pentecôtistes protestantes par une "nouvelle évangélisation". Le Saint-Siège a ainsi entrepris, selon sa conception, de restaurer la discipline et la morale catholiques en agissant sur le clergé et les conférences épiscopales. De plus, il a permis le développement en son sein d'organisations catholiques d'inspiration conservatrice sur lesquelles il n'opère qu'un contrôle partiel. Biographie: Anne Haller est diplômée de l'Institut d'Études Politiques de Strasbourg. Ce texte a reçu le prix du meilleur mémoire 2006, de l'Institut d'Études Politiques de Strasbourg.
Philosophe et moraliste, John Rawls est préoccupé par les problèmes de son temps. Il fait de la question du juste le centre de sa réflexion. Comment réduire, en effet, les inégalités inacceptables qui caractérisent la société moderne? En d'autres termes, comment créer plus d'équité et de bien-être pour tous? Une question éthique fondamentale qui s'enracine dans notre réalité quotidienne et se développe au travers d'un débat très fructueux avec d'autres formes de pensée comme, par exemple, l'utilitarisme, le communautarisme, le libertarisme, etc. Face à la chute du mur de Berlin, au triomphe du néo-libéralisme et à la naissance de l'altermondialisme, la pensée de John Rawls revêt une importance pratique. Désireux d'allier liberté et équité, il donne une base théorique et morale au libéralisme social ou au socialisme libéral. Il a joué un rôle non négligeable dans l'élaboration d'une théorie politique, critique du socialisme dit réel, conciliante face aux lois du marché et visant à rétablir un Etat régulateur. En un mot, à promouvoir "un libéralisme à visage humain". L'?uvre de John Rawls est immense, souvent difficile à cerner. Il manquait un ouvrage de synthèse, clair et facile d'accès. Cet essai vient combler ce vide.
Le 15 octobre 1991, le Président Jean-Bertrand Aristide, renversé le 30 septembre 1991 par un coup d'Etal militaire, a regagné ses fonctions présidentielles en Haïti après trois ans d'exil, dans le cadre de l'opération " Restaurer la démocratie lancée par le Gouvernement américain et soutenue par la Communauté internationale. Le Gouvernement haïtien décide d'appliquer un " Programme de Reconstruction Sociale et Economique ", dont le volet économique se résume à un programme d'ajustement structurel (PAS). notamment un programme de privatisation portant le label " la démocratisation du droit de propriété ". Les perturbations sociopolitiques enregistrées lors de la mise en œuvre dudit programme montrent que les PAS peuvent avoir de graves effets politiques pervers, nuisibles finalement à la stabilité politique. Qu'est-ce qui explique les difficultés d'application du PAS en Haïti pendant cette période ? Ces difficultés sont-elles liées à la nature du régime ? Quelles sont ses implications politiques ? Ce programme ne fragilise-t-il pas davantage cette période de transition démocratique ? Est-il compatible avec la démocratie ? Quel est le rôle des acteurs locaux et extérieurs ?
Houtart François ; Löwy Michael ; Godelier Maurice
Cet ouvrage se veut à la fois une réflexion générale sur les sociétés précapitalistes, base d'une sociologie de la religion dans une perspective inspirée de la théorie sociale marxiste ; et d'autre part, une série d'études empiriques concernant l'Asie. Sont ainsi abordés la genèse des grandes religions asiatiques, la religion dans les sociétés de castes au sud de l'Inde, le bouddhisme théravada dans le Sud-est asiatique, le judaïsme au temps de Jésus. Analyse marxienne des faits religieux, cette étude montre comment la religion peut, dans certaines sociétés, expliquer les codes sociaux, et constituer de fait le code destiné à les justifier et les reproduire.
L'année 2015 marquera l'histoire de la Grèce, de l'Europe et de la gauche. Ce livre constitue un guide pour les lecteurs et les lectrices qui ne se contentent pas de la narration dominante présentée par les grands médias et les créanciers, qui ne se satisfont pas non plus de la version donnée par Yanis Varoufakis, l'ex-ministre des finances du premier gouvernement Syriza, dans son livre Conversations entre adultes et adapté au cinéma par Costa-Gavras. Il est essentiel de prendre le temps d'analyser la politique mise en oeuvre par Yanis Varoufakis et le gouvernement d'Alexis Tsipras car, pour la première fois au 21e siècle, un parti de gauche radicale a été élu en Europe pour former un gouvernement. Comprendre les échecs et tirer les leçons de la manière dont ce gouvernement a affronté les problèmes qu'il a rencontrés sont de la plus haute importance si on veut éviter un nouveau fiasco. Eric Toussaint, qui a coordonné les travaux de la Commission d'audit de la dette mise en place par la présidente du Parlement grec en 2015, a vécu de près les évènements qui ont secoué l'Europe cette année-là, il en maîtrise les tenants et les aboutissants. Comme l'écrit l'historien britannique Adam Tooze, auteur de Crashed : " Que l'on sympathise ou non avec l'orientation qui y est défendue, le livre de Toussaint permet à tout un chacun d'approfondir la compréhension de la scène politique grecque dans laquelle Varoufakis et Tsipras ont opéré. " Un objectif majeur du livre est de montrer qu'à chaque étape cruciale du chemin de croix qui va de février à juillet 2015, il y avait la possibilité d'opter pour une alternative. Les mesures qu'il aurait fallu mettre en pratique et les initiatives qu'il était possible de prendre sont bien identifiées et clairement argumentées. Elles dépassent le cadre national et alimentent la réflexion stratégique sur les batailles politiques pour l'émancipation sociale. L'auteur démontre de manière convaincante qu'une victoire était possible et que ce qui s'est passé n'était pas inéluctable.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Résumé : Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
Du mur que le président Donald Trump entend ériger à la frontière avec le Mexique au mur de séparation édifié par Israël dans le cadre de son projet colonial en passant par Frontex et les multiples murs de l'Europe forteresse, tout indique que nous assistons à ce que l'auteur appelle le "nouveau cloisonnement du monde". Ces "murs" érigés le long des frontières internationales représentent aujourd'hui plus de 10% du linéaire mondial de frontières. Ces murs sont la partie émergée de systèmes de surveillance et de contrôle plus vastes. On trouve aujourd'hui ces dispositifs sur tous les continents. S'ils sont généralement justifiés par la lutte contre les trafics et le terrorisme, la plupart sont en fait des barrières anti-migrants et ont pour objectif de limiter ou contraindre la mobilité des êtres humains. Les frontières contemporaines tendent ainsi à devenir de nouveaux "rideaux de fer" : des "frontières de fer". Comment, à la vision "ouverte" et positive des frontières, qui culmina avec la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, a succédé une ère de soupçon, de peur et de violences symbolisée par la multiplication de ces "murs" ? Au bout du compte, c'est la question du rôle et de l'impact de ces installations qui sera au coeur de cet ouvrage. Des expérimentations de l'époque coloniale à la création néolibérale d'un vaste marché de la sécurité, l'auteur souligne l'augmentation des décès liée au contournement de ces dispositifs, le coût en vies humaines de ce monde muré. Les nombreuses cartes qui enrichissent cet ouvrage en font un véritable guide pour comprendre cette nouvelle segmentation de la planète.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux Etats-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une "arythmie" , c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une "arythmie" systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.