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Le temps des sociétés. D'Emile Durkheim à Marc Bloch
Hirsch Thomas
EHESS
24,00 €
Épuisé
EAN :9782713225499
Entre le temps objectif et mesurable de la physique et les vibrations du temps de la conscience intérieure, il est un temps "Social", un ensemble de représentations collectives qui informent le rapport au temps des individus. Cet ouvrage retrace le parcours et les transformations de cette idée formulée pour la première fois au tournant du XXe siècle et qui jalonne les projets fondateurs des sciences sociales en France entre 1901 et 1945. De l'étude des Aruntas d'Australie de la fin du XIXe siècle à celle de la société féodale occidentale, de la Chine ancienne à l'Empire aztèque, de la "mentalité primitive" à la mémoire individuelle, les recherches sur les expériences sociales du temps permettent d'interroger à nouveaux frais l'essor des sciences sociales, car attribuer un temps aux sociétés revient à faire du social le mode d'explication des hommes et de l'histoire. Entre philosophie, sociologie, psychologie, ethnologie et histoire, cette enquête renouvelle le regard porté sur quelques- unes de ses grandes figures : Emile Durkheim, Marcel Mauss, Lucien Lévy-Bruhl, Maurice Halbwachs, Marcel Granet, Lucien Febvre et Marc Bloch.
Résumé : "Père moderne des études sur la mémoire", Maurice Halbwachs est désormais un classique pour la sociologie et pour l'ensemble des sciences humaines. Philosophe de formation, passé à la sociologie en même temps qu'il ralliait les causes dreyfusarde et socialiste, il s'est imposé, dans l'entre-deux-guerres, comme une des principales figures de l'école sociologique française fondée par Emile Durkheim, avec en point d'orgue son élection au Collège de France en 1944 dans une chaire de "psychologie collective". On attendait de son enseignement dans la prestigieuse institution qu'il apporte la touche finale à une oeuvre protéiforme. Mais, déporté à Buchenwald où il mourut le 16 mars 1945, Maurice Halbwachs n'eut pas même l'occasion de prononcer sa leçon inaugurale. Cette ultime synthèse existe pourtant bel et bien, dans un cours de psychologie collective donné en Sorbonne au tournant des années 1940, dont il n'existait jusque-là que quelques copies ronéotypées. Pensé comme une introduction générale à la sociologie, ce cours, dans lequel, préfigurant la démarche de Pierre Bourdieu, il se confronte à la question de la singularité individuelle, se trouve ici édité pour la première fois.
Mes amis, au secours! Une femme vient de mourir gelée,cette nuit à trois heures..." Le ler février 1954, l'abbé Pierrelance au micro de Radio Luxembourg un appel déclenchant"l'insurrection de la bonté". En 1949, il avait créé la premièrecommunauté Emmaüs à Neuilly-Plaisance. Pendant plus decinquante ans, l'abbé Pierre combattra avec une force deconviction hors du commun la grande pauvreté, le mal-logement et le surendettement. Emmaüs devient l'une des plusgrandes organisations non-gouvernementales en France et sedéveloppe à l'international. Martin Hirsch et Laurent Desmardretracent une vie d'engagements et brossent le portrait d'unhomme de foi qui, jusqu'à sa mort en 2007, a agi et dénoncésans relâche, mettant sa popularité au service des plussouffrants"."
Résumé : La nuit du 4 août 1789 est au coeur de notre mémoire historique : à Versailles, la France unanime consacre, dans les embrassades et les pleurs, l'abandon des privilèges. Deux siècles après, la "nuit mémorable" nous impose encore l'image de l'unité et de l'homogénéité nationales. Jean-Pierre Hirsch retrace ici les moments et la logique d'une improvisation politique promise à une notoriété universelle. Compromis génial, l'invention du 4 août fonde un ordre politique. Dans les mots seulement ? La moisson rentrée, ne pouvait-on garder la semence des privilèges ?
Depuis le début des années 1990, la plupart des hôpitaux européens ont révolutionné les pratiques entourant la mort du foetus ou du nourrisson. Escamoter l'enfant mort et inciter les parents à "passer à autre chose", tel était l'usage jusqu'alors. Apprendre à "faire son deuil", telle est la règle désormais. Le deuil devient volontariste, presque appliqué. Mais le plus surprenant est sans doute l'invite systématiquement faite aux parents de regarder leur enfant mort. Internationale, cette mutation fut aussi radicale: en dix ans, une page de l'histoire de la mort enfantine a été tournée. Elle cristallise une nouvelle manière de saluer les morts rendant essentielles la matérialité et l'incarnation du souvenir. Que s'est-il passé pour que la présentation ou la représentation du corps devienne, ou redevienne, incontournable pour penser la perte? Un simple retour au passé? Fétichisation du corps et psychologisation de son usage: le corps, la chair, le donné biologique sont appelés au secours des psychés. Mais le phénomène se limite-t-il bien au cas des bébés morts? Que nous suggère-t-il de la redéfinition contemporaine des identités?