Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La boîte à images. Grrr ! Argh ! Areuh ! Miam !
Houdart Emmanuelle
THIERRY MAGNIER
13,90 €
Épuisé
EAN :9782364744936
Présentation de l'éditeur Ce coffret aux allures de cube à jouer contient 4 imagiers tout-cartons : Areuh ! évoque le quotidien du bébé (le pot, la purée, les bulles de savon, les jouets...). Argh ! fait le tour des peurs ordinaires, qu'elles soient fantasmées (sorcières, fantômes, dragons...) ou tirées de la réalité (blessures, orages ou objets cassés). Grrr ! présente toutes sortes d'animaux, parfois fantastiques, le plus souvent bien réalistes. Miam ! offre plein de bonnes choses à boire et à manger, de l'apéritif au dessert, sans oublier le goûter ! De tout petits imagiers pour les toutes petites mains ! du Emmanuelle Houdart à la portée des plus petits. Emmanuelle Houdart (1967) vit et travaille à Paris. Auteure et illustratrice, elle développe un univers graphique animant l'inanimé, hybridant l'animal et l'humain, le merveilleux et le monstrueux, composant des représentations narratives où les personnages sont pourvus d'attributs symboliques qui traduisent leur identité comme leur état émotionnel. Depuis 1996, Emmanuelle Houdart a publié une vingtaine de livres, principalement des albums pour enfants Elle a aussi produit des illustrations pour la presse adulte et jeunesse, et animé de nombreux ateliers au sein établissements scolaires. Son travail circule par ailleurs sous forme d'expositions itinérantes. Du même auteur, aux Éditions Thierry Magnier : L'Argent, avec Marie Desplechin, 2013 Une amie pour la vie, avec Laetitia Bourget. 2012 Saltimbanques, avec Marie Desplechin, 2011 La garde robe, 2010 Monstres malades, 2010 Tout va bien Merlin ! 2009
Un jeune garçon nous raconte crânement comment, suite à une terrible guerre dans sa galaxie, il a atterri en catastrophe sur une étrange planète peuplée de monstres : les terriens. Adopté par un couple de ces créatures, il réussit rapidement à s'intégrer et nous rapporte ses réussites, ainsi que ses observations sur les comportements, pour le moins étranges, de ces terriens. Le ton de l'enfant, plein d'assurance, est joyeux. Dans ce somptueux album, Emmanuelle Houdart se penche sur le pouvoir merveilleux de l'imagination des enfants. Avec une infinie justesse, elle donne une voix pleine de malice à ce garçon, super-héros le temps d'un rêve, d'un jeu, ou peut-être de toute la vie... ? Avec Emmanuelle Houdart, la lecture donne des supers pouvoirs !
Lilou la fée voyage d'étoile en étoile. A chaque fois, des petits personnages farceurs et de drôles d'objets se cachent dans l'illustration ! A toi d'aider Lilou à les retrouver, sans oublier son fidèle compagnon le grimoire-à-pattes, qui se perd de page en page.
De "Abdomen", lieu où naît la colère à "Zygomatiques", muscles du rire à actionner pour en sortir, voici un abécédaire qui explore tous les mots de la colère. Un livre pour ceux et celles, petits ou grands, qui ont connu la colère au moins une fois dans leur vie...
Extrait La lettre Campé au bord du pré, les oreilles dressées, Gringo guettait le facteur depuis longtemps déjà. Dans le lointain un moteur ronronna enfin. Le petit cheval dansa de joie sur la pointe des sabots, puis se figea, le regard rivé au coin du bois. Ses flancs noir et blanc frémissaient d'excitation. La camionnette de la poste apparut. Gringo s'élança au triple galop pour longer ventre à terre la clôture parallèle à la route. Amédée Maillet eut un sourire en coin. Il savait ce qui allait se passer. Le vieil homme décida de profiter du spectacle et s'appuya sur sa fourche. Jo, le setter roux, était déjà sur le qui-vive. Lui aussi avait entendu la camionnette de la poste. Lui aussi savait à quoi s'attendre. Il jappa, un petit Woôf, mi-figue, mi raisin. Gringo attendit de frôler les premiers arbres du bois pour freiner des quatre fers. Dans un panache d'herbes arrachées, il fit volte-face à la seconde même où la camionnette attaquait la dernière ligne droite. Le petit cheval repartit à fond de train derrière le véhicule. La course dura jusqu'à la barrière de l'écurie. Avec la complicité du facteur, Gringo arracha la victoire par une courte encolure d'avance. Le préposé descendit de son véhicule sous des hennissements de triomphe. Il toucha sa casquette, saluant d'un même geste le drôle de cheval bariolé, le maître des lieux et son chien. - J'ai toujours peur qu'il loupe son virage et qu'il atterrisse sur mon capot, plaisanta le facteur. - Oh, pas de risque. Ce cheval a un pied de mule. - À courir comme ça, peut-être qu'il prend ma camionnette pour une vache ? Le regard du vieil homme noircit sous la casquette. Un Paint Horse capable de trier du bétail les yeux fermés pourrait confondre un facteur avec une andouille, pensa-t-il, mais pas une voiture avec une vache. Il se contenta de grommeler : - Alors, facteur, qu'est-ce qui nous vaut le plaisir ? - Votre journal comme d'habitude, monsieur Maillet, et puis... ça. Il lui tendit une enveloppe blanche, bardée d'un imprimé exigeant une remise en mains propres. Dans un angle de l'enveloppe s'étalait un logo multicolore et prétentieux. - Une petite signature ici, s'il vous plaît, ajouta le facteur en lui tendant un stylo.
Le soldat Botillon part à la guerre de 14 et se retrouve au front sans rien comprendre de ce qui lui arrive, soldat de base sous le feu de l'ennemi. Récit croisé avec une réunion de famille à notre époque et qui fête les 100 ans de l'arrière grand-mère, la fille du soldat Botillon qui n'a jamais connu son père disparu lors des combats. Le ton du livre est joyeux et iconoclaste pour la partie contemporaine, rageuse et antimilitariste pour la partie historique.
2012.Nous habitions la ferme depuis deux ans quand c'est arrivé. Je n'oublierai jamais cette journée, même si je dois vivre mille ans. La ferme n'en était plus une depuis longtemps. Quand mes parents ont acheté les bâtiments, pour une bouchée de pain, seuls les murs tenaient debout. Et encore. Mais il y avait beaucoup de terrain autour et papa disait qu'on pouvait faire quelque chose de sensationnel de la propriété.- Il va falloir se retrousser sérieusement les manches et ne pas se montrer fainéants! s'était-il exclamé, en shootant nerveusement dans une des nombreuses touffes d'orties qui envahissaient la cour.Il s'était tourné vers moi, les sourcils en accent circonflexe, son regard évaluant à la fois la minceur excessive de mon corps de fille de quatorze ans et mes aptitudes à un travail de maçon. Mon père estimait que je m'intéressais trop aux mannequins des magazines de mode.- Tes jolies mains vont déguster, Bertille. Je crois que nous devrions commencer par nous munir d'une collection de gants blindés.«Gants blindés» était son genre d'humour!- Les miennes ne risquent rien? avait riposté Mélinda, ma mère, en levant les yeux vers les fenêtres de l'étage où ne subsistait plus une seule vitre. Je me demande si on a bien fait d'acheter cette ruine. Arthur, mon chéri...- Les mains d'une instit sont sacrées et nous les utiliserons le moins possible, avait coupé papa, se gardant de commenter le bien-fondé de leur acquisition.C'était trop tard.La propriété se composait de deux bâtiments posés au centre d'un vaste terrain lui-même entouré de prés. La ferme proprement dite servait d'habitation et, en face, de l'autre côté de la cour, se dressait une grange, une construction presque aussi massive que l'autre, mais en plus mauvais état. L'ensemble se trouvait dans un hameau nommé le Val Brûlé, soit cinq maisons éloignées les unes des autres, environnées de champs et de forêts. Nous habitions à six kilomètres de Sponge, la ville la plus proche. J'écris «ville» pour ne vexer personne, car Sponge comptait à peine quatre mille habitants.- Une région franchement comique! m'étais-je indignée, en débarquant la première fois au Val Brûlé.Trois corbeaux, pas le moins du monde effrayés, déchiquetaient sous nos yeux, au milieu de la route, la dépouille écrasée d'une bestiole quelconque.