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HAINE
HOLT ANNE
SERPENT A PLUME
23,02 €
Épuisé
EAN :9782268069982
C était la vingtième nuit de décembre. L un de ces samedis soirs si faussement prometteurs avait glissé en douce vers le dernier dimanche de l avent. Les gens vadrouillaient toujours entre les restaurants et les bars, tout en maudissant les violentes chutes de neige qui avaient attaqué Oslo à l improviste quelques heures plus tôt. La température avait ensuite grimpé à trois degrés au-dessus de zéro, et tout ce qui restait de cette ambiance de Noël, c étaient une boue grise sur des plaques de verglas et des lacs de neige fondue.Une enfant se tenait immobile au milieu de Stortingsgaten.Elle était pieds nus.« Quand les nuits rallongent, chantait-elle à mi-voix, et quand le froid s installe... »Sa chemise de nuit était jaune clair, ornée de coccinelles sur la poitrine. Les jambes qui dépassaient sous le vêtement étaient fines comme des baguettes chinoises, les pieds plantés dans la neige fondante. Cette enfant fluette et à moitié nue avait si peu sa place dans le tableau urbain nocturne que personne ne l avait encore remarquée. La saison des réceptions précédant les fêtes de fin d année atteignait son apogée, et chacun avait assez de quoi s occuper. Une gosse à moitié nue fredonnant en pleine nuit dans une rue de la capitale devenait tout à fait invisible, comme dans un des livres que la petite fille avait chez elle, où de passionnants animaux d Afrique se dissimulaient dans des dessins de paysages norvégiens, incrustés dans l écorce et le feuillage, presque impossibles à distinguer car ils n étaient pas dans leur milieu naturel. --extrait
Il était difficile de s'y habituer. La femme de vingt-quatre ans qui se trouvait devant elle à fixer le sol était la quarante-deuxième victime de viol à qui l'inspectrice Hanne Wilhelmsen était confrontée. Elle tenait les comptes. Le viol était vraiment la pire des choses. Un meurtre, c'était différent. D'une certaine façon, elle pouvait comprendre un meurtre. Un moment de rage sauvage et incontrôlable, une émotion violente, une agressivité accumulée depuis des années. C'était en quelque sorte compréhensible. Mais un viol, non ! Un roman policier qui dénonce les dysfonctionnements du système judiciaire son incapacité de mener à bien une enquête et la fragilité de son jugement quant aux crimes les plus abjects. De la frustration due à cette impuissance résulte un tel besoin de vengeance qu'il rend son exécution naturelle : bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés. Un roman troublant mêlant racisme et agressions sexuelles.
Un petit criminel toxicomane est trouvé abattu, le visage atrocement défiguré, au bord de la rivière Aker à Oslo un vendredi soir. Cela n'éveille pas beaucoup l'attention. Mais quand l'avocat de la victime est également trouvé assassiné dans son appartement quelques jours plus tard, l'affaire prend une autre tournure. La police entrevoit alors les contours d'une mafia de la drogue particulièrement bien organisée. Elle se doute rapidement que derrière celle-ci, se trouve le monde des plus privilégiés de la société. Mais qui est impliqué ? Et jusqu'à quel niveau ?
Un petit criminel toxicomane est trouvé abattu, le visage atrocement défiguré, au bord de la rivière Aker à Oslo, un vendredi soir. Cela n'éveille guère l'attention. Mais lorsque l'avocat de la victime est également trouvé assassiné dans son appartement quelques jours plus tard, l'affaire prend une autre tournure. La police, qui a chargé l'inspecteur Hanne Wilhelmsen de l'enquête, entrevoit alors les contours d'une mafia de la drogue particulièrement bien organisée. Elle se doute rapidement que derrière celle-ci se trouve le monde des privilégiés de la société norvégienne. Mais qui est véritablement impliqué ? Et jusqu'à quel point ? Anne Holt, avocate, qui a été ministre de la Justice de son pays, la Norvège, est devenue, avec La Déesse aveugle, un des auteurs de romans policiers les plus lus. Couronnés de nombreux prix, ses livres sont aujourd'hui des best-sellers mondiaux.
Sjöwall Maj ; Wahlöö Per ; Holt Anne ; Sanchez Joë
Martin Beck est appelé à témoigner au procès d'une jeune femme soupçonnée de braquage, puis doit s'occuper du meurtre d'un magnat du porno. La justice suédoise, prétendument exemplaire, se révèle partiale et d'une effrayante médiocrité. Parallèlement, Beck est chargé de la protection d'un impopulaire sénateur américain en visite à Stockholm; mais Gunvald Larsson, de retour d'un traumatisant voyage en Amérique Latine, est convaincu qu'un groupe de terroristes est décidé à saisir cette occasion pour commettre un attentat spectaculaire. Ce dernier volume du Roman d'un crime, à certains égards tragiquement visionnaire est aussi le livre le plus politique de Sjöwall et Wahlöö. Outre la dénonciation "citoyenne" des institutions, les auteurs s'attaquent à la social-démocratie suédoise, hypocrite, manipulatrice et profiteuse.
Biographie de l'auteur Roland Brival a vécu aux Antilles, aux États-Unis et en Angleterre, avant de s'installer à Paris. Ecrivain reconnu, il est l'auteur de douze romans publiés à ce jour. Il poursuit également une double carrière de musicien de jazz et de plasticien.
Guerre en Yougoslavie, en Irak, en Palestine, au Venezuela, en Afrique... Que fait l'ONU, à quoi sert-elle ? Et du reste qu'en sait-on ? Quelques images rapides à la télévision de réunions du Conseil de sécurité, quelques courtes interviews de son Secrétaire général et parfois le débarquement des Casques bleus dans une région du globe avec quelques idées reçues : l'ONU coûte cher, les fonctionnaires internationaux sont des nantis, etc. Première enquête d'investigation journalistique au sein du système onusien et de ses organisations internationales, celle-ci intervient à un moment où se pose avec force dans plusieurs grands conflits la question du rôle et de l'efficacité de l'ONU. Faut-il brûler l'ONU ? est donc un livre d'actualité. Enquêter au sein de l'ONU conduit à un constat interne accablant : le droit du travail est quasiment inexistant, l'emploi d'une précarité insoupçonnée - sauf pour les hauts fonctionnaires internationaux nommés aux postes de direction par les Etats, essentiellement les grandes puissances occidentales qui s'octroient 60 % de ces postes -, la justice inique, le harcèlement psychologique, sexuel et le mobbing répandus, la répression syndicale importante, etc. Mais ce n'est pas tout. A cette situation interne s'ajoute le bilan catastrophique de plus d'un demi-siècle d'ONU. Si vous lisez ce livre en une heure, dans le même temps 900 personnes seront mortes de faim. Des épidémies anciennes et nouvelles se propagent, trois milliards d'habitants sur six "vivent" avec moins de deux dollars par jour, un milliard ne sait ni lire ni écrire, un milliard est sans travail, 800 millions d'individus n'ont pas accès aux soins, le revenu par habitant est aujourd'hui plus bas dans 80 pays qu'il y a dix ans... Que reste-t-il de la Charte des Nations Unies ? Faut-il vraiment brûler cette Organisation qui ne serait plus que " le machin " de quelques grandes puissances ?
Il y a quelques années, je tombai sur un recueil hilarant : Politiquement correct, de l'Américain James Finn Garner. Dans cette série de contes folkloriques revus et corrigés selon la morale d'Outre-Atlantique, les nains étaient devenus des " verticalement contrariés ", Blanche-Neige avait une âme d'écologiste, la puanteur des trolls était considérée comme un trésor culturel et Boucles d'Or avait pris une saignante revanche sur le pouvoir des mâles. Plein d'admiration, je pensai aussitôt : " Génial ! " L'objet eut un succès planétaire. Quelque temps plus tard, je découvris les joyeux récits de Jean-Pierre Enard à faire rougir les petits chaperons. Fondés, eux aussi, sur un détournement de la tradition, mais sous l'angle exclusivement libertin. Que faire, après ces deux magnifiques inventions ? En forger une troisième, peoplisée et up-to-date : sous forme d'un bref roman, des histoires politiquement correctes (à faire rougir les trois petits cochons), dans la bouche d'un moderne marquis de Sade progressivement contaminé par le style cheum et dégueu de nos écrivains à la mode. Le génie est comme l'ail : plus vous vous y frottez, plus vous embaumez. Ainsi naquirent les Histoires chuchotées à Justine, ravissante Lolita posée sur les genoux du Divin marquis. Yann Rebell.