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L'abécédaire d'un typographe
Hochuli Jost ; Guégan Victor ; Noordzij Gerrit
B42
22,00 €
Épuisé
EAN :9782917855553
Jost Hochuli, typographe, graphiste suisse, livre ici 26 réflexions - une pour chaque lettre de l'alphabet - sur les questions et les personnalités qui ont marqué sa pratique de la typographie. Tour à tour lumineux, déroutant, drôle, tragique, acerbe, critique, érudit... Jost Hochuli profite de la brièveté de la forme de l'abécédaire - jamais plus de deux pages par lettre - et du choix arbitraire des sujets pour raconter une anecdote, faire passer une idée qui lui tient à coeur, lutter aussi bien contre la calligraphie esthétisante que contre le modernisme à tout cran, faire des révélations sur Jan Tschichold et les monstres de l'histoire de la typographie suisse qu'il a côtoyés alors qu'il débutait sa carrière. A plus de 80 ans, il offre ici aux designers graphiques et typographes, jeunes et moins jeunes, un concentré de sagesse et de coups de gueules, appelant son lecteur à faire confiance à l'expérience de leur oeil plutôt qu'aux injonctions dogmatiques des écoles. Paradoxalement aussi traditionnaliste qu'anticonformiste, ne s'écartant des sentiers battus que pour mieux revenir aux fondamentaux intemporels de la typographie - la lisibilité avant tout ! -, Jost Hochuli offre une voix puissante à un classicisme moderne stoïque issu de la typographie du livre.
Bosshard Hans Rudolf ; Hochuli Jost ; Malherbet Pi
Résumé : Sitôt qu'il est question d'esthétique, c'est-à-dire d'une réalité qu'on ne peut quantifier avec exactitude, il est inévitable que s'expriment des opinions divergentes, voire irréconciliables. Les typographes ne cessent de donner leurs avis sur l'utilisation, bonne ou mauvaise, de tel caractère typographique, sur l'emploi d'ornements ou sur le format de page optimal. Hans Rudolf Bosshard traite de quelques exemples - de Bodoni et Bertuch à Morris et Morison - pour en arriver à ce qu'on a appelé la "querelle typographique des modernes" qui a opposé Max Bill à Jan Tschichold. Depuis ses débuts, en 1946, et jusqu'à nos jours, cette querelle suscite le plus vif intérêt - dans les pays de langue allemande, bien entendu, mais également dans ceux de langue anglo-saxonne. C'est une conférence de Jan Tschichold intitulée "Constances en typographie" qui a mis le feu aux poudres : il abjurait la "nouvelle typographie", précédemment utilisée et défendue d'un point de vue théorique, et prônait un retour à des formes graphiques plus traditionnelles. Déçu de la volte-face de l'ancien précurseur de la "nouvelle typographie", Max Bill vit dans ce retour à la typographie traditionnelle une attaque contre la typographie moderne. Chacun accusait l'autre, campant sur ses positions, contraires et excessives, de complaisance envers l'esthétique nationale socialiste. Cette joute musclée, présentée pour la première fois sous forme de livre, eut pour tribune la revue Schweizer Graphische Mitteilungen. L'ouvrage compte de nombreuses illustrations. La postface est signée Jost Hochuli.
Hochuli Jost ; Uberschlag Doris ; Stieger Roland ;
Ouvrage monographique consacré à Jost Hochuli, Typobiographie revient sur l'ensemble de la longue et prolifique carrière du designer et typographe suisse. Rassemblant plusieurs textes de Jost Hochuli lui-même, des contributions de personnalités reconnues (notamment une préface de John Morgan et un entretien avec Robin Kinross) et un corpus d'images d'archives inédites, cette monographie entend générer des réflexions sur la question du design de livres et en particulier sur les inspirations et les personnalités qui jalonnèrent le parcours du designer. Typobiographie est une monographie visuelle, qui développe en plusieurs parties thématiques les questionnements qui ont aiguillé sa pratique au cours de ses soixante années de carrière et notamment sa conception du design comme facteur essentiel à la bonne lisibilité d'un texte et à la transmision des savoirs. Chaque partie sera abondamment illustrée par des travaux spécifiquement numérisés pour l'occasion et montrés dans une mise en pages conçue par Jost Hochuli lui-même, afin de constituer un ouvrage de référence sur le travail du designer. Alors que le designer célébrera en 2023 ses 90 ans, aucun ouvrage monographique sur son travail n'a été publié depuis l'édition de Jost Hochuli : Printed Matter, Mainly Books en 2002 (en anglais uniquement). Cet ouvrage opérera ainsi une mise à jour nécessaire au regard des vingt dernières années de carrière de Jost Hochuli mais également de l'intérêt renouvelé qu'a rencontré son travail, notamment en tant qu'auteur, auprès des jeunes générations. La publication de la Typobiographie s'inscrit dans la lignée des nombreux ouvrages de Jost Hochuli déjà parus aux Editions B42, Le Détail en typographie (2010), L'Abécédaire d'un typographe (2015) et Un design de livre systématique ?? (2020). Auteur phare des Editions B42, ce nouvel ouvrage mettra en lumière le travail que Jost Hochuli a entrepris en tant que designer graphique et typographe.
Résumé : La conception d'un livre suit-elle uniquement tua processus logique et réfléchi ? Du choix d'un caractère typographique et de son corps à celui de h disposition des blocs de mime, le designer graphique et typographe suisse Jost Hochuli étudie le rôle décisif que joue l'instinct dans les différentes étapes de planification d'un ouvrage. S'appuyant sur sa propre expérience et à titre d'exemples sur divers ouvrages issus de son travail, Jost Hochuli sur les questionnements soulevés lors de leur conception et sur l'importance de l'intuition dans une réflexion rationnelle.
Les manuscrits médiévaux enluminés sont les fleurons de la Bibliothèque de Genève. Ils se répartissent en deux catégories principales : les textes religieux en latin avant le XIIe siècle, et les textes profanes en langue vernaculaire dès le milieu du même siècle. Dans les premiers, le texte prime sur l'image et leur caractère précieux réside dans les paroles transmises par l'écriture. On les trouve dans les bibliothèques des monastères ou des églises cathédrales. Dans les ouvrages de la seconde catégorie, plus tardifs, la décoration se déploie progressivement sur toute la page. Elle offre au XVe siècle une richesse visuelle digne d'un panorama de la peinture médiévale. Réalisés dans des ateliers laïques par des maîtres enlumineurs, ces manuscrits sont des objets de luxe destinés aux milieux de la noblesse. Instruments de savoir, de puissance ou de richesse, les manuscrits à peinture font partie intégrante de notre héritage patrimonial.
Schulman Sarah ; Burtin Zortea Julia ; Gross Josép
Dans cet essai, Sarah Schulman fait le pari de lier les relations intimes, les luttes contemporaines autour du racisme ou du sida et la politique internationale. Elle met en avant la persistance, ici et là, de fallacieuses accusations d'agressions mobilisées pour décliner la responsabilité de chacun dans une situation conflictuelle. Ce travail profond, aussi courageux qu'impertinent, montre comment la sanction et la répression prennent le pas sur l'auto-analyse à l'échelle individuelle et collective, et comment l'altérité sert de justification à la violence et à l'exclusion. En décrivant l'action de "groupes nuisibles" dans les mécanismes de l'engrenage de la violence, Schulman expose la manière dont les groupes affinitaires, les communautés, les familles, ainsi que les groupes religieux, ethniques ou nationaux tissent des liens à travers leur refus, partagé, de changer leur manière de se percevoir mutuellement. Elle montre également comment les comportements dominants et les comportements traumatisés se rapprochent par leur commune incapacité à tolérer les différences des autres. Le Conflit n'est pas une agression est un livre à la fois militant, géopolitique, témoignage historique et essai féministe. Pouvant aussi bien servir de manuel comportemental pour la vie en collectivité que de guide militant permettant de comprendre les grands enjeux sociétaux de ces dernières années, il analyse en détail des événements tels que le conflit israélo-palestinien, Black Lives Matter, ou encore la lutte contre le sida et fait remarquablement écho à des événements antérieurs à sa publication, comme l'affaire Weinstein et le mouvement Me too. Plus largement, cet ouvrage tente d'offrir des solutions à une question complexe : comment désamorcer un conflit ? En distinguant le conflit de l'agression, Sarah Schulman revalorise la notion même de conflit et lui offre une valeur tant ontologique que symbolique. Loin de constituer une agression, celui-ci doit être mis en avant comme une façon d'entamer le dialogue entre les différentes strates constituant la société, en dépit des questions de nationalité, classe sociale, race et/ou genre.
Face à l'imbrication de problématiques écologiques, économiques et sociales, des lieux cherchent des alternatives, explorent et défrichent de nouveaux usages, dans le prolongement de la théorie des tiers lieux. Loin de donner une définition unique de ces lieux, appelés ici lieux infinis - car ouverts, possibles et non finis -, cet ouvrage éclaire les processus, les engagements et les modes de gouvernance qui s'y entremêlent, mais également les problématiques philosophiques et politiques qui les traversent. Du déjà-là au faire soi-même, ces lieux et leurs acteurs réactualisent les notions de commun, de valeur et de convivialité. Ils ouvrent des perspectives protéiformes, subversives et indéfinies qui renvoient au rôle social de l'architecture et de l'architecte, capables de proposer et d'accompagner d'autres formes de vie, d'appropriation et de partage de l'espace. Encore Heureux présente dix situations particulières qui ne portent pas de dénomination générique, puisqu'elles ne sont pas réductibles à une seule fonction. Elles sont remarquables car expérimentales, et donc difficilement reproductibles. Les lieux infinis cultivent et croient au mélange des genres, des activités et des publics. Ils construisent en ouvrant sur l'imprévu et créent des possibles à venir.