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Bon vent, Bonaparte ! Le siège de Saint-Jean-d'Acre
Hlehel Ala ; Jockey Antoine
ACTES SUD
22,50 €
Épuisé
EAN :9782330127213
Saint-Jean-d'Acre, Palestine, en 1799. Protégée par ses remparts et réputée imprenable depuis les croisades, la ville est gouvernée par Jazzâr Pacha, un Bosniaque sanguinaire au service de l'Empire ottoman. Venant d'Egypte à la tête d'une puissante armée, Bonaparte l'assiège pendant deux mois sans parvenir à la conquérir... L'épisode du siège d'Acre par les Français est bien connu, mais plutôt qu'un roman historique, Ala Hlehel nous donne à lire sa version personnelle de la confrontation entre deux hommes hors du commun qu'il campe dans leur banale humanité. Les autres personnages - l'amiral britannique Sidney Smith, le colonel royaliste Phélippeaux ou encore Haïm Farhi, trésorier et souffre-douleur de Jazzâr... - ont eux aussi réellement existé, mais l'auteur les réinvente et les investit librement dans la crame de son récit, de même que les pauvres prostituées françaises dépêchées en Palestine pour égayer la vie des soldats de la République. La "morale" immorale qui se dégage de cette histoire est d'une brûlante actualité. Voici un conquérant français qui cherche à abattre un gouverneur comme lui étranger, épaulé lui-même par une flotte britannique - et une population victime de leurs exactions et bientôt de la peste, qui sera perdante quel que soit le vainqueur.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Abordé par un homme étrange, Rabee Jaber écoute son histoire. C'était à Beyrouth, après la guerre civile. Boutros était vigile dans un cinéma abandonné. Il aperçoit une silhouette, tente de la poursuivre, fait une chute violente au fond d'un trou. Puis il perd conscience. Revenu à lui après un long temps, recueilli dans une maison souterraine creusée dans la pierre, il comprend peu à peu qu'il existe une antique ville souterraine, jadis engloutie par un tremblement de terre, mais toujours habitée. Parmi ses rencontres, Yasmina, la silhouette du cinéma, avec qui se noue un amour secret. Si Boutros apprend à découvrir ce reflet trouble de la Beyrouth d'en haut, la mémoire de sa vie d'avant, marquée par la violence d'un conflit absurde, ne le quitte jamais. Après des mois sous terre, il remonte à la surface. Bouleversé par ce monde enfoui et fragile, il rompt sa promesse de ne rien révéler à ceux d'en haut. Berytus, une ville sous terre est un livre profondément original. Quelle est la nature de cette ville lentement découverte? Miroir fantasmé de la ville, ou hommage aux mondes perdus de Jules Verne ou Lewis Carroll? Et sans cesse se pose la question du retour à la vie réelle. Le roman de Rabee Jaber hante longtemps le lecteur, telle une fable à la beauté insaisissable. Biographie de l'auteur Rabee Jaber est né en 1972 à Beyrouth. Il est rédacteur en chef du supplément culturel du journal Al-Hayat et a publié quinze romans depuis 1992. La publication de Berytus, une ville sous terre constitue la première traduction en français de son oeuvre.
Résumé : Au pays du Commandeur, nul ne peut ignorer qui est le maître : son image est partout, les lieux publics portent son nom, des livres sont écrits à sa gloire. Au pays du Commandeur, tout le monde lui est redevable, chacun chante ses louanges, dans sa cuisine ou en public, mais sur les toits-terrasses des maisons il se raconte de drôles d'histoires. Au pays du Commandeur, on se méfie de l'aveugle au coin de la rue, de sa secrétaire, de son voisin, de son conjoint. Tiraillé par des sentiments contradictoires, un écrivain venu d'un Etat voisin de l'Irassybie observe. Quelqu'un soufflera-t-il un jour sur les braises de la révolte ? Une fable grinçante sur l'asservissement au pouvoir politique, qui aborde non sans humour des sujets essentiels et brûlants d'actualité.
À la fin du XIXe siècle, alors que l?Égypte de l?Empire Ottoman est sous dominationbritannique, un officier cairote nommé Mahmoud est envoyé à Siwa comme gouverneur pour y collecter les impôts. Son prédécesseur n?a pas survécu à la mission, les habitants de l?oasis affichant une violente défiance face au pouvoir en place. Mais Mahmoud n?a pas le choix: sans relations haut placées, impossible d?échapper à cette affectation dangereuse qui n?enchante finalement qu?une seule personne, Catherine, son épouse irlandaise. Passionnée d?archéologie, elle est fascinée par Alexandre le Grand dont elle veut retrouver la trace. Or, si sa théorie est exacte, c?est à Siwa qu?il a désiré se faire enterrer. Face à eux, une population scindée en deux communautés belliqueuses, les Gharbiyin et les Charqiyin, les accueille avec une froideur inquiétante. Si le cheikh Yahya tente de faire rayonner sa sagesse et ainsi éviter un nouveau conflit, le poids de la tradition peut en un instant faire exploser l?inhibition artificielle qui régit l?oasis. C?est alors qu?arrive Fiona, la soeur de Catherine, tombée gravement malade. À mesure que sasanté se dégrade, Mahmoud est pris d?un amour grandissant pour cette femme qui s?éteint sous ses yeux impuissants. Il n?arrivera pas à supporter indéfiniment l?obsession de son épouse pour Alexandre alors que Fiona s?apprête à mourir dans cette région hors du temps? C?est une société vacillante que décrit avec intensité Bahaa Taher. Un complexe jeu de forces structure ce roman qui agence avec rugosité la tradition et la passion, l?histoire et le politique. Dans sa légèreté, l?écriture parvient à rendre possible la fuite vers les inconsistants mirages que renferme cette oasis tragique.
Les personnages de Mustafa Taj Aldeen Almosa sont des Syriens ordinaires qui se meuvent dans des lieux familiers, nullement exotiques, mais où soudain surgit le surnaturel sous les traits d'un fantôme ou d'un génie ou encore d'un animal doué de raison. Cette anthologie, tirée des six recueils de l'auteur publiés entre 2012 et 2019, témoigne à la fois d'une vision pénétrante de la réalité syrienne, hantée par la violence et la mort, et d'une approche originale et maîtrisée du genre difficile de la nouvelle.Notes Biographiques : Né en 1981 dans la province d'Idlib (Syrie), Mustafa Taj-Aldeen Almusa est l'auteur de six recueils de nouvelles et de deux pièces de théâtre qui lui ont valu de prestigieux prix littéraires en Syrie et dans le monde arabe. Contraint de s'expatrier pour échapper à la répression, il réside en Turquie. Plusieurs de ses nouvelles ont été traduites dans une dizaine de langues européennes, mais aussi en turc, en persan et en kurde.