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ENTENTE INTERCULTURELLE. Dix thèses à l'essai
Holenstein Elmar
CERF
19,80 €
Épuisé
EAN :9782204056250
Mis devant les faits du métissage, de l'immigration, du multiculturalisme, il nous est désormais impossible de considérer les cultures comme le fruit de traditions indépendantes. Les idées issues du XIXe siècle, sur l'incommensurabilité des cultures, renforcent le relativisme et déforment la réalité. En fait, les cultures s'interpénètrent en permanence beaucoup plus qu'elles ne s'opposent par ostracisme réciproque : elles diffèrent entre elles bien moins par les significations qu'elles consacrent que par la place variable qu'occupent ces significations en leur sein. Telle est la substance des dix " thèses à l'essai " proposées ici sur la nature des cultures. Sous les approches croisées de la linguistique, de la sémiotique et de l'herméneutique, se dégage un modèle original de compréhension interculturelle, mis d'abord à l'épreuve du " cas japonais ".
Holstein Eric ; Lambert Christophe ; MacLeod Ian-R
Après avoir consacré nombre de ses dossiers à un auteur en particulier, Bifrost s'attarde ce trimestre sur un thème, celui du vampire.Et ce à travers deux angles. La fiction tout d'abord, avec un sommaire complet de nouvelles vampiriques inédites, dont un texte de l'écrivain anglais Ian R. MacLeod (auteur notamment du roman L'Age des lumières chez Denoël), mais aussi des récits signés Christophe Lambert, Léni Cèdre et Eric Holstein. Enfin, bien sûr, le second volet du présent dossier propose une approche critique de référence, et ce sous la forme d'un guide de lecture / bibliothèque idéale sur le sujet, complété de nombreux articles de fond (sur Anne Rice, Clarke Ashton Smith, Bram Stoker, Stephenie Meyer, etc.) afin de décrypter l'évolution et la place du mythe du suceur de sang dans la culture populaire mondiale (en littérature, bien sûr et surtout, mais aussi au cinéma, à la télévision et en bande dessinée).Naturellement, les rubriques critiques et thématiques habituellescomplètent ce sommaire pour le moins mordant...
D'un côté du royaume, Maguelone la sorcière s'enfuit. De l'autre, Blondine la petite fille cherche son chat. Quand la petite fille rencontre la sorcière, sa vie bascule car même la fée ne veut plus l'aider. Hélas, en aidant la petite fille, Maguelone se fait capturer. Pas question de la laisser seule et de l'abandonner, Blondine décide d'aller sauver la sorcière. Dans cette quête, petits et grands rencontreront plusieurs valeurs, dont la tolérance et le pardon envers les autres mais surtout envers soi-même, la remise en question et le courage d'essayer. Si Maguelone a fui ses responsabilités, si la fée a jugé, ce qui compte finalement n'est pas tant l'erreur qu'on aurait voulu ne pas commettre, mais ce que l'on en fera après. Ce voyage a pour but d'éveiller chez les enfants la bienveillance envers eux-mêmes. Toutefois, cette sagesse fait toujours du bien à redécouvrir pour chacun d'entre nous.
Bernard E. Harcourt propose une critique puissante de notre nouvelle transparence virtuelle. Il livre une analyse de ce que les technologies big data font à nos vies, et de la manière dont elles s'y introduisent, et révèle l'ampleur de notre renoncement, volontaire, à la liberté ? jusqu'à l'acceptation de toutes les dérives sécuritaires. Ces atteintes à nos libertés sont flagrantes ; pourtant, nous ne semblons pas nous en soucier.Exploitant notre désir sans fin d'avoir accès à tout, tout le temps, les géants d'Internet dressent un portrait de notre propre intimité, collectent des millions de données sur nos activités, nos centres d'intérêt et nos relations, tandis que les agences de renseignement les croisent aux milliards de communications qu'elles enregistrent chaque jour. Nous continuons cependant, et malgré notre connaissance de l'instrumentalisation de ces données, de publier nos photos de familles, nos humeurs et nos pensées. Nous donnons en caisse, en même temps que notre carte bleue, nos adresses email et postale. D'où vient le sentiment de fatalité à l'égard de cette transgression du public et du privé ?Ce livre montre d'une manière saisissante comment les nouvelles technologies exploitent notre désir illimité d'accéder à tout, tout le temps et sans attendre ? au risque de la surveillance généralisée. Et invite à la désobéissance et à la résistance.Professeur de droit à Columbia University où il dirige le Center for Contemporary Critical Thought, Bernard E. Harcourt est aussi directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales et avocat de condamnés à mort dans l'État d'Alabama. Il a établi l'édition des deux cours de Foucault donnés au Collège de France, dont Théories et institutions pénales et La Société punitive. Il est par ailleurs l'auteur, en français, L'illusion de l'ordre.
Résumé : Cette très belle ethnographie, qui se distingue par la qualité de son écriture, est le fruit de six années d'enquête en immersion dans un quartier noir de Philadelphie frappé par les effets conjoints de la misère, de la délinquance et de la politique d'incarcération de masse. Elle reconstitue l'existence précaire des jeunes hommes qui tentent de se soustraire à un harcèlement policier et judiciaire constant et dont l'ensemble des actions et relations, y compris les plus quotidiennes et les plus intimes, sont marquées par l'activité des agents du système pénal et par les pressions qu'ils exercent sur leurs familles et leurs proches. L'ampleur du déploiement policier et des incarcérations dans le secteur de la " 6e Rue " transforme les vies en profondeur, non seulement celle des jeunes hommes qui sont leurs cibles, mais aussi celle de leurs familles, de leurs compagnes et de leurs voisins. Composant avec sensibilité et talent entre récit, notes de terrain et dialogues, Alice Goffman donne à comprendre ce que vit une communauté en fuite à l'heure où, aux Etats-Unis, un jeune Noir sur neuf est en prison contre moins de 2 % des jeunes Blancs. La postface de Didier Fassin, titulaire de la chaire de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study, éclaire la réception très singulière de l'ouvrage aux Etats-Unis, où il a connu un immense succès avant de susciter une intense polémique. Traduit de l'anglais par Sophie Renaut Née en 1982, Alice Goffman a reçu pour la thèse dont est tiré ce livre le Prix de la meilleure thèse de l'American Sociological Association. Elle enseigne à l'Université du Wisconsin. Elle est la fille d'Erving Goffman. On the Run a été publié en 2014.
Edward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.