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Politique de la prose. Jean-Paul Sartre et l'an quarante
Hollier Denis
GALLIMARD
15,35 €
Épuisé
EAN :9782070218363
L'an quarante : les Allemands finissent par attaquer. Sartre, qui mettait (en uniforme) la dernière main à son second roman, se retrouve prisonnier sans avoir tiré un seul coup de feu. C'est ainsi qu'ont commencé pour lui, en contrebas de la ligne bleue des Vosges, les chemins d'une captivité qui devait le conduire en Allemagne, où, dans la ville natale de Marx, Trèves, le Stalag XII D lui réserve une révélation qui justifiera sans réserve le déplacement. C'est en effet là, dit-il, qu'il aurait - enfin - découvert le réel (la paix est finie), là qu'il se serait - enfin - réveillé d'un sommeil de près de quarante ans. "La guerre m'a ouvert les yeux", devait-il confier plus tard à divers journalistes. Mais personne, et surtout pas lui, ne s'était aperçu qu'il les avait gardés fermés jusque-là. Se réveille-t-on d'un réveil ? Et comment réveiller réellement celui qui ne fait que s'imaginer dormir ? Comment ouvrir des yeux qui sont déjà ouverts ? Ce livre essaie, entre autres, de décrire certaines des difficultés qu'ont posées à Sartre ses réveils, du fait qu'il n'a jamais trouvé le temps de s'endormir avant que l'heure n'en sonne." Denis Hollier.
Rassembler, pour la première fois, les oeuvres narratives de Bataille en un volume, c'est leur donner une nouvelle chance d'exercer toute leur force - de scandale, de libération, de désorientation. Mais ranger, avec ce que cela suppose d'ordre et de clarté, les écrits de Bataille dans des catégories «conventionnelles» n'est pas un exercice innocent. Ses textes échappent aux genres traditionnels. Bataille, pourtant, emploie lui-même ces termes, roman, récit, et il s'interroge en ouverture du Bleu du ciel sur «ce qu'un roman peut être». Il y définit la fiction par ses fonctions : exprimer la rage de l'auteur, faire franchir au lecteur les «limites imposées par les conventions», dire l'excès, provoquer la transe. Chaque roman, chaque récit de Bataille est «un don de fièvre» (Ma mère). Ces romans et récits - érotiques, bien sûr, mais «il n'y a pas de mur entre érotisme et mystique» (Sur Nietzsche) -, sont ici «au complet». Quand il existe plusieurs versions d'une même oeuvre, on trouve en appendice au texte définitif la version originelle : notamment celle de l'Histoire de l'oeil publiée en 1928, ou celle, manuscrite et inédite, du Bleu du ciel de 1935. Le projet Divinus Deus, vaste ensemble inachevé, a été réexaminé. Au corpus, enfin, s'ajoutent trois récits de jeunesse inédits. Et les illustrations d'André Masson, Pierre Klossowski et Hans Bellmer sont reproduites dans le texte lui-même, ou dans ses appendices.
Résumé : Le Collège de Sociologie aura été un groupe littéraire d'avant-garde. Un de plus, c'est vrai. Mais aussi le dernier de la série: il met un point final à l'entre-deux-guerres qui leur a été si complaisant. Lancées au moment de la désagrégation du Front populaire, ses activités, après avoir traversé la crise de Munich, se concluent avec la Seconde Guerre mondiale: elles auront duré deux ans, 19737-1939. De ce fait, un passage à la limite s'y effectue. Car non seulement Bataille, Caillois, Leiris, dans la meilleure tradition de l'avant-garde (Dada, le surréalisme), se groupent pour s'instituer en Collège. Mais ils ébranlent cette même tradition en agissant pour objet à leur réunion l'étude des réunions: un "collectif" sur le collectif. D'où la référence à la sociologie. Disant en clair ce qu'un siècle de littérature avait plus ou moins explicitement pressenti: si Dieu est mort, la société reste notre dernier devoir.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.