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Libraires et imprimeurs protestants de la France atlantique. XVIe-XVIIe siècle
Hoareau Muriel ; Poton de Xaintrailles Didier ; Pa
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753579866
Comme ailleurs dans le royaume de France, les livres, empruntant routes et chemins terrestres et maritimes, diffusent les idées protestantes au plus profond des villes et des campagnes des provinces atlantiques. Par la lecture solitaire et collective à haute voix, l'imprimé donne un nouveau pouvoir à des hommes et des femmes qui proposent une autre façon de vivre et pratiquer la foi chrétienne au sein de communautés en rupture avec l'institution romaine. A partir des années 1540, la dissidence protestante s'enracine en Normandie, en Poitou, en Aunis, en Saintonge, en Guyenne au contact du royaume de Béarn. Mais c'est surtout avec l'installation de Jeanne d'Albret et des Grands du parti huguenot à La Rochelle en 1568 qu'émerge sur les bords de l'océan atlantique une capitale où s'établissent des ateliers d'imprimeries d'où sortiront des ouvrages politiques, théologiques et religieux essentiels dans la construction d'une piété et d'une culture réformées. Après le siège de 1628, La Rochelle ne pouvant plus attirer des imprimeurs pour remplacer ceux décédés pendant le siège, les livres protestants doivent être imprimés à Saumur, Niort et Quevilly. Cette édition protestante doit faire face aux publications des libraires et imprimeurs catholiques qui participent par leur travail à la réforme catholique et à la controverse contre les protestants.
Hoareau Audrey - Czerczuk Yves - Maltête René - Ma
La première monographie consacrée au photographe et poète René Maltête Toute sa vie, René Maltête s'est donné pour mission de nous faire sourire. Photographe humaniste à l'oeil vif, poète écologiste et farceur, metteur en scène de ses célèbres photos gag, ce trublion de l'image a su capturer toute la facétie des décennies de l'après-guerre. De sa Bretagne natale à sa vision de l'enfance, cette imposante monographie rassemble enfin toutes les facettes de son travail. Une balade joyeuse à travers cette France de carte postale qu'il a en grande partie contribué à créer.
Ajour : petite ouverture par où passe le jour, passe le temps, où mémoire et présent s'éclairent mutuellement. Ici, de page en page, se recomposent en glissements progressifs, la lecture des jours ; déroulement horizontal et vertical à l'image d'une partition musicale. Ici, s'enchaînent quatre mouvements-chapitres, comme ceux d'une sonate, avec leurs différents tempi : "moderato", "quasi una fantasia", "andante espressivo", "allegro giocoso"... Ici, après Quatre saisons plus une et Lettre en vacance, la trilogie trouve son point d'orgue. Ici, la partition est à jour.
Cela se lit comme un roman, et pourtant c'est de la poésie. Cela s'entend comme une musique, et pourtant c'est de la poésie. Cela se laisse regarder comme un film, et pourtant cela reste de la poésie. Cela se goûte comme un fruit, mais cela demeure toujours de la poésie. Mieux qu'une fuite, c'est l'échappée belle, mieux qu'une rupture, l'adhésion aux temps, mieux qu'une évasion, le sens du réel. Ainsi se définit la fugue. Fil de vie, fil des voix, comme dans sa forme musicale, où chacune conserve son propre sens, sa propre distance, tout en s'accordant et répondant aux autres. Prêtez l'oreille au déroulement des lignes, cela s'entend comme la conversation des jours.
Réflexion autour d'un thème commun : La prise de parole. Qui la prend, pourquoi, comment, seul ou accompagné et quand faut-il la prendre ? Lorsque ces questions se posent, alors, pour reprendre les mots de Philippe Tancelin : "Silence et musique s'accordent en actes... des actes qui agissent selon la seule fortune du chant... d'un opéra des rues, de la promenade, de la rencontre, de la mémoire ou peut etre simplement du presque rien... qui fait faillir la branche de vie... rougir l'espoir, mourir d'aimer... revivre l'in-vécu face à l'invivable. . ".
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni