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Max Weber et la sociologie francaise
Hirschhorn Monique
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782858028665
La sociologie française s'est constituée et développée autour de ses propres maîtres dans la mouvance des affrontements idéologiques et politiques nationaux. Elle entretient des rapports ambigus avec les grands penseurs étrangers et le sort qu'elle leur fait reflète ses orientations dominantes et ses tensions internes. Tel est bien le cas de Max Weber. La splendide ignorance de Durkheim et de ses disciples, le refus épidermique de Gurvitch, le silence du marxisme de l'après-guerre contraste avec l'intérêt de Raymond Aron, l'enthousiasme de Julien Freund, l'adhésion de Raymond Boudon. Ces exemples et d'autres (notamment Pierre Bourdieu, Alain Touraine, Michel Crozier...) ainsi qu'un regard porté sur les sociologies spécialisées permettent de reconstruire un itinéraire qui illustre fortement l'histoire intellectuelle et institutionnelle de la sociologie française. L'actuelle redecouverte de Max Weber s'inscrit dans un renouvellement des cadres de référence d'où pourrait bien surgir une autre façon d'envisager et de comprendre la réalité sociale.
Décrit le système de contraintes qui a résulté, pour tous les enseignants, du développement de la scolarisation de masse depuis les années soixante, et propose une analyse de leurs comportements professionnels.
Les journalistes de la presse privée écrite africaine ne cessent d'expliquer la répression dont ils sont victimes par l'absence d'Etat de droit démocratique en Afrique. Se fondant sur une enquête menée au Bénin, au Sénégal et au Togo, ce livre révèle un autre phénomène tout aussi négateur de la liberté de la presse : la corruption d'une bonne partie de la presse privée écrite africaine par les pouvoirs politiques et des hommes d'affaires. Après avoir décliné et expliqué les différents mécanismes de cette corruption, cet ouvrage se propose de montrer qu'en Afrique bon nombre d'organes de presse privée écrite sont devenus de véritables instruments de pression et de lobbying au profit d'intérêts occultes : couverture d'actes de détournement de deniers publics, défense d'hommes d'affaires douteux, accès d'opérateurs économiques et patrons de presse aux marchés publics sans respect des procédures, cristallisation des " clivages ethniques " à des fins politiques au profit des partis au pouvoir et des partis d'opposition... Cet " activisme médiatique ", comme en rend compte ce livre sur la hase de cas concrets, expose les journalistes de la presse privée écrite africaine à davantage de violence.
Durkheim et Weber ont en commun d'avoir contribué à la reconnaissance de la sociologie dans le monde académique et d'avoir eu l'ambition de faire oeuvre scientifique tout en restant à l'écoute de leur temps. Mais, héritiers de traditions différentes, ils n'avaient pas la même formation intellectuelle et n'ont pas participé aux mêmes débats d'idées. Leurs choix théoriques, leurs modes de conceptualisation, leurs procédés d'analyse en portent la marque et constituent ainsi pour la sociologie deux paradigmes distincts, voire opposés. Un siècle plus tard, les auteurs allemands et français qui ont participé à cet ouvrage collectif tentent de réaliser le dialogue qui n'a pas eu lieu entre Weber et Durkheim. Dans un esprit qui n'est ni celui de l'annexion, ni celui de l'affrontement, ils dissipent ainsi les malentendus, soulignent l'apport toujours actuel de ces deux pères-fondateurs de la sociologie et montrent la cumulativité du savoir sociologique.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.