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Franc-tireur
Hobsbawm Eric,Peters Dominique, Coleman Yves
PLURIEL
12,35 €
Épuisé
EAN :9782012793682
Extrait de la préface:Quand on veut écrire une autobiographie, il faut aimer lire des autobiographies. Pendant que j'écrivais ce livre, je fus surpris du nombre d'hommes et de femmes que j'ai connus qui ont couché leur vie sur le papier, sans parler des plus éminents ou des plus scandaleux (en général) qui ont fait rédiger leurs autobiographies par d'autres. Et je ne compte même pas la quantité considérable de faits autobiographiques que mes contemporains ont dissimulés dans des ouvrages de fiction. Cette surprise n'est sans doute pas justifiée. Ceux qui par profession écrivent et communiquent ont tendance à évoluer parmi des gens qui font de même. Ainsi s'accumulent articles, interviews, photos, bandes magnétiques (ou vidéos) et volumes tel que celui-ci, dont un nombre incroyable dû à des universitaires. Je ne suis pas le seul.La question se pose néanmoins de savoir pourquoi quelqu'un comme moi devrait écrire son autobiographie et, plus précisément, pourquoi d'autres, qui n'ont aucun lien particulier avec moi, ou qui ne connaissaient même pas mon existence avant de voir la couverture de ce livre dans leur librairie, pourraient trouver qu'il mérite d'être lu. Je ne suis pas de cette sous-espèce spéciale qu'on classe - dans une chaîne de librairies londoniennes du moins - dans la section des biographies de «personnalités», de «people» comme on dit dans le jargon d'aujourd'hui, c'est-à-dire des individus suffisamment connus, quelle qu'en soit la raison, pour que leur simple nom éveille la curiosité. Je n'appartiens pas à la classe de ceux dont la vie publique les autorise à intituler leur autobiographie «Mémoires», ces hommes et ces femmes dont les actions sur la scène publique doivent être connues ou défendues, ou qui ont vécu, voire influencé, de grands événements. Je ne suis pas l'un d'entre eux. Il est probable que mon nom figurera dans quelques ouvrages d'un ou deux champs de connaissances spécialisés, comme le marxisme et l'historiographie du XXe siècle, et peut-être surgira-t-il dans quelques livres sur la culture intellectuelle britannique au XXe siècle. À part cela, si mon nom devait disparaître complètement, comme la pierre tombale de mes parents que j'ai vainement cherchée il y a cinq ans dans le cimetière central de Vienne, il n'y aurait pas de manque visible dans la narration de ce qui s'est produit au cours de l'histoire du XXe siècle, en Grande-Bretagne ou ailleurs.
Résumé : A l'heure de la remontée brutale de toutes les formes de " nationalités ", où les nouveaux Etats partent à la recherche de leur " sentiment national " et où les vieux Etats nations connaissent des flambées de nationalisme, on ne peut être que reconnaissant à l'historien qui cherche à nous faire comprendre cette fin de siècle à la lumière de celle du siècle dernier. Nul n'était mieux préparé qu'Eric Hobsbawm à cette méditation savante. " Mitteleuropéen " de naissance, français, allemand et italien de langue et de culture, juif d'origine, marxiste de conviction et britannique de nationalité et de c?ur, il s'est, comme historien, attaché à la fois aux phénomènes les plus anomiques et marginaux - les bandits et les grands révoltés - et aux courants les plus déterminants de l'ordre économique et social de l'Europe contemporaine. Qu'on ne s'attende pas ici à de nouvelles et définitives définitions d'un phénomène aussi complexe et multiforme. Eric Hobsbawm s'attache avant tout à cerner d'un regard neuf les tribulations du concept, étant entendu qu'elles ne relèvent pas du ciel des idées mais s'enracinent dans une multitude de " nationalismes " historiques, sociaux, locaux, où la part du mythe se noue inextricablement à celle des réalités, dans une histoire pleine de bruit, de fureur et de sang, mais dont l'apogée - c'est une des originalités du livre que de le soutenir - est peut-être déjà dépassée.
Voici la nouvelle édition de cet essai magistral qui a été traduit en plus de vingt langues. Loin de tous les dogmatismes, marxistes ou libéraux, cet ouvrage, qui est aussi le bilan d'une vie de "spectateur engagé", a été salué dans le monde entier, et de tous les horizons intellectuels et idéologiques, comme un chef-d'?uvre à ce jour sans équivalent. Biographie: Historien de réputation internationale, né en Égypte en 1917, Eric J. Hobsbawm est l'auteur notamment de L'Ère des révolutions: 1789-1848 (Hachette), L'Ère des empires: 1875-1914 (Hachette), L'Ère du capital (Hachette), Franc-tireur: autobiographie (Hachette), Les Enjeux du XXIe siècle (Complexe), Nations et nationalismes depuis 1780: programme, mythe, réalité (Gallimard).
Dans l'Ere des révolutions, E. J. Hobsbawm a retracé l'évolution de la vie européenne entre 1789 et 1848, sous l'effet de la double révolution que constituèrent la Révolution française et la révolution industrielle. L'année suivante, la flamme révolutionnaire devait s'éteindre pour faire place à une nouvelle éthique, à un nouvel ensemble de valeurs, qui allaient régir l'ère nouvelle du capital. Dans cet ouvrage, qui constitue la première grande étude approfondie des années 1848-1875, l'auteur poursuit son analyse de l'établissement du capitalisme industriel et de la culture bourgeoise. L'extension de l'économie capitaliste à l'ensemble du globe, la concentration toujours plus grande de la richesse, les migrations, la domination de l'Europe et de la culture européenne ont fait du troisième quart de siècle passé une période clé, dont l'histoire n'est pas seulement celle de l'Europe, mais du monde tout entier. L'intention de Eric J. Hobsbawm n'est pas ici de résumer les faits, mais d'en dégager une synthèse historique qui " donne un sens " à cette période et mette en lumière ce que lui doit le monde actuel. Etude à la fois économique, politique et intellectuelle, son livre retrace de façon objective et pourtant originale l'histoire de la révolution et de sa faillite, des crises cycliques propres à l'économie capitaliste, des victimes et des vainqueurs du système bourgeois. Né à Alexandrie en 1917, E. J. Hobsbawm a poursuivi ses études à Vienne, Berlin, Londres et Cambridge. Professeur d'histoire à l'université de Londres, il est l'auteur de nombreux ouvrages d'économie politique et d'histoire sociale. Outre L'Ere des révolutions et L'Ere des empires, les éditions Fayard ont publié en français son ouvrage Les Primitifs de la révolte dans l'Europe moderne.
Recueil de dix conférences de l'historien, fruits de trente années de recherches sur les relations de l'histoire à la politique, la société et aux autres disciplines, la place des historiens dans la société, l'apport de Marx à la discipline historique, etc.
« Devant la patrie en ruine, je retrouve les montagnes et les fleuves toujours aussi tranquilles. » Ce vers du poète Du Fu que tous les Japonais connaissent par c?ur symbolise l?étonnante capacité d?un peuple à réinventer sa patrie depuis des siècles.Les spécialistes ici rassemblés expliquent la nature des cycles ? entre repli et ouverture ?, qui scandent la voie japonaise. Ils montrent la singularité d?une société hiérarchisée, divisée et en même temps étonnamment solidaire. Ils rappellent enfin comment quinze années de guerre au milieu du XXe siècle, suivies par un rétablissement économique exceptionnel, ont fait du Japon une puissance mondiale singulière.
Psychologue et romancier, il a notamment publié dans la collection Pluriel L?Empire des mères, Le Secret de famille ainsi que L'Âme des objets (Hachette Littératures, 2008).Un couple qui transporte pierre par pierre la demeure qu'il vient d'acquérir pour la reconstruire en un autre endroit, une fille qui démolit de ses mains la maison de sa mère, un homme qui consacre sa vie à se construire un donjon, une femme qui ne parvient jamais à se trouver une maison...« À travers ces histoires d'hommes et de femmes aux prises avec leur maison, le lecteur peut saisir, comme sans doute, il peut le faire à partir de sa propre expérience, que rien de ce qui se passe avec une demeure n'est innocent ou fortuit : il n'y a pas le moindre hasard dans ce que nous jouons avec elle. »L'auteur montre ainsi sur quelles passions sont fondées les relations que nous entretenons avec nos demeures. Elles nous font parfois mener une drôle de vie ! Chacun de nous a été, un jour ou l'autre, possédé par une maison. Nous projetons sur elle nos plus inconscients désirs. L'âme de la maison est toujours un reflet de la nôtre.
La Révolution française n'a pas duré dix ans, mais un siècle : c'est autour de cette idée novatrice qu'est bâtie cette magistrale synthèse en deux volets (1770-1814 et 1814-1880)et due à l'un des plus éminents spécialistes du sujet. Le premier tome s'attache à décrire et expliquer le séisme qui fit s'effondrer l'Ancien Régime. Le second tome fait de son onde de choc le moteur de toute la vie politique de la France du XIXe siècle qui n'en finit pas de "terminer la Révolution". Seule la victoire des républicains sur les monarchistes à la fin des années 1870 a donné à la France un régime conforme aux principes de 1789. Dans un style limpide, la complexité de l'événement et ses conséquences ultimes sont déroulées sur la longue durée, au fil d'un essai mêlant récit haletant des faits, portraits vivants des personnages-clés et analyse rigoureuse. D'accès aisé, cet ouvrage stimulant permet de mieux saisir la portée de cette rupture fondatrice, car comprendre la Révolution, c'est aussi comprendre les héritages de la France d'aujourd'hui. --Thomas Ferrier
Une psychanalyste à l'écoute de familles marquées par l'arrivée d'un enfant handicapé. A travers de nombreux témoignages, elle aborde sans détours les questions cruciales soulevées par ces situations singulières et douloureuses: la différence, l'exclusion et l'éthique.
Colette (1873-1954) qui signa d'abord "Gabrielle Colette", puis "Colette Willy", puis "Colette Jouvenel", puis "Colette", qui aurait pu signer "Colette Goudeket" et ne le fit jamais, a été l'un des écrivains les plus célèbres et les plus admirés de son temps. Elle a séduit les publics les plus simples comme les plus raffinés. Auteur de nombreux romans et nouvelles, elle fut aussi mime, danseuse nue, actrice, journaliste, rédactrice de journaux à scandale, conférencière, esthéticienne. Sa vie privée, une fois débarrassée de ses légendes, de ses maris, de ses amants et de ses amantes, vaut bien un roman: celui d'une "écrivaine" éprise avant tout de liberté.
Résumé : "J'affirme que le monde des sens est à l'origine de toute compréhension humaine." Marin, chasseur de phoques, boxeur, chauffeur, repasseur, mineur, correspondant de guerre, vagabond du rail, chômeur, clochard, Jack London (1876-1916) vécut dans sa courte existence plus de mille vies. Sa bibliographie, qui compte une cinquantaine de volumes, comprend des nouvelles, des romans, des pièces de théâtre, des articles, des reportages, des discours enflammés au nom du socialisme. L'Appel de la forêt, Croc-Blanc, Construire un feu, Martin Eden, Le Talon de fer, autant de titres qui composent une ouvre dans laquelle l'autobiographie et le combat pour la vie occupent une place primordiale. A l'aube de sa quarante et unième année, consumé par tous les excès, il décide de mettre fin à ses jours en s'administrant une dose mortelle de morphine.
Dire que la popularité de Charles Dickens (1812-1870) fut immense est un euphémisme. Tout le monde le lisait: la Reine et ses ministres, le petit peuple et la gentry, toute l?Angleterre en somme, mais aussi les Français, les Américains, les Allemands, les Russes. Pour trouver un équivalent français à sa gloire, il faudrait additionner celle de Balzac et de Hugo, de Zola et de Dumas. Etencore échouerait-on à saisir le tacite plébiscite en vertu duquel il devint, malgré les critiques féroces que lui inspiraient bien des coutumes et des institutions de son pays, le chantre de tout unpeuple. Raconter sa vie, c?est à la fois pénétrer les arcanes d?un créateur incomparable et tenter de comprendre comment les fantasmagories d?un fils de modeste fonctionnaire de province ont pu trouver pareil écho. C?est aussi aller à la rencontre d?une personnalité complexe, protéiforme, pétrie de contradictions encombrantes, mais toujours animée d?une infatigable énergie.
Résumé : "La vie ne nous connaît pas et nous ne connaissons pas la vie - nous ne connaissons même pas nos propres pensées". Né à Berditchev, ville de l'Empire russe, Josef Teodor Konrad Korzeniowski, dit Joseph Conrad (1857-1924), eut deux vies. La première, vouée à la carrière maritime. Vingt ans durant il sillonne les mers du globe. Brevet de capitaine au long cours en poche, on le retrouve à Marseille, Singapour, Bornéo, Berau, au Congo, en Australie, au Canada. Parlant couramment le polonais, l'allemand, l'anglais, le français (avec un accent marseillais), il décide, en janvier 1894, de se consacrer entièrement à son oeuvre littéraire qu'il rédige en anglais - sa deuxième vie commence. Du Nègre du "Narcisse" à Amy Foster, en passant par Lord Jim ou Au coeur des ténèbres, ses romans et nouvelles font de celui qui affirmait vouloir écrire pour le plus grand nombre l'un des plus grands romanciers de langue anglaise du XXe siècle.