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Chemins et rencontres
Hofmannsthal Hugo von
RIVAGES
5,50 €
Épuisé
EAN :9782743610203
Ces trois récits - Le Bonheur en chemin (1893), Les Chemins et les rencontres (1907), Souvenir de beaux jours (1907) - sont tous le moment d'une révélation déclenchée par un mouvement du hasard : la silhouette d'une femme aperçue sur un bateau, une phrase écrite dans un livre et redécouverte longtemps après, une voix entendue derrière une cloison. Si ces instants peuvent avoir la force d'une révélation, c'est que le narrateur était dans un état d'attente, de vigilance extrême où ce qui était hasard apparaît alors comme la décharge d'une tension. Dès lors toute la vie converge avec impétuosité vers un même foyer, les impressions se bousculent en un kaléidoscope mouvant. Dans le premier récit, la femme entraperçue donne au narrateur un sens au désordre qui était en lui et qui tout d'un coup s'ordonne selon la conviction que cette inconnue, il la portait en lui depuis longtemps et qu'il avait, depuis son enfance, agi en fonction d'elle. Elle est l'incarnation d'une figure intérieure qu'il n'a jamais pu étreindre mais vers laquelle il est toujours allé. Dans ces trois récits, l'Eros apparaît en effet comme le moteur de tous les vrais actes qui culminent dans la rencontre. Il ne s'agit pas d'assouvissements érotiques ou sexuels, mais de désir pur, et qu'importe qu'on puisse en situer le lieu ou non : "Ce quelque part, écrit-il dans le second récit, cet incertain pourtant empli de désir passionné, ce cri d'un inconnu vers une inconnue, telle la force." L'immensité de cette force associe christianisme et paganisme, psychisme et nature, antiquité et modernité, fiction et réalité. L'homme cesse d'être divisé, écartelé - et ces instants de vertige et d'éblouissement où l'homme est à la fois pris et dépris peuvent être appelés bonheur. De façon aussi singulière que révélatrice, cette félicité est une expérience qui surgit chaque fois dans le Sud de l'Europe, souvent sur la côte méditerranéenne, dans une orgie de couleurs et de lumières qui confère à ces trois récits une unité de lieu et d'atmosphère. Pas de nostalgie, pas de lamento romantique mais une jubilation à la fois libre et exigeante empreinte d'une grande élégance sensuelle.
Hugo von Hofmannsthal (1874 - 1929) est un Rimbaud qui recommence - ou continue - à écrire après avoir constaté la faillite de la parole. La Lettre de Lord Chandos est un manifeste de la dissolution de la parole et du naufrage du moi dans le flux désordonné et indistinct des choses que le langage ne peut plus nommer ni dominer. Le protagoniste abandonne sa vocation et sa profession d'écrivain parce que aucun mot ne lui semble exprimer la réalité objective ; le flux secret de la vie le saisit et le pénètre au point qu'il se perd complètement dans les objets, qu'il se dissout dans une révélation du tout qui détruit l'unité de la personne dans un tremblotant chatoiement d'émotions et de réactions.
Né à Vienne en 1874 d'une mère italienne et d'un père autrichien, poète, prosateur, essayiste, auteur dramatique, il écrivit les livrets de plusieurs opéras de Richard Strauss et fut l'un des fondateurs et des premiers animateurs du festival de Salzbourg. Hofmannsthal est mort dans son château de Rodaun près de Vienne, le 5 juillet 1929.
Philosophe et poète, Emerson (1803-1882) fut le chef de file du mouvement transcendantaliste. Il fut le maître de Thoreau et, plus largement, le plus éminent représentant d'une tradition américaine de recherche de l'harmonie entre l'homme et la nature. Envisageant les différents territoires de l'existence (la vieillesse, la vie domestique...), Société et solitude propose les fondements d'une véritable sagesse moderne.
L'Amérique se remet difficilement des soubresauts de la Première Guerre mondiale. De retour d'Europe, les soldats entendent retrouver leurs emplois souvent occupés par des Noirs en leur absence. L'économie est ébranlée, le pays s'est endetté et l'inflation fait des ravages. La vie devient de plus en plus difficile pour les classes pauvres, en particulier dans les villes. C'est sur ce terreau que fleurissent les luttes syndicales, que prospèrent les groupes anarchistes et bolcheviques, et aussi les premiers mouvements de défense de la cause noire. En 1918, Luther Laurence, jeune ouvrier noir de l'Ohio, est amené par un étonnant concours de circonstances à disputer une partie de base-ball face à Babe Ruth, étoile montante de ce sport. Une expérience amère qu'il n'oubliera jamais. Au même moment, l'agent Danny Coughlin, issu d'une famille irlandaise et fils aîné d'un légendaire capitaine de la police de Boston, pratique la boxe avec talent. Il est également chargé d'une mission spéciale par son parrain, le retors lieutenant McKenna, qui l'infiltre dans les milieux syndicaux et anarchistes pour repérer les "fauteurs de troubles" puis les expulser du territoire américain. A priori Luther et Danny n'ont rien en commun. Le destin va pourtant les réunir à Boston en 1919, l'année de tous les dangers. Tandis que Luther fuit son passé, Danny cherche désespérément le sens de sa vie présente, en rupture avec le clan familial. Dans une ville marquée par une série de traumatismes, une ville où gronde la révolte, la grève des forces de police va mettre le feu aux poudres...Après la série Kenzie-Gennaro, Mystic River et Shutter Island, Dennis Lehane s'attaque au défi de raconter la naissance de l'Amérique moderne sous la forme d'une flamboyante épopée. Noir et social, lyrique et intimiste, Un pays à l'aube démontre que Lehane est l'une des voix majeures du roman américain contemporain.
Résumé : Rien ne va plus dans la vie de Lawrence Passmore, scénariste d'une sitcom à succès. Son genou le fait souffrir, sa femme le quitte et les difficultés professionnelles s'accumulent. Ni sa passion soudaine pour Kierkegaard ni les thérapeutes qu'il consulte ne parviennent à le détourner de la dépression. Dans ce roman hilarant, David Lodge dresse un portrait caustique du milieu de la télévision, des psychologues et, au-delà, d'une époque atteinte d'un mal plus profond : l'obsession du bonheur. Et si le désespoir faisait joyeusement partie de l'existence ?
Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d?une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds. Ainsi commence drive, l?histoire, selon James Sallis, d?un homme "qui conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour des truands". Dans la grande tradition du roman noir, il est "doublé" lors d?un hold-up sanglant, et bien qu?il n?ait jamais auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il se met à traquer ceux qui l?ont trahi et ont voulu le tuer.Dédié à Ed Mcbain, Richard Stark et Lawrence Block, Drive est un roman au style affûté comme un rasoir, qui n?est pas sans rappeler l?écriture sèche et nerveuse de Jean-Patrick Manchette. Un exercice de style éblouissant de la part de James Sallis, créateur du privé Lew Griffin, poète, universitaire, traducteur en Amérique de Raymond Queneau et dont la plupart de ses romans ont été édités en Série noire.Drive a fait l?objet d?une adaptation cinématographique, réalisée par Nicolas Wending Refn (Pusher, Valhalla Rising le guerrier silencieux), qui a d?ores et déjà reçu l?accueil très favorable de la critique ainsi que le Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes.
- Dans quel village me suis-je égaré ? Y a-t-il donc ici un château ? - Mais oui, dit le jeune homme lentement, et quelques-uns des paysans hochèrent la tête, c'est le château de M. le Comte Westwest. - Il faut avoir une autorisation pour pouvoir passer la nuit ? demanda K. comme s'il cherchait à se convaincre qu'il n'avait pas rêvé ce qu'on lui avait dit. - Il faut avoir une autorisation, lui fut-il répondu, et le jeune homme, étendant le bras, demanda, comme pour railler K., à l'aubergiste et aux clients : - A moins qu'on ne puisse s'en passer ?...
La mère de l'auteur s'est tuée le 21 novembre 1971, à l'âge de 51 ans. Quelques semaines plus tard, Peter Handke décide d'écrire un livre sur cette vie et ce suicide. Simple histoire, mais qui contient quelque chose d'indicible. Histoire d'une vie déserte, où il n'a jamais été question de devenir quoi que ce soit. Vie sans exigence, sans désirs, où les besoins eux-mêmes n'osent s'avouer, sont considérés comme du luxe. A trente ans, cette vie est pratiquement finie. Et pourtant, lorsqu'elle était petite fille, cette femme avait supplié "qu'on lui permette d'apprendre quelque chose".
Quatrième de couverture «Alors Érasme, dans le délire de son désespoir d'amour, s'écria : "Faut-il donc que je te quitte ? S'il faut que je parte, que mon reflet reste en ta possession à jamais et pour l'éternité !" À peine eut-il prononcé cette imprécation que Giulietta couvrit ses lèvres de baisers brûlants ; puis elle se retourna et tendit avec ivresse les bras vers le miroir... Érasme vit son image avancer, indépendant des mouvements de son corps, il la vit glisser entre les bras de Giulietta, et disparaître avec elle...»
1187, Jérusalem. Au c?ur du chaudron brûlant allumé par les Croisades. Saladin vient de reprendre la ville aux Croisés. Victorieux, il agit vis-à-vis des juifs et des chrétiens dans un esprit de tolérance inconnu jusqu'alors. Seuls les Templiers, qui tuent en invoquant Dieu, ne trouvent pas grâce à ses yeux. Or, fait inouï, il vient justement d'en épargner un, un jeune. Et Jérusalem bruit de rumeurs. Ce jeune homme, alors qu'il erre, mélancolique, par les rues de la ville, sauve à son tour des flammes une jeune fille juive- acte, lui, hors normes pour un Templier... Le père de cette dernière, un riche marchand, revient d'un long voyage... La " folle journée " peut commencer. En imaginant ainsi la rencontre d'un musulman apôtre de la tolérance, d'un juif sympathique, et d'un chrétien assailli par le doute, Lessing, en 1779, bouscule les représentations de son temps (et du nôtre ?).