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LOUIS XII: LES DEREGLEMENTS DE L'IMAGE ROYALE
HOCHNER NICOLE
CHAMP VALLON
26,00 €
Épuisé
EAN :9782876734531
L'image du roi procure une visibilité, une existence, à une autorité politique immatérielle. Cette figuration est fréquemment considérée sous l'angle de la propagande, une forme de narration iconique et symbolique visant nécessairement à glorifier et à célébrer la monarchie derrière le simulacre manipulateur de l'image. Par ailleurs, on considère qu'à la fin du quinzième siècle l'image royale passe d'une symbolique médiévale à une symbolique antiquisante, bouleversant non seulement le langage iconographique et mythographique mais surtout l'idéologique sous-jacente, abandonnant le roi pasteur et très chrétien au profit d'un roi de gloire au pouvoir absolu. Ce livre se propose de contrer ces deux postulats et de montrer, d'une part, qu'il est faux de considérer l'image du roi comme étant nécessairement une image de propagande et, d'autre part, que la lecture évolutionniste est incorrecte. La période du règne de Louis XII (1498 - 1515) s'avère être une période de rupture, une parenthèse pendant laquelle se superposent des images issues de la représentation religieuse et chrétienne, d'une symbolique antiquisante et mythique, du langage fort bien élaboré de la courtoisie et de la chevalerie ou encore du mythe du père du peuple consacré en 1506 par la réunion des Etats. Cette hybridité de l'image royale prouve à elle seule qu'il est erroné de parler de propagande puisque l'ensemble est inintelligible. Mais, le fait que les idées et images anciennes perdurent et jouxtent avec les nouvelles ne fait pas du règne du roi Louis XII une époque singulière. Ce qui est remarquable, c'est que le pouvoir ne semble pas trancher ou réguler le débat majeur suscité par ces figurations contradictoires. Si l'image du roi associe des discours figuratifs contradictoires et pluriels, c'est donc que la monarchie de France est enlisée dans un débat majeur relatif à l'identité et à la nature du pouvoir royal qui divise les adeptes d'une monarchie modérée basée sur un système de freins, aux défenseurs d'une souveraineté absolue non consultative. En définitive l'étude de l'image du roi Louis XII permet de mettre au jour une importante crise à la veille de l'émergence de l'absolutisme français. François Ier mettra fin à cette période de flottement : sous son règne l'image royale retrouve une certaine cohérence, glorifiant et exaltant l'image du souverain à travers une symbolique antiquisante.
4e de couverture : Assis dans notre vieille Ford, j'ai regardé mon père traverser la rue jusqu'à la porte de la bijouterie où il a sonné et attendu qu'on lui ouvre. Au même moment, un homme coiffé d'une vieille visière de tennis rabattue sur les yeux s'est glissé derrière lui dans le magasin. J'ai tout de suite senti que quelque chose clochait¿ Il y a eu le boum, boum de coups de pistolet, la grande vitrine a explosé en mille morceaux et le type à visière est ressorti, un sac dans une main, un pistolet dans l'autre. Puis il a disparu dans la foule. Mais le bijoutier a été tué et le père d'Aaron, venu vendre des montres, s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment et va être accusé de ce crime. Que faire quand on a douze ans, pas un dollar en poche, une maman à l'hôpital, et qu'on décide de sauver son papa ? D'abord, chercher des secours auprès d'une bande de copains et copines hauts en couleur : un marchand de journaux qui voit tout ce qui se passe dans la rue, un boxeur à la retraite, Ella, fauchée elle aussi, mais à l'imagination fertile, et un célèbre avocat choisi au hasard dans l'annuaire. On est à Saint-Louis, Missouri, en 1929, en pleine Dépression. Comment vont alors se dérouler Les étonnantes aventures d'Aaron Broom ?
Another portrait of Hemingway to coincide with July's centennial celebration. Hotchner was Ernesto's close pal for the last dozen or so years of his life and as such is able to offer a good deal of firsthand information and anecdotes, although his obvious admiration for the great writer somewhat softens his memories. Nonetheless, this volume is a standard, made all the better by the inclusion of extra photographs and a new introduction by the author. A must have.Copyright 1999 Reed Business Information, Inc.
Dans quel régime vivons-nous depuis le printemps 2017 ? La question est légitime tant l'interprétation que fait le nouveau président des institutions de la Ve République vise à renforcer le pouvoir exécutif et le système de l'état d'urgence quasi permanent. En se plaçant au-dessus des partis, Emmanuel Macron abuse d'une formule éprouvée depuis 1790 puis 1793, et lors de chaque crise politique française grave, en 1795, 1799, 1815, 1851, 1940, 1958 et finalement en 2017-2019. Le pouvoir exécutif, en la personne d'un sauveur, tente de supplanter le pouvoir législatif que l'on décrédibilise en exagérant son inefficacité ou son éloignement du peuple, au risque de fragiliser la démocratie représentative. En adoptant la modération, celle du juste milieu, qui est censée réparer les excès des députés, un centre politique, semblable et différent selon les générations, s'invente lors de chaque crise. La saison des tourne-veste répète les mêmes recettes depuis deux cent trente ans, de 1789 à 2019. La vie politique française, malgré ce qu'en dit toute une tradition historiographique, n'est pas bloquée par une lutte handicapante entre droite et gauche, mais par un poison : celui d'un extrême centre, flexible, prétendu modéré mais implacable qui vide de sa substance démocratique la République en la faisant irrémédiablement basculer vers la république autoritaire. Le macronisme n'est pas une Révolution : c'est une vieille histoire.
En janvier 1589, alors que la France subit sa huitième guerre de Religion entre catholiques et protestants, Jacques de La Guesle, procureur général au parlement de Paris, dénonce les effets désastreux de la division religieuse aux représentants des trois états réunis au château de Blois. Elle n'a apporté que désordres, confusions, démolitions d'églises. Pour le haut magistrat, la dissension religieuse est un glaive à deux tranchants qui pénètre jusque dans la moelle des os. Les années de la fin du règne de Henri II voient s'accélérer la rupture reli- gieuse entre catholiques et protestants. En témoignent les arrêts criminels rendus par le parlement de Paris, cour souveraine qui rend la justice au nom du roi. Ils sont un observatoire privilégié, sorte de caisse de résonance de leur époque. Ils offrent la possibilité de suivre presque au jour le jour les violences et les affrontements toujours plus intenses entre catholiques et réformés. L'enquête débute en 1555, pour s'achever sur la paix d'Amboise en mars 1563, soit les huit années qui précèdent la première guerre de Religion et qui l'englobent aussi. Se distinguent trois phases différentes : une politique de répression menée par Henri II jusqu'à sa mort accidentelle en 1559, la recherche de conciliation menée en 1560 et 1561, puis l'éclatement de la guerre en mars 1562 et ses effets. L'activité criminelle de la plus haute cour de justice du royaume montre qu'en matière de religion la politique royale est souvent hésitante, parfois volontariste, et qu'elle finit par se heurter à l'opposition des sujets, laquelle entraîne l'inapplication des lois et le développement de la violence. Quant à la justice du roi, son légalisme pétri de modération tente de conjurer une réalité qui ne veut pas s'encombrer de scrupules juridiques. Cette étude révèle à quel point la Réforme protestante a ébranlé la France ainsi que la monarchie. Elle aide à nous convaincre de l'importance du danger que constitue la résurgence de la violence au nom de la religion.
Volontiers qualifiées de "favorites", de "presque reines" et même parfois de "sultanes", les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l'Ancien Régime. Si, depuis le début du XIXe siècle, nombre de biographies et de romans historiques leur furent consacrés, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Flavie Leroux vise dans cet ouvrage à dépasser l'anecdote et la "petite histoire", pour proposer une perspective plus large rendre compte du rôle central que les maîtresses ont pu tenir dans la construction de leur propre parcours, dans le devenir de certaines familles et dans le fonctionnement institutionnel de la monarchie. L'enjeu est d'étudier le phénomène de la faveur au féminin en général à l'aide de sources largement inédites. A cet effet, est considérée une période charnière dans l'histoire de France : les règnes de Henri IV (1589-1610) et de Louis XIV (1643-1715), qui marquent l'avènement et l'expansion de la monarchie dite absolue. On retrouvera des figures fameuses, telles Gabrielle d'Estrées, Mme de Montespan ou Mme de Maintenon, mais aussi des maîtresses moins connues, comme Jacqueline de Bueil, Charlotte des Essarts ou encore Marie-Angélique de Fontanges. L'étude ne s'arrête cependant pas aux femmes qui entretiennent une liaison avec le roi. Leurs enfants, leurs parents, les individus et les communautés qu'elles protègent sont également au coeur de la réflexion. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, la maîtresse et les siens sont considérés dans leur réalité sociale. Filles, soeurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d'affaires et protectrices : autant de visages qui montrent la capacité d'action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en éclairant le fonctionnement du pouvoir royal.
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.