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Critique N° 764-765 ; janvier-février : Bodybuilding, l'évolution des corps
Hoquet Thierry
MINUIT
13,50 €
Épuisé
EAN :9782707321503
« Bodybuilding »: ce titre surprendra, en tête d?un numéro de Critique. Il faut l?entendre avec unepointe d?humour. Mais il recouvre une très sérieuse et très actuelle réflexion sur la construction descorps. Réflexion sur les pratiques, du sport à la chirurgie. Réflexion sur le « souci de soi » au sensfoucaldien, authentique ou abâtardi, dont ces pratiques témoignent. Mais aussi et plus généralement, réflexion sur la nature des corps qui sont les nôtres, au croisement de la biologie et de la société.Nos corps sont construits, tout le monde en convient. Mais jusqu'où s?étend la construction descorps? Et qu?est-ce qu?un corps « naturel »? La philosophe américaine Judith Butler a été l?une des premières à proposer une critique radicale du discours biologique: selon elle, nous ne pouvons faire de distinction entre sexe et genre, entre le biologique et le social; ce que la biologie traite comme le corps « naturel » serait en réalité, de toutes parts, informé de représentations sociales. Nous reprenons ici l?enquête et le débat, avec elle et avec treize autres spécialistes, dans différentsdomaines, de ce bodybuilding que l?on traduirait volontiers: « prise de forme ».
Résumé : Mishima le romancier, Mishima le bodybuilder. Etonnante synthèse, en un seul individu, des mots et des muscles ! Le Mishima ultranationaliste, critiquant l'Occident au profit d'un Japon ancestral mythique, cache un homosexuel décomplexé, fréquentant les bars gays et assumant ses fantasmes. Comment comprendre son suicide, le fameux seppuku en 1970 : aveu d'échec d'un homme de quarante-cinq ans, ou manière de finir en beauté, avant que la vieillesse ne rende le corps à sa complète décrépitude ? Thierry Hoquet analyse la puissance des contradictions au coeur de la vie et de l'oeuvre de Mishima. Beauté et décadence, ivresse et angoisse, jouissance et mort, tradition et modernité, tel est ce "mystère Mishima" qu'il nous invite à explorer. Au-delà de la figure du romancier japonais, ce livre est aussi un essai de philosophie incarnée, sur les différentes formes que prend la virilité, tantôt conquérante, tantôt inquiète.
Quel rôle la biologie joue-t-elle dans l'affaire sexuelle ? Le concept d'" instinct " s'impose d'abord comme la notion clé pour aborder les comportements animaux : instinct sexuel, qui mène les individus à la pariade, mais aussi instinct parental qui assure la survie de la progéniture. Dans ces instincts, plusieurs penseurs ont voulu voir les racines de l'instinct social : dans la cellule familiale, c'est tout l'Etat qui serait en germe. Au-delà de la question générale des " instincts " , la biologie s'efforce de naturaliser les comportements sexuels de différentes manières : ils seraient indexés au fonctionnement des hormones qui traversent le corps et irriguent le cerveau. L'intelligence elle-même se verrait influencée par le sexe des individus. Mais du cerveau au crâne et du crâne à l'intelligence, quelles corrélations ? Enfin, la biologie du sexe nous suggère qu'une irrépressible téléologie attire les individus d'un sexe vers ceux de l'autre sexe afin d'assurer la reproduction et la survie de l'espèce. Pourtant, il existe un ensemble d'exceptions à cette loi d'airain de la reproduction : lapin amoureux d'une poule, étalon sadomasochiste, jument nymphomane, couples de hannetons gays, etc. Il semble que la nature regorge de copulations hédonistes, dépourvues de finalité reproductive. Que penser alors des comportements sexuels, vus depuis le prisme de la biologie ?
La réussite aux concours et aux examens passe souvent par les redoutables épreuves de l'explication de texte et de la dissertation philosophique. Comment s'y préparer au mieux afin de les réussir ? Le pari de ce manuel est que les exercices proposés aux concours, loin d'être de purs problèmes rhétoriques, requièrent, pour être réussis, qu'on mette en oeuvre une authentique réflexion philosophique. Or celle-ci nécessite un entraînement régulier et la mise en oeuvre de techniques variées. Ce manuel invite donc à décomposer la difficulté, en abordant une grande diversité de notions. Ce pourquoi on trouvera ici une gamme complète de cent exercices corrigés. Ces exercices accompagnent l'étudiant dans la mise en oeuvre progressive d'un raisonnement philosophique, depuis l'analyse des concepts jusqu'à la mise en oeuvre d'un raisonnement complet, aboutissant à la rédaction d'un devoir complet. On trouvera dans ce volume une décomposition des règles à suivre, étape par étape, et des fiches récapitulatives. Les différents types de sujets y sont abordés. Pour les explications de textes : lettres, dialogues, traités... Pour les dissertations : sujets sous formes de question, notions simples ou doubles, citations... L'approche développée par ce manuel s'applique aussi bien aux étudiants de premier cycle universitaire (Licence) qu'aux étudiants de classe préparatoire ou à ceux préparant les concours. A cet effet, le livre comprend des extraits commentés de différents rapports des jurys de concours, ainsi que des annales corrigées.
Au milieu du XVIIIe siècle, le Français Buffon et le Suédois Linné ont cherché, chacun à leur façon, à mettre de l'ordre dans la profusion des espèces vivantes. Formidable entreprise qui eut pour résultat deux classifications différentes. La nomenclature de Linné, qu'il utilisa pour décrire quelque 8 000 espèces dans son Species Plantarum, fait encore référence aujourd'hui. Quant à Buffon, il ébaucha une théorie de l'évolution dans son Histoire naturelle générale et particulière. Ces deux hommes aux personnalités très différentes, ont eu chacun leur propre façon d'exercer la science, et nous ont proposés deux visions du monde. Ils se sont toujours opposés, sans jamais se rencontrer. Cet ouvrage nous explique quels ont été les apports de chacun à l'évolution des idées et nous fait comprendre comment la science avance, de controverses en découvertes.
L'espace lisse, ou Nomos : sa différence avec l'espace strié. - Ce qui remplit l'espace lisse : le corps, sa différence avec l'organisme. - Ce qui se distribue dans cet espace : rhizome, meutes et multiplicités, - Ce qui se passe : les devenirs et les intensités. - Les coordonnées tracées : territoires, terre et déterritorialisations, Cosmos. - Les signes correspondants, le langage et la musique (les ritournelles). - Agencement des espaces-temps : machine de guerre et appareil d'Etat. Chaque thème est censé constituer un "plateau", c'est-à-dire une région continue d'intensités. Le raccordement des régions se fait à la fois de proche en proche et à distance, suivant des lignes de rhizome, qui concernent les éléments de l'art, de la science et de la politique.
Je suis dans la chambre de ma mère". Ainsi commençait la première page d'un roman publié à Paris en janvier 1951. L'auteur était un Irlandais inconnu qui écrivait en français. La presse saluait aussitôt l'apparition d'un grand écrivain : "Si l'on peut parler d'événement en littérature, voilà sans conteste un livre événement" L'avenir allait confirmer ce jugement. Dès l'année suivante paraissait, du même auteur. En attendant Godot, une pièce qui allait faire le tour du monde et même éclipser quelquefois ce premier roman. Et pourtant, Molloy reste un livre majeur dans l'oeuvre de Samuel Beckett. Jean-Jacques Mayoux, trente et un ans plus tard, nous en offre une lecture encore enrichie par le temps.
Un des pionniers du Théâtre de l'Absurde, Samuel Becket, offre un spectacle qui fait rire jaune à plus d'une reprise. Deux personnages en attendent un troisième et pendant cette attente, ils refont le monde à leur manière. Jamais ce que l'on nomme l'absurde n'aura été si visionnaire et réellement vrai.
Il y a le stigmate d'infamie, tel la fleur de lys gravée au fer rouge sur l'épaule des galériens. Il y a les stigmates sacrés qui frappent les mystiques. Il y a les stigmates que laissent la maladie ou l'accident. Il y a les stigmates de l'alcoolisme et ceux qu'inflige l'emploi des drogues. Il y a la peau du Noir, l'étoile du Juif, les façons de l'homosexuel. Il y a enfin le dossier de police du militant et, plus généralement, ce que l'on sait de quelqu'un qui a fait ou été quelque chose, et "ces gens-là, vous savez..." Le point commun de tout cela ? Marquer une différence et assigner une place : une différence entre ceux qui se disent "normaux" et les hommes qui ne le sont pas tout à fait (ou, plus exactement, les anormaux qui ne sont pas tout à fait des hommes) ; une place dans un jeu qui, mené selon les règles, permet aux uns de se sentir à bon compte supérieurs devant le Noir, virils devant l'homosexuel, etc., et donne aux autres l'assurance, fragile, qu'à tout le moins on ne les lynchera pas, et aussi l'espoir tranquillisant que, peut-être, un jour, ils passeront de l'autre côté de la barrière.