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L'Iliade
HOMERE
POL
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EAN :9782818061732
Alors vvooom ! il engouffre ses chevaux par-là, voyez s'il est content de lui ! et derrière lui ses gars, ça suit, vous entendez si ça crie ! ça s'imagine que, pour les Achéens, c'est cuit, peuh ! ils ne tiendront pas, ils vont se casser les dents sur leurs vaisseaux noirs. Mais quels cons ! tiens, regardez, aux portes, les deux types sur lesquels ils tombent, des champions/.../" L'Iliade, chant XII, vers 124-127 Aveugle comme cet Asios, ou lucide comme Achille, peu importe que l'homme aime la vie, il doit la perdre, qu'il haïsse la guerre, il doit la faire. Et aux dieux de s'en expliquer, après ça ! Voilà ce que nous chante Homère avec cette Iliade, transposée ici, après L'Odyssée, dans tous les tons du français, par l'helléniste, récitant et musicien Emmanuel Lascoux.Notes Biographiques : Homère L'Iliade et l'Odyssée sont les premières oeuvres écrites qu'a produites la civilisation grecque aux alentours du VIIIe siècle av. J.-C. D'emblée, elles ont fait l'admiration de tous pour devenir au long des siècles un véritable modèle, influençant les arts et les genres littéraires. Homère, cet inconnu Où et quand Homère est-il né ? A-t-il seulement existé ? Est-il réellement l'auteur de l'Odyssée ? Autant de questions qui restent et resteront sans réponses indiscutables, faute de preuves historiques, si bien qu'on en est réduit à faire des suppositions qui évoluent au fur et à mesure des siècles. On s'accorde, la plupart du temps, pour raconter qu'Homère est né au VIIIe siècle av. J.-C., sans doute à Smyrne - une ville aujourd'hui turque qui se nomme Izmir. Mais six autres villes revendiquent sa naissance, dont Rhodes, Chio et Athènes... L'histoire dit aussi qu'il était aveugle et qu'il devient aède. Homère, héritier des aèdes En Grèce, les aèdes étaient des poètes et musiciens. Ils allaient de cité en cité pour chanter en s'accompagnant d'une cithare, un instrument de musique à cordes. On rencontre deux aèdes dans l'Odyssée : Démodocos chez les Phéaciens et Phémios à Ithaque. Les aèdes étaient présents pendant les banquets et chantaient devant l'assemblée les aventures des héros grecs et des dieux que tout le monde autour d'eux connaissait. C'est pourquoi le texte de l'Odyssée est ponctué de vers ou de demi vers qui se répètent. Ces "vers-formules" étaient sans doute destinés à servir de points d'appui pour la mémoire des aèdes. De même, les hommes et les dieux reçoivent des épithètes qu'on dit "de nature" pour résumer leur caractère à l'aide d'un trait essentiel : "Athéna à l'oeil étincelant", "Ulysse, le héros aux milles ruses", "Nausicaa aux bras blancs"... Mais la répétition des mêmes vers a une autre fonction : traduire une réalité qui elle-même se répète. Le lever du jour, la convocation d'une assemblée, le début d'une intervention... La régularité avec laquelle reviennent ces formules suggère un monde ordonné et stable. Comment le texte d'Homère est-il parvenu jusqu'à nous ? Au VIe siècle av. J.-C., le tyran Pisistrate qui règne sur Athènes et son fils Hipparque ordonnent aux rhapsodes - les artistes qui chantent les poèmes d'un autre - la récitation des textes d'Homère chaque année à la fête des Panathénées. C'est grâce à ces festivités religieuses, qui se tiennent tous les ans en l'honneur de la naissance d'Athéna, que le texte de l'Odyssée sera fixé pour la première fois par écrit et en vers. Mais ce n'est que bien plus tard, et dans une version sans doute très éloignée de celle d'Homère, qu'elle sera traduite en latin, d'abord, avant d'être diffusée dans toute l'Europe. La version qu'on a pris l'habitude de lire comporte vingt-quatre chants qui correspondent aux différents épisodes de l'errance d'Ulysse. Extrait de Homère, "Le prince des poètes", d'Alexandre Farnoux
Vous avez le choix: Ulysse ou le Cyclope. Vous choisissez Ulysse. Au péril de votre vie, après dix années de combats, vous avez pris la ville de Troie. C'est votre surnom:" preneur de Troie ". Sur le chemin du retour, vous avez perdu nombre de vos compagnons. Les uns, le Cyclope les a engloutis. Les autres se sont noyés. Ils ont mangé les Vaches du Soleil, en dépit de vos recommandations. Ils ont goûté à des fruits étranges qui procuraient l'oubli. Ils ont fait l'expérience de vivre en cochons. Mais vous, Ulysse, vous avez dû lutter. Vous avez percé l'oeil du Cyclope, le fils de Poseidon. Vous n'aviez pas le choix. De là vient l'acharnement de Poseidon à vous nuire. Pauvre Ulysse, incapable de profiter de l'immortalité toute proche que Calypso vous offre sur un plateau en or. Courage, les déesses vous protègent, et la terre n'est plus très loin!... Vous aurez bientôt l'âge de Télémaque, celui d'Ulysse, puis celui de Laërte: déjà vous savez que votre vie s'est jouée quelque part entre Troie et Ithaque."
Résumé : Neuf années de combats acharnés ont déjà ensanglanté Troie quand Homère entonne L'Iliade : il chante le courage d'Achille, le plus grand des guerriers, sa colère et sa peine. Aux côtés de Patrocle et des Grecs, il affronte les Troyens menés par Hector dans une guerre où les passions des hommes se mêlent aux calculs des dieux. Epopée fondatrice de la littérature grecque antique, L'Iliade met en avant un monde peuplé de divinités redoutables et de destins funestes, mais aussi de héros à la bravoure exceptionnelle. Objet d'étude : Héros, héroïnes et héroïsmes. Dossier pédagogique conçu conformément aux programmes. Prolongements : A la découverte d'une oeuvre d'art / Une réécriture théâtrale au XXe siècle.
Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points. Vie littéraire: Le mystère Homère. L'écrivain à sa table de travail: Le monde d'Ulysse Groupement de textes thématique: Fabuleux voyages. Groupement de textes stylistique: De Babylone à Rome l'épopée antique. Chronologie: Homère, la naissance.Fiche: Des pistes pour rendre compte de sa lecture.
Résumé : "Quand je quitte la route principale, Hélène se relève et vient poser sa tête sur mon épaule, nos regards se trouvent dans le rétroviseur central, elle murmure : "Ici finit la civilisation ! " C'est elle qui le dit".
On peut tout exposer : quelques bibelots du second Empire, un recueil de photographies, un boudoir d'outre-tombe, une héroïne célèbre pour sa beauté, sa fatuité et sa fin lamentable. On peut tout exposer : une femme à la place d'une autre, la peur de son propre corps, une manière d'entrer en scène, l'ivresse de la séduction, un abandon, des objets qui rassurent, une ruine.
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.
Résumé : Tilliers, petite ville de France, à la fin des années soixante. Dans la famille Farkas, Claire (la mère) soutient et transmet ; Luciane (la fille) se révolte et s'émancipe ; Abraham (le père) écoute et soigne ; Franz (le fils) observe et (s')écrit. Ensemble et séparément, ils vivent et racontent les séquelles de la guerre d'Algérie et les conséquences de Mai 68 ; la cause des femmes et les silences des hommes ; l'acné juvénile et les cicatrices du colonialisme ; les mélodies des Beatles et les maladies d'amour.
Dix ans après La Solitude des nombres premiers, un adieu à la jeunesse dans un bouleversant roman d'amour et d'amitié.Chaque été, Teresa passe ses vacances chez sa grand-mère, dans les Pouilles. Une nuit, elle voit par la fenêtre de sa chambre trois garçons se baigner nus dans la piscine de la villa. Ils s'appellent Nicola, Bern et Tommaso, ce sont " ceux de la ferme " d'à côté, jeunes, purs et vibrants de désirs. Teresa l'ignore encore, mais cette rencontre va faire basculer sa vie en l'unissant à ces trois " frères " pour les vingt années à venir, entre amours et rivalités, aspirations et désillusions. Fascinée par Bern, personnage emblématique et tourmenté, viscéralement attaché à la terre somptueuse où il a grandi, elle n'hésitera pas, malgré l'opposition de sa famille, à épouser ses idéaux au sein d'une communauté fondée sur le respect de la nature et le refus du monde matérialiste, à l'image de la génération des années 90, tiraillée entre le besoin de transgression et le désir d'appartenance, mais entièrement tendue vers l'avenir, avide de tout, y compris du ciel.Traduit de l'italien par Nathalie BauerNé en 1982 à Turin, Paolo Giordano est docteur en physique théorique. À l'âge de 26 ans, avec son premier roman, La Solitude des nombres premiers, il est le plus jeune auteur à obtenir le prestigieux prix Strega : deux millions d'exemplaires vendus, une trentaine de traductions dans le monde. Il confirme ensuite son talent dans Le Corps humain et Les Humeurs insolubles.Nathalie Bauer a publié plusieurs romans et traduit plus de cent ouvrages italiens, dont des ?uvres de Mario Soldati, Primo Levi, Natalia Ginzburg, Marcello Fois et Michela Murgia.
Résumé : Claudio Magris a rassemblé dans Instantanés un bouquet de textes brefs qui lui ont été inspirés par une chose vue, un événement de la vie quotidienne ou un fait d'actualité relevé dans la presse. La plupart de ces microrécits se déroulent en Italie, plus particulièrement à Trieste et dans ses environs, mais il en est qui nous transportent sous d'autres latitudes, de la Scandinavie à l'Inde, de Moscou à New York et au Grand Nord canadien. Certains "instantanés" ont trait aux relations intimes entre les êtres, d'autres concernent un épisode de l'histoire du XXe siècle, d'autres encore touchent à des questions de société et aux modes de vie de nos contemporains. Chez Claudio Magris, la description d'une scène saisie sur le vif offre toujours une résonance éthique et philosophique. Ce sont d'une certaine manière des "leçons de vie" que prodigue ce livre, mais sans que l'auteur se mette dans la situation d'exercer un pesant magistère. Au contraire, un mélange unique s'opère dans ces brèves vignettes entre le sérieux du propos et les nuances de l'humour. La gravité et la légèreté font ici si bon ménage que l'on est conquis par ce petit livre captivant et savoureux.
Résumé : "Ma mère m'a légué un mot de son dialecte qu'elle employait pour décrire son état d'esprit lorsqu'elle éprouvait des impressions contradictoires qui la tiraillaient et la déchiraient. Elle se disait en proie à la frantumaglia". C'est autour de ce mot, du sentiment d'instabilité qu'il évoque, que ce recueil de textes d'Elena Ferrante s'articule. Lettres échangées avec son éditeur, entretiens, correspondances sont les pièces hétérogènes d'une mosaïque qui éclaire la démarche de l'écrivain et invite le lecteur à entrer dans son atelier. En revenant sur ses romans - de L'amour harcelant à la saga L'amie prodigieuse -, Elena Ferrante prolonge sa recherche autour des thématiques essentielles de son oeuvre : le rôle de l'écriture comme tentative de recomposition d'une intériorité morcelée, l'univers féminin, la complexité de la relation mère-fille, Naples. À travers la multiplicité des écrits rassemblés, Frantumaglia offre un parcours original dans l'univers littéraire d'Elena Ferrante, ainsi que l'autoportrait inédit d'un écrivain à l'oeuvre.
Résumé : "Nous sommes en 1985 : quinze ans à peine nous séparent du début d'un nouveau millénaire. Pour le moment, je n'ai pas l'impression que l'approche de cette échéance éveille la moindre émotion particulière. Quoi qu'il en soit, je ne suis pas là pour parler de futurologie, mais de littérature. Le millénaire qui s'achève a vu naître et se répandre les langues modernes de l'Occident et les littératures qui en ont exploré les possibilités expressives, et cognitives, et imaginatives. Il a aussi été celui du livre, en tant qu'il a vu l'objet-livre prendre la forme qui nous est familière. Le signe que ce millénaire est sur le point de s'achever, c'est, peut-être, la fréquence avec laquelle on s'interroge sur le sort de la littérature et du livre à l'ère technologique dite postindustrielle. Je n'ai guère envie de m'aventurer dans ce genre de prévisions. Ma confiance dans l'avenir de la littérature tient à ce que je sais qu'il est des choses que la littérature est la seule à pouvoir donner, avec ses moyens spécifiques. Je voudrais donc dédier ces conférences à quelques valeurs, ou qualités, ou spécificités de la littérature qui me tiennent particulièrement à coeur, en tâchant de les situer dans la perspective du nouveau millénaire". Ces "propositions pour le prochain millénaire" sont une formidable leçon de littérature, un art qui, pour le grand écrivain italien, repose sur cinq piliers : légèreté, rapidité, exactitude, visibilité, multiplicité.