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L'art fantastique
Hofmann Werner ; Astor Dorian
ACTES SUD
39,00 €
Épuisé
EAN :9782742793501
Le fantastique n?est-il pas une dimension inhérente à la création artistique, qu?elle soit musicale, littéraire ou plastique? En un sens, tout artiste pourrait dire, avec Baudelaire, qu?il ?préfère les monstres de sa fantaisie? à ?la laideur de la nature? (Salon de 1859). Dimension si essentielle qu?elle unit des oeuvres littéraires aussi distinctes que celles de Borges, Poe, Maupassant ou Hoffmann; et que, en dehors même du genre consacré, elle imprègne les récits plus ?réalistes? de Rulfo (Pedro Párramo), Balzac (Le Chef-d?oeuvre inconnu), Henry James (What Maisie knew) et de bien d?autres?Le risque est donc de l?envisager comme une notion si vaste et si confuse qu?elle englobetout ce qui s?oppose au plat naturalisme? toutes les oeuvres d?imagination peuvent, dèslors, s?y rattacher, de près ou de loin. Ou, à l?inverse, de chercher à le définir a priori selon des catégories abstraites qui le distinguent du fabuleux, du merveilleux, du féerique, et de s?enfermer dans un pédantisme étroit et borné. L?approche de Werner Hofmann s?écarte de la confusion disparate comme du dogmatisme. Elle est concrète, ouverte, subtilement analytique. Dans chaque oeuvre, il guette, pour l?extraire, l?essence particulière du fantastique qui en émane: et de cette sensuelle phénoménologie, ainsi que des rapprochements ou des écarts intellectuels inscrits dans lecontexte historique de l?art occidental, se dégage une vision plurale et féconde du fantastique, perçu non pas négativement, comme ce qui refuse le réel, mais, plus profondément et selon l?étymologie du terme, comme ce qui ?apparaît? en lui, émanant imperceptiblement de la réalité par étrange déviation, ou rompant brutalement avec lui: accident (?), ?caprice?, ou morbide schizophrénie. Vision toujours inquiétante, tant elle se fonde sur le mystérieux et sur l?inexplicable. Du haut Moyen Âge aux surréalistes, l?auteur éclaire ainsi la quête, sans cesse renouvelée par les artistes, d?une ?autre réalité?, au long de l?histoire d?un art toujours plus conscient et réfléchi, qui perçoit son essence et sa justification dans un rapport dialectique et tendu entre le fantastique et la réalité extérieure et intérieure du monde et de l?esprit. Cette aventure hors du champ rassurant de la ?réalité? appréhende, dans les deux sens du terme!, le réel, mais déformé par les arabesques, les labyrinthes, les montages (Bosch, Picabia), les anamorphoses, les visions cauchemardesques ou fantomatiques.
Ce que Friedrich peignit, plus que la nature elle-même, c'est la nature contemplée. [...] Comme l'a décrit David d'Angers, qui lui rendit visite en 1834, Friedrich est le peintre de la" tragédie du paysage ". A cette tragédie, il s'abandonne, fidèle en cela aux accents de la poésie et de la philosophie de ses contemporains romantiques allemands, de Novallis à Schelling. La décision du cadrage est toutefois chez lui souveraine: à l'intérieur, ce qu'il perçoit, ce qu'il cherche à rejoindre, c'est une vibration infinie et sombre qu'il psalmodie par ses tableaux méticuleux et dramatiques, qui rompent si violemment avec tout l'enseignement académique. Rien de néo-classique ne vient ici troubler un romantisme natif et intime qui dégage dans l'unité du visible un nouveau et puissant sentiment de la nature, d'ordre presque musical." (Jean-Christophe Bailly).
Résumé : A la charnière des XVIIIe et XIXe siècles, l'histoire de l'art connaît une période de crises et de remises en question profondes qui suscite l'avènement de toutes nouvelles images. Les bouleversements politiques, comme la Révolution française, n'expliquent pas à eux seuls une telle nouveauté. D'autant qu'elle se manifeste aussi bien en Angleterre qu'en Allemagne ou en France, et que ses signes avant-coureurs sont visibles en plein siècle des Lumières. Des artistes comme Flaxman ou Turner, Runge ou Friedrich, David ou Delacroix, Boullée ou Schinkel, Blake ou Goya partagent la conviction de participer à la naissance d'une époque nouvelle. Pour avoir été le véritable découvreur d'un bon nombre de ces novateurs, et cela à travers des expositions remarquables et des publications qui font autorité, le Professeur Werner Hofmann, ancien directeur de la Kunsthalle de Hambourg, était de loin l'auteur le plus compétent, le plus engagé aussi, pour évoquer en quoi cette volonté de rupture constitue en fait le prologue ou l'aube d'une ère nouvelle, simplement celle de toute la modernité.
Présentation de l'éditeur Dans ce volume abondamment illustré, Werner Hofmann nous offre un vaste panorama de l’œuvre peint et gravé de Francisco Goya, introduisant le lecteur à la compréhension d’un univers visuel d’exception qui, dans son ambiguïté foncière et ses insondables énigmes, tient encore lieu aujourd’hui de métaphore du « monde comme asile de fous » : Enfer de l’Au-delà et enfer terrestre y sont intimement mêlés. Les pionniers et les novateurs de la fin du XVIIIe siècle – et Francisco José de Goya y Lucientes (17641828) fut certainement l’un des plus remarquables d’entre eux – portent la marque d’une équivocité troublante, sur le plan à la fois moral et esthétique. Tel est ici le constat de Werner Hofmann, qui retrace d’un geste éclatant la vie et l’œuvre du peintre espagnol. Affirmant avec fierté qu’« il n’y a pas de règles en art », Goya rompt avec la tradition jusque dans ses peintures religieuses et déroule un extraordinaire et gigantesque éventail qui va des aimables cartons de tapisserie de sa jeunesse, avec tout le raffinement et la variété formelle du rococo, jusqu’aux écrasantes « Peintures noires » de ses dernières années, en passant par les séries graphiques des Caprices, des Désastres de la guerre et des Disparates, mais aussi par les genres du portrait – où l’artiste fait preuve d’une pénétration peu commune, qu’il s’agisse de peindre l’individu ou la société –, de la chronique de mœurs et du journal intime, dans ses albums de dessins. À suivre les clairvoyantes hallucinations du peintre, on comprendra que le monde est pétri de choses irrationnelles et absurdes. Goya en montre les abîmes, dans leur effroyable beauté et sans chercher à mettre un frein à leurs atrocités barbares, qu’il accentue au contraire par les sortilèges de son art. Inouïe et troublante, encore vivace aujourd’hui, la modernité de ses œuvres tient tout entière à cet acte de création qui, sous la gouverne de la Raison, enfante un monde insensé. Cet ouvrage est disponible dans un coffret.
Corinne Hofmann raconte avec un luxe de détails ses quatre années d'épouse blanche au sein d'une tribu Massaï : le partage de la petite hutte de paille et de boue séchée avec sa belle-mère, la séparation des hommes et des femmes pour les repas, les sacrifices d'animaux, les coutumes du mariage et les rapports sexuels, la naissance de sa fille en pleine brousse, les maladies successives qu'elles affrontent, la sécheresse, les disettes, les bêtes sauvages, et la lutte, jour après jour, pour la survie. Cette épopée au quotidien montre deux êtres, deux cultures aux antipodes, luttant ensemble pour se comprendre, transcendés par l'amour. Cette femme courageuse décrit son bonheur quand elle retrouve Lketinga après une longue recherche dans son village natal et quand elle l'épouse. Mais elle ne cache pas non plus sa solitude, ses angoisses, la jalousie de son mari qui va faire voler en éclats un amour hors du commun. Corinne Hofmann est rentrée en Suisse avec sa petite fille, après ses quatre ans passés au Kenya. Divorcée de son guerrier massaï, elle continue à soutenir la famille de celui-ci.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Salomon Thierry ; Jedliczka Marc ; Marignac Yves ;
Depuis toujours l'énergie sous-tend et structure l'histoire des sociétés humaines et celle des individus. Ceci est d'autant plus vrai aujourd'hui, dans nos sociétés mécanisées, industrielles, consommatrices de loisirs et de temps. Se chauffer, s?éclairer, se déplacer, faire fonctionner tous les appareils qui nous entourent: l'énergie est au c?ur de nos vies. Nous vivons encore l?illusion d?un monde aux ressources infinies. Pourtant, la fin prévisible des réserves disponibles, les bouleversements climatiques de jour en jour confirmés et Deep Water Horizon, Tchernobyl ou encore Fukushima, sont autant de signaux d?alerte, qui ne laissent plus la place au doute, quant à la nécessité de changer notre manière d?appréhender l?énergie aujourd?hui. En 2003, vingt-quatre ingénieurs engagés dans la recherche d?un avenir énergétique durable réalisaient le Scénario Négawatt, certainement la proposition la plus aboutie pour repenser la politique énergétique de la France. Ce travail repose sur une méthodologie rigoureuse constituée de trois piliers fondamentaux: la sobriété énergétique, l?efficacité énergétique, et le recours aux énergies renouvelables. Cette grille de lecture simple et efficace permet de repenser intégralement notre rapport à la consommation énergétique et d?envisager un futur positif, constitué d?énergies propres, où la société revoit tout à la fois sa manière de consommer et celle de produire l?énergie dont elle a besoin. A l?horizon 2050 ce scénario, qui a déjà été actualisé une première fois en 2006, prévoit de se passer totalement du nucléaire, de réduire la dépendance aux énergies fossiles, de développer les énergies renouvelables et de réduire considérablement les dépenses. Cet ouvrage présente, dans une approche pédagogique et intelligible par tous, la toute dernière actualisation de ce scénario. Un guide à la fois théorique et pratique destiné à tous ceux qui, par un changement de leur rapport à l?énergie, souhaitent contribuer à la préservation et au partage équitable des ressources naturelles. Ce « manifeste négaWatt » est aussi et surtout un appel à oser résister aux conformismes et aux habitudes, à s?engager, avec volonté et lucidité, vers un autre paysage énergétique.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.