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Un vrai crime pour livre d'enfant
Hoopen Chloé ; Cazé Antoine
POINTS
7,10 €
Épuisé
EAN :9782020618465
Sous les apparences d'une histoire classique d'adultère et de vengeance, ce premier roman distille des richesses inestimables. La jeune Chloe Hooper réussit en effet le tour de force de combiner roman policier, roman d'apprentissage, roman historique et conte (cruel) pour enfants. Sans oublier une réflexion sur la mécanique de l'écriture elle-même, par le biais des multiples récits enchâssés. Le vertige naît de ce que toutes ces pièces s'emboîtent de façon presque trop parfaite. Les différents niveaux de lecture et d'écriture s'imbriquent avec une élégance raffinée, car Chloe Hooper a le don de l'image qui fait mouche, un sens rare du réalisme magique ; c'est une styliste hors pair. Le mystère, la perversité, l'érotisme, la sourde violence s'épaississent à chaque page, mais sont toujours ponctués d'un humour caustique qui évoque les meilleurs romanciers de l'école anglo-américaine. Ce roman est une fable cruelle sur la perte de l'innocence, qui est aussi la venue à l'écriture.Kate est la maîtresse de Thomas Marne, père de l'un de ses élèves de CM1. Veronica, la femme de Thomas, est en train d'écrire le récit du meurtre de Ellie Siddelle, une jeune femme qui était la maîtresse d'un homme marié. Troublée par les coïncidences entre son parcours et celui d'Ellie, Kate décide de se pencher sur son cas et d'en écrire l'histoire.
Accablée de dettes, Liese Campbell a décidé de se faire passer pour une prostituée auprès d'Alexander, un riche homme d'affaires. Employée d'une agence immobilière à Melbourne, elle a ainsi pris l'habitude de le retrouver depuis plusieurs mois, entre deux rendez-vous professionnels, dans des appartements en location pour s'adonner à des jeux érotiques copieusement rémunérés. Alexander ne sait rien du double rôle de Liese, et semble d'ailleurs s'éprendre peu à peu d'elle. Quant à Liese, même si l'argent qu'il lui offre étouffe ses scrupules, elle commence à éprouver un certain malaise par rapport au rôle qu'elle s'est façonnée, qui l'oblige à mystifier son passé et à redoubler de prudence. Résolue à quitter l'Australie, elle accepte toutefois la proposition d'Alexander de passer un weekend dans sa grande propriété agricole au milieu du bush. La perspective ne l'enchante guère, mais là-encore, la somme qu'il lui promet pour les deux jours passés en sa compagnie achèvent de la convaincre. Pourtant, au moment de leur départ pour les terres sauvages, l'attitude d'Alexander éveille d'emblée la méfiance de Liese. Il se montre en effet curieusement sombre et taciturne: ses attentes ne seront pas exactement celles qu'elle avait anticipées pour ses derniers jours en terre australienne... S'ensuit alors le récit des deux journées au cours desquelles la tension va crescendo. Entre récit érotique et thriller psychologique, Chloe Hooper fait peu à peu tomber les masques et construit un jeu de domination de plus en plus complexe. La grande demeure de style victorien en constitue le décor particulièrement dérangeant. Sous sa couche de poussière, il trahit un passé familial obscur et ne tarde pas à perdre Liese dans ses innombrables pièces froides. Prise à son propre piège, elle acquiert rapidement la conviction qu'elle ne parviendra pas à s'échapper de ce lieu reculé... Le comportement chaste et autoritaire d'Alexander, les lettres intrigantes qu'il reçoit, les robes démodées découvertes dans une chambre... Les mystères qui entourent le riche et séduisant propriétaire sont décidément nombreux. Mystères auxquels vient s'ajouter le doute quant aux intentions précises de Liese elle-même: pourquoi cherche-t-elle à le séduire envers et contre tout? Son inaction, son aveuglement parfois, sont-ils dus à un désir incontrôlable ou à sa peur panique? Ses impressions relèvent-elles de la paranoïa? Le lecteur ne peut en aucun cas se fier totalement au récit de la narratrice, et l'immersion dans ses pensées se fait, à l'image de la maison, de plus en plus étouffante. Parachevant cette atmosphère de sourde menace, Chloe Hooper plante un décor romanesque singulier: celui du bush australien, mystérieux et sauvage. Dans ce troisième roman imprégné de sensualité et de suspens, Hooper explore avec talent le territoire des pulsions, le thème du jeu avec les identités et les désirs. Se dérobant toujours en partie à la compréhension du lecteur, les deux personnages sont à la fois angoissants et fascinants dans leurs ambivalences. Et ce jusqu'au final énigmatique auquel mènent les dernières pages, haletantes.
Résumé : Anglaise exilée à Melbourne, Liese s'échine dans une agence immobilière. Résolue à quitter le pays, mais criblée de dettes, elle s'adonne à des jeux érotiques tarifés avec Alexander, riche homme d'affaires qui ignore tout de son double jeu. De plus en plus mal à l'aise, elle accepte pourtant un week-end dans son domaine au c?ur du bush. Rien ne se passera comme elle l'avait imaginé... Un thriller psychologique subtil qui explore avec une virtuosité haletante le territoire énigmatique du désir et l'immense pouvoir de la fiction.
Le chef-d'oeuvre de la littérature érotique de jadis mis à jour par une sexologue réputée. Cet ouvrage allie l'érotisme raffiné de l'Inde ancestrale aux instructions précises d'un traité de sexologie moderne. Plus de cent photographies en couleurs illustrant clairement les positions classiques du texte original.
Sous les apparences d'une histoire classique d'adultère et de vengeance, ce premier roman distille des richesses inestimables. La jeune Chloe Hooper réussit en effet le tour de force de combiner roman policier, roman d'apprentissage, roman historique et conte (cruel) pour enfants. Sans oublier une réflexion sur la mécanique de l'écriture elle-même, par le biais des multiples récits enchâssés. Le vertige naît de ce que toutes ces pièces s'emboîtent de façon presque trop parfaite. Les différents niveaux de lecture et d'écriture s'imbriquent avec une élégance raffinée, car Chloe Hooper a le don de l'image qui fait mouche, un sens rare du réalisme magique; c'est une styliste hors pair. Le mystère, la perversité, l'érotisme, la sourde violence s'épaississent à chaque page, mais sont toujours ponctués d'un humour caustique qui évoque les meilleurs romanciers de l'école anglo-américaine. Ce roman est une fable cruelle sur la perte de l'innocence, qui est aussi la venue à l'écriture.
Et maintenant, attention: tenez-vous bien, attachez vos ceintures. Non pas que ce que je vais vous dire soit particulièrement difficile à comprendre, mais tout simplement parce que ça va vous sembler le comble du ridicule. Jugez-en: nous dessinons des petites flèches sur une feuille de papier! C'est tout." L'électrodynamique quantique, prototype des théories de la physique moderne, devient un jeu d'enfant quand elle est expliquée par un de ses auteurs, Richard Feynman. En analysant "avec des petites flèches" comment la lumière se réfléchit sur les miroirs et pourquoi les bulles de savon présentent des irisations, il montre que les notions les plus difficiles sont explicables sans aucun formalisme mathématique et que leur sens profond est à la portée de tous. Un sommet de la vulgarisation scientifique.
Erwin Schrödinger, le grand pionnier de la théorie quantique, est-il vraiment mort en 1961 ? On peut légitimement en douter à la lecture des textes ici rassemblés, qui montrent que sa pensée n'a rien perdu de son actualité. Il y évoque la "barbarie de la spécialisation" et la nécessaire intégration de la science à la culture, convaincu que la recherche scientifique doit aller de pair avec l'"enquête" philosophique et la réflexion épistémologique. Il y parle de la science d'une voix étonnamment proche, avec cet inimitable mélange de profondeur et de légèreté, et ce lumineux sens de l'analogie qui a fait le succès du célèbre article (inédit en français) du "Chat de Schrödinger". Un chat qu'il faut bien - comme Schrödinger lui-même - imaginer à la fois mort et vivant. Né à Vienne. Son oeuvre de physicien culmine en 1926 avec la formation de l'"équation Schrödinger", élément décisif de la théorie quantique qui venait alors d'être crée. Ce travail lui vaut le prix Nobel en 1933. En 1939, il émigre en Irlande, où il demeure jusqu'en 1956. Passionné par la philosophie depuis son adolescence, il s'y consacre presque exclusivement à plusieurs reprises durant sa vie.
Résumé : Les légendes et récits traditionnels de l'Iran antique racontent les combats entre le Bien et le Mal, les victoires des dieux, tel Mithra, le dieu du soleil, les exploits des héros et des créatures surnaturelles, comme le Simourgh, l'oiseau magique, les méfaits des démons. Une grande partie de ce que nous savons du passé préislamique de l'Iran vient du livre saint de la religion Zoroastre et aux récits évoquant Ahura Mazda, le Seigneur Sage, l'Avesta intègre aussi des mythes païens, le Livre des rois, splendide épopée en vers achevée vers 1010 après J.C. par le poète Firdousi qui chante en particulier le héros Rustam. L'auteur s'appuie sur toutes ses sources pour réécrire à l'intention du lecteur moderne ces légendes captivantes de l'Iran antique, qui ont inspiré pendant des siècles l'art de la miniature sur manuscrit.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.