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Correspondance. [1900-1929
Hofmannsthal Hugo von ; Strauss Richard
FAYARD
46,00 €
Épuisé
EAN :9782213029092
Reflet d'une collaboration parfois difficile mais remarquablement féconde sur le plan artistique, la correspondance échangée entre le compositeur Richard Strauss (1864-1949) et son librettiste, le poète et dramaturge autrihien Hugo von Hofmannsthal (1874-1929), constitue un document tout à fait exceptionnel dans l'histoire de la musique et du théâtre en général. Il s'agit là en effet d'une passionnante plongée dans l'atelier artistique de deux créateurs de tout premier plan, alors en pleine possession de leurs moyens. La rencontre décisive entre les deux artistes se fit à l'occasion d'Elektra, pièce de Hofmannsthal que Strauss choisit de mettre en musique, et que suivit une série de chefs-d'oeuvre (Le Chevalier à la rose, Ariane à Naxos, La Femme sans ombre, Hélène d'Egypte, Arabella ainsi que des ballets et des musiques de scène) dont les lettres retracent pas à pas la genèse et pour lesquels, contrairement à la tradition, librettiste et compositeur s'entretiennent d'égal à égal. Pour Hofmannsthal, à l'inverse de la plupart de ses devanciers et de ses successeurs, le fait de composer des livres ne s'apparente aucunement à une activité secondaire mais s'inscrit en revanche parfaitement dans son parcours d'écrivain qui le mène de la poésie au théâtre ; son influence s'exerce non seulement sur le style musical de Richard Strauss mais, plus largement, sur ses conceptions théâtrales. Ainsi, outre qu'elle permet une incursion passionnante dans la vie théâtrale de l'époque, la correspondance entre ces deux hommes au tempérament si différent permet de suivre le cheminement de leur collaboration et s'avère indispensable à la connaissance de ces deux grands créateurs. Autant que leurs ouvrages eux-mêmes, cet échange de lettres permet de comprendre le destin de l'opéra au XXe siècle, où la part littéraire demeure primordiale. Préface et traduction de Bernard Banoun.
Résumé : Célèbre pour ses poèmes dès l'âge de 17 ans, Hugo von Hofmannsthal (1874-1929) fut ensuite connu du monde entier en tant que librettiste des plus beaux opéras de Richard Strauss, du Chevalier à la rose à La Femme sans ombre. En dehors des pays de langue allemande, où son prestige littéraire est resté immense, cette renommée a longtemps éclipsé son oeuvre propre. En 1927, le critique littéraire Charles Du Bos entreprit de faire découvrir au public français la diversité de son oeuvre en prose en éditant un choix de textes où figuraient quelques-unes de ses plus belles oeuvres, notamment La Lettre de Lord Chandos, qui a depuis conquis de nombreux lecteurs. Quatre-vingt-dix ans plus tard, cette anthologie n'a pas pris une ride et garde tout son intérêt, non seulement parce qu'une moitié des proses qui la composent n'ont jamais été retraduites et que la traduction en est extrêmement soignée, mais aussi parce que le choix des textes et leur agencement ont été élaborés en étroite concertation avec Hofmannsthal, au point qu'on peut voir dans cet ouvrage une sorte d'autoportrait à destination des lecteurs étrangers. Le fil conducteur de ce livre est la réflexion de Hofmannsthal sur la création poétique de son temps, sur l'écriture et la lecture des poèmes - ces "paysages de l'âme", comme les appelle un de ses personnages. Jamais le poète autrichien n'a cessé d'interroger, sous différents masques, les raisons qui l'avaient conduit, après dix années d'intense activité créatrice, à abandonner définitivement la poésie. Dès 1902, il cerne avec La Lettre de Lord Chandos l'essence paradoxale de la modernité littéraire : la même injonction venue des "choses muettes", qui donne naissance au poème, est aussi ce qui menace de rendre impossible la poésie, en instaurant une coupure irrémédiable entre le monde et la parole. Les dialogues, lettres fictives, essais et conférences ici rassemblés explorent les conséquences de cette crise initiale et cherchent les moyens de la résoudre ou de la dépasser. C'est en cela que ce volume reste sans doute la meilleure introduction à la lecture de Hofmannsthal, l'un des grands classiques de notre temps.
Quand, il rencontre, en 1906, le compositeur Richard Strauss Hofmannsthal n?est déjà plus un inconnu. Après avoir vu son oeuvre poétique portée au zénith de la gloire, l?écrivain autrichien a décidé de se vouer au théâtre. La longue (et souvent difficile) collaboration avec l?opéra va permettre la naissance d?une oeuvre plurielle : de Elektra à Ariane à Naxos, en passant par Le Chevalier à la rose, la tragédie, le drame côtoient la comédie. Notre édition comporte une préface qui permet de bien situer Hofmannsthal dans son évolution personnelle, littéraire et politique, ainsi que des notices très précises pour chaque oeuvre. Ce volume est destiné au public des germanistes d?une part et des amateurs d?opéra d?autre part.
Résumé : Die Winderbare Freundin"Das geht gut", dachte der junge Herr Andreas von Ferschengelder, als der Barkenführer ihm am 7. September 1778 seinen Koffer auf die Steintreppe gestellt hatte und wieder abstieß,"das wird gut, laßt mich der stehen, mir nichts dir nichts, einen Wagen gibts nicht in Venedig, das weiß ich, ein Träger, wie käme da einer her, es ist ein öder Winkel, wo sich die Füchse gute Nacht sagen. Als ließe man einen um sechs Uhr früh auf der Rossauerlände oder unter den Weißgärbern aus der Fahrpost aussteigen, der sich in Wien nicht auskennt. Ich kann die Sprache, was ist das weiter, deswegen machen sie doch aus mir was sie wollen ! Wie redt man denn wildfremde Leute an, die in ihren Häusern schafen - klopf ich an, und sag : Herr Nachbar ? "Er wußte, er würde es nichr tun, - indem kamen Schritte näher, scharf und deutlich in der Morgenstille auf dem steinernen Erdboden ; es dauerte lange, bis sie näher kamen, da trat aus einem Gäßchen ein Maskierter hervor, wickelte sich fester in seinen Mantel, nahm ihn mit beiden Händen zusammen und wollte quer über den Platz gehen. Andreas tat einen Schritt vor und grüßte, die Maske lüftete den Hut und zugleich die Halblarve, die innen am Hut befestigt war. L'amie merveilleuse ""Voilà qui est charmant...", se dit le jeune monsieur Andréas de Ferschengelder quand le gondolier - c'était le 17 septembre 1778 - déposa sa malle sur l'escalier de pierre, puis s'éloigna d'une poussée. "De mieux en mieux... il me plante là sans crier gare, et pas une voiture à Venise, je le sais, un porteur ? Que viendrait-il faire dans ce coin perdu, dans ce bout du monde ? Un peu comme si la diligence déposait à six heures du matin, quai de Rossau ou dans le quartier des mégissiers, quelqu'un qui ne connaîtrait pas Vienne ! Je parle leur langue. Et puis après ? Ils font quand même de moi ce qu'ils veulent ! Et comment s'adresser à des gens parfaitement inconnus qui dorment dans leurs maisons ? Frapper et dire : Cher voisin... ?" Il savait qu'il n'oserait pas. Sur ces entrefaites, des pas résonnèrent sur le dallage d'une rue, nets et martelés dans le silence matinal. Ils furent longs à se rapprocher, puis d'une venelle déboucha un masque. L'homme s'enveloppa plus étroitement de son manteau, le serrant des deux mains, et voulut traverser la place en biais. Andréas s'avança et salua. Le masque souleva son chapeau et son loup, qui était fixé à la coiffe."
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.