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Combats pour l'école laïque en Alsace-Moselle entre 1815 et 1939
Hirsch Jean-Pierre
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782296541009
Qu'il s'agisse des horaires du catéchisme, de la surveillance des enfants à l'église, de la dévotion du maître, du contenu des livres d'histoire ou de sciences, de la présence sur un même banc d'école d'enfants de religion différente, les objets de conflit entre clercs et instituteurs, pendant cent quarante ans, ne changent guère de nature. De l'aube du 19e siècle, alors que s'achèvent les troubles révolutionnaires, à la Deuxième Guerre mondiale, les Eglises voient invariablement dans l'école primaire publique un moyen efficace de ré-évangéliser le peuple et, dans ce but, de conquérir une influence politique par l'usage de moyens nouveaux comme le suffrage universel et la presse. Mais les États-Nations en construction, la France et l'Allemagne, assignent à l'école un autre objectif : la formations de citoyens autonomes et productifs, par l'initiation aux sciences et aux techniques utiles à l'agriculture et à l'industrie, ainsi que par la connaissance du monde et de l'histoire de la patrie. Les maîtres d'école d'Alsace-Moselle se voient assigner deux tâches contradictoires : transmettre une interprétation chrétienne du monde, dans une école qui est conçue comme un prolongement du culte ; mais aussi introduire, au coeur des villages, les nouveautés de la science et du progrès d'un siècle qui n'en a pas manqué. Dans ces trois départements de l'Est, les conflits sont exacerbés par les deux changements de nationalité, en 1871 et 1918, qui donnent au cléricalisme des armes puissantes : à chaque fois les Eglises présentent le nouvel État, porteur de modernité, comme un occupant peu légitime. Ainsi, ce que l'on appelle le statut local de l'école est le fruit d'un passé complexe et de luttes ininterrompues, dans lesquelles se sont épuisés quantité d'obscurs maîtres d'école en quête d'un peu dignité.
Biographie de l'auteur Jean Hirsch, docteur en médecine, entreprend des études de théologie et de philosophie au terme de sa carrière médicale. Il pratique l'étude du Talmud depuis sa jeunesse. Passionné par la connaissance des religions, il voyage beaucoup en Inde. Il a soutenu une thèse de doctorat à l'université Marc-Bloch de Strasbourg (Regard talmudique sur la tradition chrétienne, Connaissances et Savoirs, 2007).
Sigismond Hirsch, radiologue juif, originaire de Roumanie, un des fondateurs des Eclaireurs israélites de France, fut un grand résistant, particulièrement actif dans les réseaux des organisations juives du Sud-Ouest de la France. Déporté à Auschwitz, il est affecté au service de Josef Mengele. Rescapé, il sera un des fondateurs de la Sécurité sociale créée à la demande de De Gaulle après la Libération. Son fils, Jean-Raphaël, plus jeune résistant de France (médaillé à l'âge de douze ans), a suivi les traces de son père en devenant chirurgien. Ce livre a été bâti à partir du témoignage enregistré du père. Le regard de l'enfant sur le père est saisissant (par exemple à son retour des camps), l'auteur réussissant à combiner une vision personnelle émotive et des descriptions plus objectives. L'évocation de Mengele est particulièrement impressionnante. La psychologie de l'enfant caché et le traumatisme qui perdure à l'âge adulte sont évoqués avec talent. L'autre axe du livre, c'est la résilience, l'hymne à la vie, l'engagement pour Israël. Jean-Raphaël Hirsch a construit sa vie comme un guerrier: en luttant contre la cruauté nazie qui le priva de sa mère (assassinée à Auschwitz) à l'âge de neuf ans, en s'accrochant aux valeurs de l'engagement et du travail, en assumant sans hypocrisie sa réussite sociale et professionnelle.
Résumé : " Citoyens!... " L'orateur Jaurès, debout face à l'assistance, marque une courte pause puis s'élance. Sa voix, capable d'emplir les plus vastes édifices, épouse chaque nuance de sa pensée. L'effet d'entraînement sur l'auditoire est immédiat : les témoignages abondent, qui décrivent son incomparable éloquence. Mais s'il fut un maître reconnu de la parole, l'élu de Carmaux, fondateur de la SFIO, demeure aussi et surtout, Léon Blum l'a souligné, l'" un des plus hauts penseurs et un des plus grands écrivains dont la France ait pu s'honorer ". Qu'il s'agisse de l'homme politique, farouche défenseur de la République et socialiste convaincu, du militant pacifiste, du philosophe ou du poète, ce recueil de discours et de conférences constitue la meilleure approche du " tribun extraordinaire ".
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.