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Strassenbilder. Edition français-anglais-allemand
Hoffman Lukas ; Bertrand Anne
ATELIER EXB
45,00 €
Épuisé
EAN :9782365113793
Strassenbilder est la première monographie dédiée à l'importante série sur les photographies de rue réalisées par Lukas Hoffmann. Par l'utilisation d'une chambre photographique, Hoffmann prend le contrepied de cette pratique en s'approchant très près de ses sujets pour les saisir, de manière spontanée, sans regarder dans le viseur. Il prélève ainsi des postures fugaces, des fragments de corps, de gestes, parfois éblouis par une lumière directe, cassante, soulignant avec précision des textures de peaux, de chevelures et de vêtements, qui débordent parfois du cadre. La composition complexe de l'image faisant jouer différents plans et laissant parfois apparaître la silhouette de l'artiste, questionne la temporalité intrinsèque du médium photographique. Cet ouvrage au grand format, qui souligne le sentiment vertigineux qui saisit le regardeur au fil du déroulé de la série, se compose d'une sélection très resserrée de photographies de la série originale. Il est accompagné d'un essai de l'historienne de l'art Anne Bertrand, qui dévoile les différents prismes du travail de Lukas Hoffmann et le contextualise dans l'histoire de la photographie contemporaine. Le texte sera publié en version bilingue : français/anglais, ainsi qu'en allemand dans un leaflet glissé dans le livre.
Et si je rencontrais Dieu parmi nous et n'avais qu'une seule question à lui poser? Je lui demanderais s'il prend soin de mon père. Peut-être que Papa est comme Lui, anonyme et voyageur dans le monde? Je l'imagine passager dans un bus, prisonnier d'une ville étrangère où des millions d'hommes le croisent sans lui parler. Il a peur, il ne connaît pas leur langue, nous lui manquons et il ignore comment rentrer chez nous". Au mois de mars 2010, après une semaine d'hospitalisation, Patrick Hoffmann décédait. Le récit de son fils commence alors qu'il vit ses derniers jours. Très vite, il ne reste que des souvenirs à évoquer. Mais, peu à peu, le portrait du père reprend ses droits, s'étoffe, et impose son évidence: il fut un homme généreux totalement dévoué pour sa famille. A travers ce récit poignant, l'auteur aborde le thème du deuil du père, pris sous l'angle de la transmission, et fait de son cas individuel un témoignage qui interroge plus largement la relation qu'entretient chaque fils avec son père.
Estrella et Catalina. Amies depuis toujours. Amies pour toujours. Rien ne devait jamais changer. Et pourtant... pourtant il y a la vie et les circonstances, l'humanité et ses faiblesses. C'est ainsi que tout bascule. Estrella et sa famille sont montrées du doigt, persécutées. Mais personne ne peut empêcher la jeune fille d'aimer Andrés. La jalousie et la trahison s'installent. L'amitié résistera-t-elle à la haine?
4e de couverture : La chaleur en ce mois d'août est à son paroxysme à St Fredrics sur la côte Est des États-Unis. Esther étouffe. À dix-huit ans il est plus que temps pour elle d'échapper à cette somptueuse cage dorée où elle habite avec ses parents et sa grand-mère entre Cadillac, chauffeurs et jardiniers. Une grand-mère qui ne l'aime pas. Une grand-mère qui l'a élevée pour pallier l'irresponsabilité de parents trop occupés à boire ou à tenter d'en finir à jamais. Pourtant ce qu'Esther veut fuir avant tout, c'est elle. Elle qui joue les grandes dames et régit son domaine d'une main de fer. Mais quelle fêlure se cache donc dans le c?ur de cette femme qui veut tout contrôler, à commencer par ses émotions ? La Saison du noyé parle admirablement de ces moments où la sensation d'oppression est tellement forte, où la tension est telle que tout vaut mieux que ce silence. Mais c'est avant tout une magnifique histoire de rivalité entre deux femmes qui, à cinquante ans d'écart, seront contraintes de faire la paix avec elles-mêmes si elles veulent jamais se réconcilier. Alice Hoffman met ici tout son talent de conteuse au service d'un récit déchirant.
Au printemps 2020, alors que le pays est confiné pendant plusieurs semaines, les oiseaux redécouvrent des villes silencieuses, vidées de l'activité humaine et de ses nuisances. Enfermé dans son appartement parisien, en haut d'un immeuble de la rue Voltaire, Christophe Maout décide de photographier les oiseaux qu'il voit furtivement passer au loin lorsqu'il sort sur son balcon. Pour mieux les identifier, il utilise une technique simple et bien connue des amateurs : la jumelle. Il plaque alors l'objectif de son appareil photo sur l'oeilleton de celle-ci et s'approche au plus près des volatiles pour les photographier. Variant les moments de la journée, les orientations du soleil et les espèces d'oiseaux, le photographe renoue avec la tradition ornithologique de l'observation, tout en ajoutant un geste artistique dans le cadrage et la couleur. Nous plongeons alors dans le noir de l'appareil et notre oeil est focalisé, grâce au cercle de la jumelle, sur cette petite tache noire, sur ce petit accent circonflexe inversé, qui nous indique la présence de l'animal. Maout nous transporte dans un univers de légèreté, alternant les points de vue, allant du ciel au immeubles, avec comme seuls repères visuels les nuages et l'horizon. Ce 12e titre de la collection Des oiseaux célèbre cette liberté magnifique qui n'appartient qu'aux oiseaux et qui nous fait lever les yeux au ciel pour les regarder. Christophe Maout réussi à faire de la ville un théâtre dans lequel nous connaissons tous les acteurs : ces oiseaux qui vivent avec nous au quotidien. Il nous aura fallu attendre d'être enfermé pour apprendre à les regarder de nouveau.