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Le défi toxique. Conduites à risque & figures de l'exil
Houdayer Hélène
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782738494788
Si la drogue constitue une substance toxique pour l'organisme et une infraction à la législation des stupéfiants, il faut aussi lui accorder une place importante au sein de l'expérience collective. Le toxique est un agitateur social qui trouve ses référents dans de multiples domaines pour former la complexité de l'objet, irréductible à un seul champ d'application. Les psychotropes renvoient à la métaphore de l'errant et à l'image des risques. La notion de risque reste un élément fort pour le toxicomane qui navigue d'un extrême à l'autre, annonçant le caractère prégnant du danger comme un premier aspect visible et tangible de la consommation de drogue. Une seconde figure, plus intuitive et moins lucide, fonctionnant davantage sur le sensible et le spirituel, est celle de l'errance. D'autres images du toxicomane pénètrent nos mémoires dont celles de l'étranger, de l'aventurier, ou encore du rebelle. A côté de la raison, il existe un autre ordre qui nous permet de penser le désordre de certaines conduites en introduisant une dynamique entre le visible et l'invisible. L'auteur articule ses thèmes de recherche autour de la mouvance de l'imaginaire : images, symboles, croyances, et mythes présents dans la société, nous invitent à un travail sur l'imagination, révélateur des fondements structurels de la vie sociale.
Des poèmes semblables à des chansons, des impressions de voyage. Une poésie pour dire l'amour naissant, le manque, l'amertume ou la douleur des ruptures. Autant de voyages mélancoliques qui jalonnent les traverses, les étapes d'un quotidien où les femmes et les hommes se croisent, se frôlent, s'aiment ou se déçoivent mutuellement". Tu lèves les yeux au ciel Je marche dans les nuages Ensuite nous nous installons devant nos débuts dans la vie" Supposons que toutes les femmes et tous les hommes habitent en face d'une gare. Qu'elles et ils se lèvent toujours avant la sonnerie du réveil pour être sûrs de ne pas rater leur train. Que, sur ce quai de gare, toutes et tous s'efforcent d'illustrer un dernier rêve avec des cartes postales. C'est souvent que nous retournons, dans une humeur de préliminaires, sur les lieux de nos souvenirs. Et puis un geste, une parole plus tard, tout est démenti aussi sec. On assiste impuissant et vide à la mort tragique d'un personnage, dans un grand bruit d'os cassé. Parce que la vie n'est pas la vie si on se borne à l'appréhender comme une ligne droite. Voilà ce qu'auraient à nous dire les êtres qui peuplent ce recueil de leur présence fantôme. Leurs existences ? Le plus souvent, au pire, une tique. Au mieux, rien qu'un cirque de puces. Une somme d'allers et de retours, de chutes sur la tempe à travers le temps. Et tous ces voyages en zigzag rendraient le quotidien plus mystérieux. Plus trivial et tragique. Moins désespéré, parfois, aussi. Et dire que tous ceux-là ne parcourent jamais que les décors tournants de leurs espaces domestiques. Pourquoi, alors, les souvenirs, ce genre de souvenirs, heureux ou beaucoup moins, cravachent-ils encore dans leurs têtes comme les cavaliers maudits des anciennes légendes ?
Comme un état des lieux, où l'on parle aussi bien de gangsters que de Jules Mougin, de cinéma que de Raymond Carver, d'Electre que de voyages vers Bruxelles, de sexe que de westerns, et bien sûr de poésies et de poètes.
Dosto, vingt ans, est incarcéré à Shitland. Dans sa cellule, Abdel-Sammy, un sage, et Richard Sebasteni, " le nouveau Dreyfus ". Dosto philosophe, lit, tout ce qu'il peut trouver, abhorre la télévision, s'essaye au bouddhisme zen. Il aime Fanny Charpentois, qui le lui rend très bien. M. Charpentois, le père, est quant à lui une institution : politicien véreux et fascisant de Lyon, impliqué dans divers trafics, il viole sa fille tous les soirs depuis son entrée en sixième. Rapide, déjanté, nerveux, un texte dérangeant et atypique dans la lignée du meilleur néo-polar à la Fajardie.
Comment se construire quand la seule chose à laquelle on vous a préparé enfant est la fin du monde ? Comment apprendre à aimer quand votre propre mère a mis deux mille ans de prophéties apocalyptiques et d'angoisse entre vous et l'affection qu'elle était censée vous porter ? Pourquoi devenir père quand le vôtre ne vous a jamais rien appris que l'absence ? Ces questions, Christophe Cordier, dit EphèZ, dessinateur de BD doué pour l'amertume, ne les aborde pas : il les prend dans la gueule en l'espace de quelques jours et n'aura de choix que d'y trouver des réponses, et tout de suite. Servi par une langue qui va à l'os, ce roman s'appuie sur un principe de base : le confort n'est pas la mission de l'écrivain. Et l'humour peut servir à creuser certaines plaies. "Chez les Témoins de Yahweh, on ne disait ni église ni paroisse mais temple ou salle de congrégation ou plus simplement salle. On ne disait pas messe ni office, mais réunion. On ne disait pas fidèles mais étudiants de la Bible. On ne disait pas exclusion, on parlait d'écarter une brebis du troupeau. On ne disait pas emmerdes mais tribulations".
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.