L'enseignement est obligatoire depuis belle lurette. Pour autant, il n'a jamais vraiment été égalitaire. Ce livre ne répond pas à la question de savoir "à qui la faute ?". Il prétend, par contre, apporter cinquante pistes de réponses concrètes à la question de savoir comment rencontrer au mieux la célèbre observation de Philippe Meirieu : "On enseigne toujours quelque chose à quelqu'un et ce quelqu'un est là ". Rencontrer l'apprenant, qu'il soit entant, adolescent ou adulte, suppose, davantage qu'une écoute, un état d'esprit et une série de précautions préalables. Additionner les talents exige, si l'on veut dépasser les slogans généreux et sans lendemain, une autoévaluation permanente structurée et non stigmatisante des enseignants et de leurs interlocuteurs. Au-delà des beaux principes, comment taire ? Pratiquer la pédagogie de la rencontre en éducation" est le fruit de deux parcours, de centaines d'heures de cours et de deux années d'écriture. Les parcours sont ceux de supposés cancres pourtant devenus multidiplômés universitaires et professeurs dans l'enseignement supérieur. De leur addition naît une déclinaison de chapitres énonçant vies situations en classe, leur analyse sous un angle volontariste, des pistes et outils applicables et praticables par tous, puis un résumé offrant au lecteur d'élaborer au fil des pages sa version personnalisée de la pédagogie de la rencontre mise au service d'une véritable démocratisation de l'école avec des possibilités réelles de réussite offertes à chacun, peu importe ses origines, ses difficultés et son parcours.
La tétine est utilisée par de nombreux parents, relayée parfois par les professionnels. Son usage correspond à certains besoins de développement du bébé. Des conduites addictives apparaissent, des usages plus centrés sur le désir de tranquillité des adultes peuvent gêner le développement harmonieux du bébé. Cet ouvrage s'appuyant sur une importante recherche et une pratique quotidienne avec les enfants, clarifie l'usage de cet instrument. Parents et professionnels trouveront des éléments pour se positionner dans leur relation au bébé.
Adultes comme enfants racontent des histoires. Et ils s'en racontent à eux-mêmes. Il s'en faut que toutes aient le même attrait, la même cohérence, la même utilité. Cet ouvrage sous forme de guide maniable, de lecture aisée, émaillé d'histoires, d'anecdotes et d'images, poursuit plusieurs buts : stimuler le goût de rêver et d'inventer, développer notre écoute attentive de nos semblables, offrir quelques clés pour les comprendre (ils sont semblables mais différents de nous), choisir ou inventer des histoires utiles (trouver un cadre et des personnages, structurer le récit, lui assurer une portée pédagogique), raconter des contes ou métaphores de façon vivante, proposer des méthodes d'entraînement pour y parvenir. L'ambition de l'auteur-conteur est de captiver le lecteur, de lui donner l'envie d'imaginer, choisir, aménager ou construire des histoires, de lui fournir des points de repère précis dans un langage accessible. L'intérêt d'une telle démarche pour l'éducation, la formation, la thérapie n'est plus à démontrer.
Biographie de l'auteur Michel Hermier, formateur et écoutant au sein de différents lieux découte, contribue à la formation découtants notamment bénévoles au sein dassociations.
Puis-je vous parler ?..." "Vous avez un peu de temps ?" ... Parler, se dire, est vital pour chacun. On ne se trouve vraiment qu'en parlant à un autre. Parler suppose donc d'être accueilli par quelqu'un qui se rend compte de ce qu'écouter veut dire. Ecouter, c'est se taire, ne pas juger, c'est accepter l'autre tel qu'il est, comme il est, différent de soi, sans pourtant se renier soi-même. C'est permettre à l'autre d'aller aussi loin qu'il veut, qu'il peut, dans l'expression de ce qu'il vit. Intervenir ? Oui, mais comment ? L'écoute ne s'improvise pas. Elle exige d'être réfléchie, travaillée, sans quoi l'autre très vite de parler retombe dans le silence. L'écoute est sans prix pour celui qui la pratique comme pour celui qui en bénéficie. Elle ouvre sur une richesse autre, sur le plaisir de l'échange, de la rencontre.
Résumé : Encore un ouvrage sur l'évaluation ! Oui, mais un livre résolument tourné vers la pratique et qui prend en compte les élèves non pas pour les distinguer, les classer... les récompenser ou les punir, mais pour leur permettre de mieux apprendre et de se construire en tant que personne ; un livre qui montre que l'évaluation n'est pas la notation mais un travail de tous les instants et un élément essentiel de formation. L'enseignant n'est plus un juge mais un formateur, un éducateur qui ne se sent plus coincé entre les élèves, les parents, l'administration et les programmes, mais qui est en empathie avec ceux qui apprennent. Gérard De Vecchi s'appuie abondamment sur des exemples, et propose de nombreux outils et des démarches pratiques qui permettent de répondre aux demandes officielles tout en conservant comme priorité absolue... l'élève !
Comment un enfant, dont la curiosité semble insatiable, peut-il devenir un adolescent recherchant dans la violence envers autrui la satisfaction qu'il ne trouve plus à travers les apprentissages ou la rencontre avec les autres ? Pour répondre à cette question et aider réellement les jeunes, Daniel Favre, à partir de ses recherches, montre comment s'enracinent les peurs, comment se fabrique le besoin d'être le plus fort, et d'obtenir un plaisir immédiat. Les enseignants, tant au primaire qu'au secondaire, peuvent efficacement aider les jeunes à transformer leur violence en un désir d'apprendre renouvelé. L'auteur propose en ce sens six outils théoriques et pratiques pour : permettre à l'élève de mieux gérer les nécessaires déstabilisations cognitive et affective ; décontaminer l'erreur de la faute dans les apprentissages ; construire un mode d'autorité distinct de la domination/ soumission ; choisir l'affirmation de soi non-violente, l'écoute, l'empathie et renoncer à la manipulation ; associer la transmission des savoirs et la socialisation des élèves ; dépasser les conflits de valeurs de notre société et favoriser l'émergence de l'humain. Ce livre tente ainsi de répondre à la question suivante : comment former aujourd'hui les enseignants pour que chacun puisse incarner l'adulte "plausible" qu'attendent les jeunes pour apprendre et grandir ?
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Qu'on la nomme transcendance, dépassement, élan vers l'invisible, Dieu ou fusion avec le cosmos, la dynamique spirituelle de recherche d'un sens à sa vie oriente aussi bien vers les réalisations les plus admirables que vers les pires déchaînements passionnels. Elle est source des plus grandes fiertés et des plus grands échecs. Ne pas l'accompagner et ne pas guider l'enfant dans un tel mouvement de création est la pire erreur éducative que l'on puisse commettre. Il faut pour cela s'entendre sur ce qu'impliquent les termes d'accompagnement, de désirs, de transmission, de liberté, de droits et devoirs, de respect de soi-même et d'autrui. En procédant avec prudence et simplicité à ces éclaircissements souvent négligés en cette matière hautement polémique, l'auteur dessine les contours possibles d'un accompagnement ou d'une éducation laïque du développement spirituel de l'enfant.