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Nord' N° 66, décembre 2015 : Luc Bérimont
Hirschi Stéphane
PU SEPTENTRION
15,00 €
Épuisé
EAN :9782913858367
Luc Bérimont, né André Leclercq en 1915, a passé sa jeunesse à Ferrière-la Grande, au sud de Maubeuge. Ancrage territorial que résume son pseudonyme Bérimont. Poète, passeur de mots, producteur d'émissions radiophoniques, romancier, auteur du Bois Castiau réédité cette année, Bérimont est évoqué ici dans sa vitalité lumineuse, au fil d'évocations personnelles ou d'analyses proposées par Hélène Hazera, Jacques Bertin, Carole Auroy, Luc Vidal, Jacques Vassal, Jean Vasca, Hélène Martin, Michel Aubert, Jean Dufour, Philippe Delerm et Stéphane Hirschi. S'y adjoignent les productions graphiques de deux des enfants de Bérimont, son fils graveur sous le nom de Jules Bonome, et sa fille Elise Bérimont, avec une belle série de vidéogrammes ; et, bien sûr, des textes de Bérimont lui-même, poèmes, paroles de chansons, extraits de romans, ainsi que des photographies et un témoignage de Marie-Hélène Fraïssé, sa dernière épouse.
L'ouvrage étudie les espaces de la chanson contemporaine, où espace revêt plusieurs sens. La chanson constitue un ancrage identitaire, mais voyage à travers les frontières à la faveur d'adaptations. Elle est sans aucun doute un espace symbolique, lié à l'imaginaire et à l'histoire. Elle offre sur la page ou la partition un espace structuré pour une écriture singulière et multiple. Elle se diffuse désormais non seulement sur le disque mais à travers des espaces virtuels, ce qui nécessite la création d'un espace juridique en redéfinition. En réunissant des spécialistes de stylistique, de musicologie, de cultures étrangères, d'esthétique, d'histoire, de sociologie, d'arts du spectacle et d'arts visuels, on définit ici la chanson comme un objet intermédial complexe et digne d'une étude attentive, ce qui est particulièrement intéressant à un moment où la chanson, sous l'effet d'influences diverses, semble être en mutation.
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.
Les articles suivent trois directions d'étude : ils cherchent d'abord à expliquer la façon dont Pozner " monte " ses livres au sens quasi cinématographique du terme, ouvrant ainsi la voie à une poétique de la littérature de montage. Ils explorent ensuite la dimension politique de cette recherche formelle pour montrer que ces récits se muent en fresque dynamique qui révèle la douloureuse expérience des événements politiques. Enfin, ils resituent Pozner dans l'Histoire littéraire du XXe pour lui donner sa juste place. L'ouvrage essaie donc de redonner toute sa place à ce frère talentueux de Boris Pilniak et de John Dos Passos qu'est Vladimir Pozner - une place à la fois considérable et insuffisamment reconnue - dans le contexte d'une littérature contemporaine aujourd'hui soucieuse d'explorer les territoires de la non-fiction.