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Les monastères vénitiens et l'argent
Hocquet Jean-Claude
ECOLE ROME
35,00 €
Épuisé
EAN :9782728308132
Les hommes du Moyen Age, pour racheter leurs péchés, multipliaient les dons aux monastères qui accumulèrent d'importants patrimoines. Le livre oppose deux monastères vénitiens, l'un rural situé sur la frontière lagunaire, La Trinité de Brondolo, l'autre, urbain, placé au coeur du pouvoir politique, San Giorgio Maggiore. San Giorgio a multiplié les donations, La Trinité a entrepris une audacieuse politique de mise en valeur de la Lagune et pour obtenir le produit des dîmes, s'opposa à la noblesse campagnarde et à la paysannerie. Sous le poids des procès, le monastère s'endetta et le pape en confia la gestion aux Cisterciens, jusqu'à sa destruction en 1380. Le monastère de San Giorgio subit aussi la crise au XIVe siècle, le mouvement de réforme rassembla les monastères bénédictins dans des congrégations, sous le patronage de l'abbaye de saint Benoit et sous l'autorité du pape. La Congrégation instituait la solidarité financière entre ses membres sollicités de contribuer aux finances pontificales et aux guerres contre les Turcs. Le monastère a alors recouru aux instruments de crédit mis au point dans une république marchande. Ayant appelé les plus grands architectes, Palladio et Longhena, pour reconstruire ses bâtiments et les embellir, à la chute de la République il disposait d'un patrimoine immobilier considérable.
Sur les rives de la Méditerranée, au Moyen Âge, l'esclavage fut un phénomène largement diffus. Il était partout, dans les villes ou bourgs ruraux, dans l'artisanat ou dans la garde des troupeaux, dans les palais patriciens comme dans les maisons plus modestes des artisans. À la suite de travaux qui ont levé le voile qui recouvrait la pratique de l'esclavage dans l'Europe chrétienne, Jean-Claude Hocquet livre ici une étude passionnante.Restituant au plus près des sources le travail et le quotidien des esclaves, leur provenance, leur capture, les marchés et les procédures de rachat, il dresse une véritable cartographie du trafic des esclaves. D'abord cantonné aux eaux de la mer Noire et de la Méditerranée orientale, il se déplace vers les pays balkaniques et l'Afrique. Lisbonne, Lagos, Séville et Cadiz deviennent alors les principaux pourvoyeurs de l'Europe méditerranéenne en esclaves de couleur ; Gênes, Venise, Naples, Barcelone ou Valence, des cités esclavagistes de premier plan.Jean-Claude Hocquet établit surtout que la diffusion de l'esclavage eut pour objectif essentiel de parer les revendications d'augmentation des salaires avancées par les travailleurs et non de combler le vide démographique provoqué par la Peste noire du milieu du XIVe siècle. Les religions, alors, n'ont pas été un frein à cette pratique, en terres chrétiennes comme en terres d'islam.Une étude particulièrement fine et documentée.
Résumé : Venise, où l'art s'est fait ville au c?ur de la Lagune, a créé une histoire qui la magnifie et l'exalte. Capitale d'un empire maritime au carrefour des grandes civilisations de la Méditerranée, elle mêle influences orientales et gothiques. Ville d'entrepreneurs à l'affût des innovations médiévales, sa noblesse, industrieuse et cultivée, a rivalisé dans l'ornement de palais sur l'eau dont l'infinie variété séduit les visiteurs.
Clair, concis, enrichi de nombreuses illustrations et doté d'utiles index, ce guide unique en son genre, écrit par un admirateur, éminent connaisseur de la Lagune, retrace de la Renaissance à l'orée du XXIe siècle le développement historique et artistique de Venise, capitale d'un Etat qui fut puissant en Europe. Il donne au lecteur et au voyageur toute l'information utile à la découverte de la Venise contemporaine, de ses difficultés, de ses habitants.
Sarrazin Jean-Luc ; Hocquet Jean-Claude ; Buron Gi
Résumé : L'Histoire des sels atlantiques connaît aujourd'hui de profonds renouvellements. Sur la base des solides acquis d'une recherche particulièrement active depuis l'élan pionnier des années 1950 et 1960, elle redonne un nouveau souffle à de vieux thèmes longuement explorés comme le négoce ou la fiscalité et s'oriente vers de nouvelles voies prometteuses. Si, en effet, l'intérêt accordé aux routes et aux marchés, aux débouchés des arrière-pays et aux enjeux de leur pénétration marchande, aux aléas de la conjoncture et aux mutations du commerce ne se dément pas, l'attention se porte désormais sur la production salicole, ses techniques, ses modes sociaux d'exploitation, son insertion dans lés écosystèmes, bref, sur les marais en eux-mêmes et leurs sociétés, en même temps que sur l'impact de la saliculture dans le développement régional. De l'élargissement des champs d'étude, du perfectionnement des voies d'approche, de l'approfondissement des problématiques, les vingt-cinq contributions réunies dans cet ouvrage esquissent un panorama aussi exhaustif que possible. Issues du colloque international et pluridisciplinaire organisé à Nantes et à Batz-sur-Mer en septembre 2004, elles étudient les sels marins avant les marais salants, analysent le passage de la technique ignigène à la technique solaire- aérogène, envisagent dans leur complexité les sociétés saunières et les modes de faire-valoir salicoles, puis les réseaux de commercialisation et ouvrent, pour finir, sur d'intéressantes perspectives comparatives. Placées sous l'expression significative de " sel de la Baie " vulgarisée par les Anglais et par les Hanséates à la fin du Moyen Age pour désigner non pas spécifiquement le sel des marais de la Baie mais bien un gros sel marin provenant de la côte atlantique, elles s'inscrivent délibérément dans la longue durée et dans de larges espaces du monde atlantique.
Cette thèse, parue en 1973, porte sur la mise au jour des structures du système agraire de la région du Latium médiéval. L'historien dégage la révolution castrale de l'"incastellamento", correspondant au passage d'un habitat dispersé à un habitat concentré en "castra", villages fortifiés. Le développement de ce nouveau système entraînera l'édification d'autres structures économiques et agraires.
Le manuscrit laissé par l'auteur à sa mort a été publié par deux de ses amis les plus proches, dont notamment Paul Veyne qui signe une courte préface pour sa réédition. L'ouvrage de 1981 reste la grande étude générale sur le phénomène de la gladiature dans la Rome ancienne. Les origines, sans doute en Italie du Sud, autour du IVe siècle avant notre ère, à l'apparition à Rome des premiers spectacles liés également aux combats de l'homme contre la bête, l'auteur examine ensuite la condition des gladiateurs, l'économie des spectacles, leur déroulement. Dans une réflexion finale qui a fait date, Georges Ville s'interrogeait sur ce qui avait rendu possible la gladiature et sur ce qui la fait disparaître.
Plèbe et patriciat sont deux catégories fondamentales de la Rome antique, que les sources littéraires (Cicéron ou Tite-Live par exemple) ainsi qu?une grande partie de l?historiographie ont longtemps présentées comme consubstantielles à l?histoire de cette cité. Publié pour la première fois en 1978, ce livre entreprend précisément de rendre ces catégories à leur histoire, d?en montrer la lente construction et l?élaboration définitive au début de la République romaine. Centré sur la Rome royale et le début de la République, l?ouvrage étudie la formation et le développement de la population romaine, démontrant l?inanité des théories ethniques ou religieuses à ce sujet. Ce faisant, il invite à considérer plèbe et patriciat pour ce qu?ils sont : des catégories socio-politiques. Jean-Claude Richard a ainsi ouvert des perspectives nouvelles sur les conflits politiques de la Rome royale et du début de la République.
L'auteur ne voulait pas faire une histoire de la banque à Rome. Pour ne pas moderniser l'Antiquité, il a choisi de s'intéresser aux métiers des manieurs d'argent, changeurs, prêteurs, dépositaires, vendeurs aux enchères, etc., qui ne sont pas tous des "banquiers" comme nous l'entendons. Jean Andreau, pour comprendre la logique propre du système économique romain, n'a pas voulu non plus isoler la banque ni de l'ensemble des pratiques financières des Romains (essai des monnaies (validation), change, dépôt et crédit, service de caisse, transfert de fonds), ni de la division du travail des métiers d'argent selon les conditions sociales (les banquiers professionnels, les notables, les esclaves et affranchis). A travers l'entrée des métiers et celle des statuts de travail, l'auteur réussissait à reconstruire de manière différenciée, identifiant des groupes et des pratiques différentes, les cadres technique, juridique et social de la vie économique romaine.