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Le je et le nous. Une histoire de la pensée politique, des origines à nos jours
Huguenin François
CERF
24,99 €
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EAN :9782204157827
Et si l'histoire de la pensée politique n'était pas celle que l'on croit ? Et si le coeur de nos sociétés se jouait dans la tension perpétuelle entre le Je et le Nous, dans l'éternelle dispute et l'éternel dialogue entre la personne et la communauté ? Revisitant 2 500 ans d'idées en explorant ce rapport fondamental, rarement abordé de front, François Huguenin nuance l'opposition certes réelle, mais souvent exprimée de façon caricaturale et idéologique, entre une pensée classique axée sur le bien commun et une modernité centrée sur la préservation des libertés individuelles. De Platon à Rawls, en passant par Thomas d'Aquin, Machiavel ou Tocqueville, il offre à chaque chapitre une synthèse claire d'un penseur majeur, jusqu'aux figures contemporaines qui entendent revitaliser la vision moderne au contact des Anciens, comme Hannah Arendt ou Benoît XVI. Passionnante, accessible et pédagogique, cette fresque se lit comme une véritable saga intellectuelle. Un ouvrage essentiel pour comprendre les fondements de notre société.
Résumé : Pourquoi depuis 1789 la droite semble-t-elle impuissante à tenir tête à la gauche sur le plan des idées ? Pourquoi a-t-elle été incapable de lui opposer une véritable alternative de type conservatrice ? Ce livre retrace l'histoire de ses deux grandes mouvances intellectuelles : une école réactionnaire refusant radicalement la Révolution française et une pensée libérale dont le positionnement s'est avéré plus ambigu. D'un côté, Joseph de Maistre, Bonald ou Maurras ; de l'autre, Benjamin Constant, Tocqueville et Aron. François Huguenin raconte l'opposition irréductible de ces droites et l'échec de chacune d'entre elles. Entre une réaction bien plus moderne qu'elle ne le croit, mais inapte à penser la liberté, et un libéralisme qui a oublié l'impératif du bien commun, il trace les lignes de force d'un possible renouveau.
Résumé : Les livres sauvent. C'est en Julien Green que François Huguenin a trouvé un compagnon le rejoignant dans sa souffrance, pour trouver un sens renouvelé à son existence. Ce chant dialogué est un hymne à la littérature et, en soi, un essai littéraire époustouflant de vérité et de style. A lire absolument. Un immense écrivain du xxe siècle, aussi lumineux que ténébreux, devenant le compagnon de route d'un essayiste d'aujourd'hui rattrapé par les fantômes de son passé : c'est presque déjà un roman. C'est celui qui se joue, l'espace d'un texte somptueux, entre Julien Green et François Huguenin. Par-delà la distorsion des temps et des vies, l'Evangile les réunit. C'est-à-dire également la conscience du péché. Mais aussi l'expérience de la miséricorde. Connu pour son insatiable soif d'aventures sexuelles, mais aussi pour sa foi ardente, le grand écrivain incarna cette tension insupportable entre les exigences de la chair et l'appel à l'intériorité. Les noirceurs de l'oeuvre et de la vie de Green font revisiter à François Huguenin les ténèbres de sa propre existence et, avec force et pudeur, la blessure de son enfance. Un essai puissant sur le salut qu'apporte aussi la littérature. Un récit qui encourage chacune et chacun à affronter sa propre histoire. Une quête spirituelle d'où jaillit la lumière.
Comment concevoir une critique non marxiste du libéralisme? A l'heure de la crise financière et de l'essoufflement du modèle capitaliste, cette interrogation cruciale nous concerne tous. Ille mobilise, outre-Atlantique, une galaxie foisonnante de philosophes, d'historiens, de théologiens: les "penseurs de la communauté", engagés clans un débat qui bouscule nos certitudes françaises. Voici la première grande synthèse sur ce courant d'idées. De l'éthique des vertus proposée par Maclntyre au républicanisme de Skinner, en passant par le mouvement "Radical Orthodoxy" et la nouvelle théologie de Cavanaugh, cette redécouverte de la communauté propose une conception alternative à la vision libérale de la modernité. Justice sociale, bien commun, place de l'homme dans la Cité, formes innovantes de sociabilité: ces penseurs renouvellent en profondeur notre conception du vivre-ensemble. lit nous invitent à retrouver le sens d'une communauté revivifiée aux sources de l'éthique. Un ouvrage essentiel pour penser l'après-crise. Un grand traité de philosophie politique.
Résumé : Le XXe siècle fut aussi celui du communisme : son irruption violente, les espoirs immenses qu'il suscita sur tous les continents, son apogée et sa trahison dans le stalinisme, enfin sa chute. Au-delà des querelles portant sur l'ampleur de ses méfaits ou le nombre de ses victimes, l'illusion qui en serait le fondement ou le mensonge qui en aurait permis la survie, Alexandre Adler en retrace l'histoire mondiale. Loin de toute orthodoxie, il offre une lecture originale d'un séisme politique dont on chercherait aujourd'hui en vain l'équivalent.
Résumé : Faut-il ranger le Manifeste du parti communiste parmi les documents qui jettent un regard éclairant sur le passé, et rien de plus ? Dans un paradoxe proprement dialectique, même les impasses et les échecs du communisme du XXe siècle, clairement fondés sur les limites du Manifeste, témoignent de l'actualité de ce texte : la solution marxiste classique a échoué, mais le problème demeure. Le communisme, aujourd'hui, n'est pas le nom d'une solution mais celui d'un problème, celui des communs dans toutes leurs dimensions : les communs de la nature, menacés par la pollution et l'exploitation ; les communs biogénétiques - le transhumanisme devient une perspective réaliste ; nos communs culturels, au premier rang desquels le langage, nos outils de communication et d'éducation, mais aussi les infrastructures et, last but not least, les communs comme espace universel de l'humanité, un espace dont personne ne devrait être exclu.
Quand, le 8 mai 1945, le Troisième Reich s'effondre enfin, on veut croire à la mort du nazisme. C'est pourtant loin d'être le cas : organisations, militants, théories, ils sont nombreux à avoir survécu à la victoire des Alliés. Très vite émerge la crainte de voir se constituer une "Internationale noire" , laquelle va devenir un thème récurrent de l'industrie pop-culturelle - l'organisation Hydra de l'univers Marvel en est aujourd'hui le cas le plus fameux. Le contexte de guerre froide favorise bientôt la construction d'organisations internationales prônant le "nationalisme européen" , voire le "nazisme universel" . Ces mouvements se réfèrent généralement à l'Europe (le Mouvement social européen, le Nouvel Ordre européen, Jeune Europe étant les plus connus), mais il faut encore y ajouter leurs homologues américains, africains, parfois australiens. Le racisme nazi évolue donc vers une idéologie de préservation de la spécificité du "monde blanc" , hélas encore à l'oeuvre aujourd'hui. Grâce à des archives (surtout françaises et américaines) jamais exploitées, le présent ouvrage se propose de suivre ce ballet incessant et halluciné où se mêlent anciens nazis, collabos et jeunes convertis, pour lesquels le "Reich de mille ans" n'en est qu'à ses débuts. Spécialiste de l'extrême droite, Nicolas Lebourg est historien, chercheur associé au CEPEL (CNRS-Université de Montpellier). Cet ouvrage prolonge les travaux qu'il mène depuis 2015 dans le cadre du programme sur l'histoire des fascismes de l'Université George Washington. Il a notamment publié au Seuil avec Jean-Yves Camus Les Droites extrêmes en Europe (2015).
Résumé : Résumons en quelques mots la vulgate, hyperdominante, à laquelle David Graeber s'en prend dans ce livre avec allégresse : la démocratie est une invention occidentale, due aux Grecs de l'Antiquité, puis ravivée aux XVIIE et XVIIIe siècles en Europe et aux Etats-Unis, qui en sont à la fois le berceau et la terre d'accueil par excellence. Non, ce n'est pas la "culture occidentale" qui a fait apparaître et prospérer la démocratie. Bien plus : si l'on entend le mot "culture" au sens anthropologique, il apparaît que la culture occidentale est introuvable. Et si l'on entend par ce mot la culture des lettrés, alors il n'est pas difficile de vérifier que ces derniers, en Occident comme en Orient, se sont constamment opposés à la démocratie. Celle-ci, défend Graeber, ne naît et ne vit en réalité que dans les marges des systèmes de pouvoir : elle est indissociable de l'anarchie. Une réflexion puissante, qui invite à mettre en question de façon radicale nos systèmes politiques contemporains et leur histoire.