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La critique américaine. Tome 1, Le modernisme
Hindry Ann ; Millet Catherine ; Ostrow Saul
ART PRESS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782906705302
Attentif aux avant-gardes américaines, artpress a beaucoup publié les auteurs qui les ont accompagnées. Il fallait bien deux volumes pour réunir les interviews de plusieurs générations d'entre eux. Ce volume 1 réunit ceux qui ont contribué à définir le modernisme. A commencer par le plus célèbre, Clement Greenberg, dont l'approche formaliste a exercé une énorme influence dans les années 1950 et 1960. Le formalisme a été une école du regard que la génération suivante, celle de Rosalind Krauss et Michael Fried, a mis à profit avant de prendre ses distances. Rosalind Krauss pour s'intéresser notamment à la photographie, tandis que Michael Fried prenait en compte la place du spectateur. Quant à William Rubin, longtemps directeur du département de peinture et de sculpture au Museum of Modern Art de New York, il a démontré les liens profonds que les modernes entretenaient avec le primitivisme.
Depuis 1962, la Ville de Vitry-sur-Seine mène une politique soutenue d'aide à la création par le biais de la commande d'oeuvres à des artistes contemporains, avec le souhait constant qu'elles soient librement visibles depuis l'espace public. Ce livre largement illustré retrace cinquante années de cette politique singulière. C'est un guide - pour une déambulation parmi les quelque 130 oeuvres - qui met en perspective l'évolution de l'histoire d'une grande ville d'Ile de France au fil des mouvements et tendances artistiques.
Le mouvement Support-Surface est souvent présenté comme "la dernière avant-garde" de la scène française, en raison d'une pratique radicale et expérimentale de la peinture, d'un important travail théorique, et de prises de position polémiques. Ses nombreuses manifestations au début des années 1970, dans des musées mais aussi en pleine nature, font apparaître Support-Surface - qui n'a jamais été un groupe fixe, mais a plutôt suscité des affiliations, des compagnonnages - comme exemplaire d'un moment charnière. A travers l'évolution de ceux qui participèrent depuis une abstraction minimaliste et déconstructive, jusqu'à, pour certains, le retour à la figuration ou à une esthétique baroque, c'est toute la transformation de l'art de ces dernières décennies qui s'appréhende ainsi, de façon pertinente. Ce qu'ont bien compris de nombreux spécialistes et des institutions qui de plus en plus, de part et d'autre de l'Atlantique, se penchent sur sa contribution à l'histoire de l'art du 20e siècle.
Celant Germano ; Durand Régis ; Hatt Etienne ; Ley
Co-fondatrice, en 1972, de la revue artpress, Catherine Millet a contribué à faire mieux connaître en France l'abstraction américaine et son héritage : l'art conceptuel ou encore le groupe Support-Surface. En 1981 toutefois, elle organise pour l'ARC, musée d'art moderne de la Ville de Paris, l'exposition Baroques 81, qui enregistre le retour en force d'une peinture principalement figurative. Elle a été commissaire de la France pour la Biennale de Sao Paulo en 1989, puis pour la Biennale de Venise en 1995, choisissant de présenter César dans le pavillon français. Outre des monographies (Yves Klein, Salvador Dalí), elle est l'auteur de l'Art contemporain en France (1987) et de l'Art contemporain, histoire et géographie (2006), régulièrement réédités. A partir de 2001, elle s'engage parallèlement dans une oeuvre littéraire autobiographique. La Vie sexuelle de Catherine M. rencontre un succès mondial. Suivront d'autres titres : Jour de souffrance et Une enfance de rêve. En 2017, elle publie Aimer Lawrence, essai consacré à l'auteur de l'Amant de Lady Chatterley.
Henric Jacques ; Lagarde François ; Muray Philippe
Résumé : René Girard est l'inventeur de la théorie mimétique. Son premier livre, Mensonge romantique et vérité romanesque (1961), met au jour les ressorts du "désir triangulaire" à travers une approche des grandes oeuvres littéraires. Ses intuitions lui permettent d'élaborer une anthropologie comparée des formes du religieux archaïque. La question du mécanisme victimaire fait ainsi l'objet de la Violence et le Sacré (1972). Il entreprend ensuite de récapituler les grands acquis de sa recherche dans Des choses cachées depuis la fondation du monde, en 1978, date du premier entretien dans artpress, où il évoque l'importance pour lui des textes bibliques. Ces entretiens montrent que sa pensée, plus que jamais actuelle, est une clé décisive pour interpréter les phénomènes de violence contemporaine.
Né en 1939 à San Francisco, Richard Serra vit à New York. Il est l'un des principaux représentants de la sculpture minimale. En 1965, grâce à une bourse d'étude, il séjourne à Paris - où il s'intéresse au travail de Brancusi. Dès le milieu des années 1960, il participe régulièrement à des expositions de groupe, notamment à celles consacrées à la sculpture américaine. Mais il est surtout connu pour ses sculptures monumentales, indissociables de l'espace pour lequel elles sont créées, dans lequel il déploie des plaques d'acier, souvent corrodées - son matériau de prédilection - posées sur les arêtes, soit contre un mur, soit les unes contre les autres en appui par leur sommet ou dans d'autres combinaisons, à la recherche du meilleur équilibre. Elles suscitent une curiosité et un intérêt tels qu'il reçoit de nombreuses commandes publiques, à Los Angeles, Saint Louis, Helsinki, Amsterdam, Paris, où il a conçu Clara-Clara pour le jardin des Tuileries, installée, de 1985 à 1990, dans le parc de Choisy, puis démontée. En 2008, dans le cadre du programme Monumenta, il reçoit la proposition d'installer une oeuvre sous la verrière du Grand Palais : ce sont cinq stèles disposées asymétriquement le long de l'axe central, hautes de 17 mètres et larges de 4 mètres, invitant le visiteur à une perception de l'espace inédite.