Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LA FEMINISATION DES NOMS DE METIERS. En français et dans d'autres langues
Houdebine-Gravaud Anne-Marie
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782738470423
Si on parlait plus souvent d'une ministre de la justice, d'une garde des sceaux, n'y aurait-il pas davantage de vocations politiques chez les femmes ? Les nommer au féminin dans leurs fonctions est une façon de les faire apparaître dans la vie sociale, comme les citoyennes qu'elles sont aussi, au lieu de les masquer sous le masculin. La circulaire de féminisation des noms de métiers, titres et fonctions, proposée le 11-3-1986, répond à cette exigence. Cet ouvrage présente les travaux de la commission qui l'a produite et l'état des lieux de la féminisation en français, dix ans après, dans les usages oraux et les discours écrits. Il traite donc d'une question d'actualité. Le président de la République et le Premier Ministre, en décembre 97, ont déclaré soutenir l'action des ministres femmes désirant être désignées au féminin. L'Académie s'en est émue. Pourtant les enquêtes et études présentées témoignent de l'extension des formes féminisées dans les usages. L'ouvrage propose également un détour par d'autres langues plus ou moins proches ou différentes du français (québécois, créole martiniquais, russe, arabe, coréen et hongrois). Ces dernières, langues sans genre, permettent de mettre en évidence le rôle particulier du féminin et du masculin en français, et la facilité de l'utilisation du féminin pour la nomination des femmes.
On dit souvent d'une langue qu'elle est belle, qu'elle est claire, d'une autre qu'elle est dure, que cette façon de dire est incorrecte ou vulgaire... D'où viennent de telles appréciations ? D'un Imaginaire sur les langues, dû à la possibilité de tout phénomène linguistique d'être regardé, évalué, jugé. Cette " mise à distance " est perceptible dans toutes les langues. Elle permet d'en faire la grammaire mais aussi de hiérarchiser les usages, d'en légitimer ou dévaloriser d'autres et par tant leurs sujets parlants auxquels s'imposent ces évaluations la plupart du temps prescriptives. Ces différents aspects sont au centre de la réflexion sur l'Imaginaire linguistique. Cette notion a été avancée par Anne-Marie Houdebine dès 1975. Elle travaille les différents aspects du sens de norme (normal ou normatif-prescriptif) en analysant les paroles des sujets pour en dégager leurs productions langagières, et leurs évaluations, autrement dit leurs attitudes (représentations sociales et subjectives) en face de leur parler et ceux d'autrui en même temps que leurs usages linguistiques constituant la langue. Ainsi peuvent être décrites les diverses causalités, internes (linguistiques) et externes (socio-psychologiques, situationnelles ou communicationnelles) qui interviennent dans la dynamique d'une langue ou de langues en contact. Ce volume fait le point sur les travaux actuels inspirés de l'Imaginaire linguistique, dans différents domaines : tout d'abord linguistique (grammaire, lexique...) puis étendu à la sémiologie (communication gestuelle, ou publicitaire), la didactique du français, la littérature contemporaine, etc.
Zemio narre le combat d'un jeune homme pour sa survie, oscillant entre désespoir et pulsions. Zemio se trouve pris dans une spirale infernale, accusé à tort du meurtre de son amante qui l'ensorcelle. Alors qu'il est détenu par le Lieutenant, soutenu par ses proches, il doit faire un choix... Cette pièce de théâtre représente la tragédie de Zemio, mais aussi celle de tous ceux qui luttent pour leur volonté de vivre.
Peut-on guérir le cancer avec des OGM? Les OGM sont-ils des médicaments d'un nouveau type? Seraient-ils plus efficaces qu'une chimiothérapie ou qu"une radiothérapie? Mais ne présentent-ils aucun risque? Où en est la recherche? Des traitements sont-ils déjà en cours? Quels espoirs en attendre?"
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.