Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Conversation à bord du Titanic. Lors de son naufrage entre sir John Jacob Astor et son coiffeur, et
Hofmann Gert
ACTES SUD
17,10 €
Épuisé
EAN :9782868699558
La conversation avec le coiffeur, alors que sombre le Titanic, n'est que l'un des récits de ce recueil qui en compte dix, plus troublants les uns que les autres. Mais à lui seul il donne la mesure d'un écrivain qui, à tous les coups, prend le lecteur au double piège de la parabole et de l'écriture. En effet, emporté par la cocasserie philosophique et le baroquisme des situations, on se retrouve, sans y prendre garde, dans un monde de désarroi et de folie dont on se sait malgré soi complice. Exemplaire est à cet égard le récit du policier aux prises, de manière incongrue, avec le racisme dans l'Allemagne profonde... De surcroît, l'écriture, cintrée, courbée, chantournée par un prestidigitateur dont le traducteur restitue admirablement l'habileté et les pouvoirs, contribue à donner à chacun des récits son irrésistible ascendant. Jamais, peut-être, Gert Hofmann n'avait montré autant de maîtrise dans l'art de ramener le destin à la déraison qui le gouverne.
Résumé : Un soir où il s'apprête à étudier une affaire de dénonciation qu'il doit plaider le lendemain, l'avocat Karl Hecht reçoit de l'hôpital d'où vient de mourir son frère les carnets intimes de celui-ci. Dès Lors, le récit se construit par bribes, et le que le narrateur avait tenté d'occulter affleure petit à petit. Ce qu'il pensait avoir évacué remonte à la surface, par pans entiers et comme malgré lui : le souvenir de la disparition, pendant la guerre, de ses voisins demi-juifs, et celles de ses propres parents, dans les deux cas après une dénonciation. CE souvenir lancinant, à l'origine de la folie et de la mort de son frère, Hecht va tenter de s'en défaire tout au long du récit, qui apparaît comme une interrogation douloureuse sur les pièges de la mémoire et e la culpabilité.
Dans leur ignorance des raisons qui ont conduit M. Veilchenfeld à quitter Leipzig pour s'installer dans leur petite ville, Hans et Gretel comprennent mal pourquoi leurs parents les invitent de plus en plus fermement à prendre leurs distances par rapport à cet intellectuel dont la présence, inespérée dans leur bourgade perdue de la Saxe profonde, naguère encore les comblait... Ce que les enfants apprendront, mais plus tard, c'est que M. Veilchenfeld est juif, et que sa lente mais inexorable mise à mort, par exclusions successives, est orchestrée par la sombre histoire en marche de l'Allemagne nazie dont la petite communauté villageoise - entre autres - semble vouée à exécuter les desseins. Roman de la bassesse ordinaire, tragédie de la soumission et bouleversant réquisitoire contre toute expérience totalitaire, Notre Philosophe est probablement l'un des textes les plus marquants et les plus achevés de Gert Hofmann. A travers l'observation de deux enfants témoignant naïvement de l'horreur à l'?uvre sous leurs yeux, se révèle sans coup férir toute une barbarie adulte campant sur les " inattaquables " raisons qui, au fil de l'histoire, font le lit de l'insoutenable.
Résumé : Une brûlante passion unit, envers et contre tous, un nain génial, Georg Christoph Lichtenberg - 1742-1799 -, célèbre savant respecté pour ses travaux et craint pour ses reparties, et une fillette inculte de douze ans, Dorothea Stechard, petite vendeuse de fleurs à la sauvette qui " ne monte pas dans la chambre des garçons "... Chaussant pour une fois des lunettes roses, Gert Hofmann, cet indomptable contempteur des tares de notre siècle, nous offre à travers ce magnifique roman son dernier message : Tout est pur aux purs. Mais c'est aussi sans rien perdre de son ironie mordante... Ultime pirouette, involontaire celle-là, mais bien dans l'esprit de cet auteur hors du commun : Gert Hofmann est mort en mettant la dernière main à son manuscrit, un 1er juillet, jour anniversaire de la naissance de son héros.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !