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De l'irreprésentable en littérature
Houpert Jean-Marc ; Petitier Paule
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782747523035
Comment dire l'irreprésentable sans cesser de le penser comme irreprésentable ? Ce volume réunit une série de réflexions sur la question de l'irreprésentable dans la littérature et dans l'art. Aujourd'hui que la science a rompu non seulement avec le visible mais peut-être aussi, comme le suggère Hannah Arendt, avec le pensable, l'interrogation sur 1'irreprésentable semble n'avoir jamais été aussi pressante : jusqu'à quel point la pensée peut-elle faire l'économie de la représentation ? Mais l'art, et la littérature en particulier, n'ont-ils pas depuis toujours inventé des ruses pour figurer ce qu'ils ne pouvaient formuler ? C'est ainsi que les études proposées ici s'attachent à interroger, selon des perspectives critiques fort différentes, le fait que, d'Euripide à Kurosawa, du théâtre médiéval aux récits de Blanchot, la représentation se construise toujours par rapport à de l'irreprésentable, explicite, celui que délimitent les codes et les idéologies propres à une époque, ou implicite, celui qui travaille l'œuvre de l'intérieur, détermine les questions qu'elle pose ou bien constitue son horizon.
Témoignage de la profonde piété qui, à travers les siècles a animé les populations du Sundgau, de nombreuses croix ont été érigées un peu partout dans cette région du Sud de l'Alsace, le Sundgau. Si nous en trouvons dressées aux carrefours des routes, au bord des chemins et dans les rues des villages, il n'est pas rare d'en découvrir également en plein milieu des champs et au plus profond des bois.
Alphabets au pluriel : l'Alphabet de Valéry et, par extension, un alphabet de l'oeuvre valéryenne dans son infini chatoiement. Cet essai s'appuie sur l'ensemble des textes regroupés sous le nom d'Alphabet, formant un chantier ininterrompu (de 1924 à 1945) qui tente de donner corps aux modulations de l'être le long d'une durée de vingt-quatre heures. Par l'inscription de la recherche obstinée d'une "résonance harmonique" entre la chair et l'esprit, par l'étude phénoménologique d'états naissants créés à chaque instant et par la prise en charge de réflexions d'ordre poétique, philosophique, psychologique, éthique et politique, il constitue un vaste lieu en perpétuel mouvement, où convergent tous les courants de la pensée et de la vie d'un homme "jamais en paix". Pour en percevoir toutes les virtualités, le corpus a été étendu aux Cahiers, à la totalité des oeuvres publiées, à de multiples extraits de correspondances - et à de très nombreux manuscrits inédits. Les vingt-quatre lettres ont été prises comme initiales d'un motif valéryen fondamental. Leur analyse, qui informe ce second alphabet étroitement et continûment mêlé à celui de Valéry, englobe, dans une alternance de plans larges et de vues rapprochées, l'ensemble de son oeuvre. L'unité de ce double alphabet, stricto et lato sensu, naît de l'écoute patiente et continue d'une voix qui, sans trêve, "éveille des extrêmes, insiste, remue, noue".
Il faut refermer la parenthèse des énergies sales, fossiles-fissiles, le plus rapidement possible, avant qu'il ne soit trop tard... Ce livre alerte sur la situation énergétique du début des années 2020 à l'échelle mondiale, nationale et locale. Il se veut être un guide de solutions pour améliorer notre cadre de vie très largement dominé par les questions énergétiques et environnementales. Les écomatériaux, sains pour les Humains et pour notre maison commune la Terre, sont ici décryptés sous l'angle de leur énergie grise, de leur raréfaction et de leur capacité à stocker le carbone atmosphérique pour le bien de tous. Les bâtiments et territoires à énergie positive qui n'ont plus recours aux énergies sales sont une des clés d'un avenir responsable et apaisé. Il est maintenant certain que l'indépendance énergétique de la France passe par les énergies renouvelables et les lieux de vie à énergie positive. Ce livre en fait la démonstration.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.