Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Fuck America. Les aveux de Bronsky
Hilsenrath Edgar ; Stickan Jörg
LE TRIPODE
11,50 €
Épuisé
EAN :9782370551177
Bandini, le héros de John Fante, a trouvé son héritier. C'est un branleur. Mais un branleur de génie ! 1952. Dans une cafétéria juive à l'angle de Broadway et de la 86e rue, Jakob Bronsky, tout juste débarqué aux Etats-Unis, écrit un roman sur son expérience du ghetto pendant la guerre : Le Branleur ! Au milieu des clodos, des putes, des maquereaux et d'autres paumés, il survit comme il peut, accumulant les jobs miteux, fantasmant sous sa couette sur le cul de la secrétaire de son futur éditeur M. Doublecrum... L'Amérique, ce "paradis", est une jungle où la valeur d'un homme se juge à son portefeuille et où tout est marchandise : l'homme, la femme, le sexe, et aussi la littérature. Récit drôle et cruel, évoquant Roth ou Bukowski, Fuck America est en grande partie autobiographique : le livre s'inspire des conditions de vie de l'auteur à son arrivée aux Etats-Unis dans les années cinquante, alors qu'il travaillait comme serveur dans un delicatessen juif de New York. Né en Allemagne en 1926, Edgar Hilsenrath a survécu au ghetto durant la guerre, avant de partir pour Israël, puis pour New York. C'est dans cette ville, où il enchaîne d'abord les petits boulots, qu'il commence véritablement l'écriture de son premier roman. Il écrit la nuit, dans des cafétérias juives sordides, et vit de rien. Toute son ouvre s'inspire de cette expérience marquée par la guerre et la solitude, mais sur un mode burlesque, quasi rabelaisien. Longtemps refusé par les éditeurs allemands, qui craignent les réactions à son approche, très crue, de la Shoah, Edgar Hilsenrath connaît d'abord le succès aux Etats-Unis. Ce n'est qu'après son retour en Allemagne, en 1975, et la réédition de ses chefs-d'ouvres Nuit et Le Nazi et le Barbier, qu'il obtient la consécration dans son propre pays. Auteur d'une ouvre ample et à l'originalité sans équivalent, il est aujourd'hui considéré comme l'un des écrivains européens les plus singuliers de sa génération.
Présentation de l'éditeur Edgar Hilsenrath s'est inspiré pour "Nuit" de sa propre histoire, et du ghetto ukrainien où il a passé quatre ans entre 1941 et 1945. Récit halluciné d'un monde où la vie quotidienne est prise entre cauchemar et absurde, resté occulté en Allemagne près de 20 ans à cause de la crudité inouïe de son propos, Nuit est aujourd'hui considéré comme le chef d'oeuvre de l'auteur de Fuck America et de Le Nazi et le Barbier.
Résumé : L'épopée du peuple arménien, dans la tradition des contes orientaux, est construite autour d'une saga familiale où histoire, légendes, politique et fiction s'entremêlent étroitement pour raconter le grand massacre des Arméniens par les Turcs, massacre qui n'est pas sans évoquer l'holocauste perpétré dans les camps nazis.
Odyssée tragique et rocambolesque d'un paysan arménien émigré aux États-Unis et accusé à son retour, en 1914, de l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand à Sarajevo; saga familiale foisonnante de destins heureux, cruels ou cocasses; épopée tentaculaire du peuple arménien condamné à mort par le pouvoir turc lors du "grand massacre" de 1915: tout se mêle et se répond dans ce roman prodigieux, envoûtant à la manière des contes orientaux, tour à tour truculent, lyrique, grand-guignolesque, subversif, cinglant pour raconter les mille et une nuits de l'Arménie. Après Le Nazi et le Barbier, Edgar Hilsenrath a écrit, avec Le Conte de la pensée dernière, prix Alfred Döblin, une nouvelle grande geste épique digne des Quarante jours de Musa Dagh de Franz Werfel. Biographie de l'auteur Né à Leipzig, en 1926, dans une famille juive d'origine polonaise, Edgar Hilsenrath a été déporté dans les camps nazis. Il a vécu en Israël puis aux États-Unis avant de s'établir à Berlin. Trois de ses romans ont été traduits en français.
Résumé : Ecrivain de la Shoah et de l'exil, Edgar Hilsenrath livre avec Terminus Berlin son ultime roman. Fidèle à son humour, il raconte une nouvelle fois avec dérision le destin d'un alter ego littéraire qui, près de trente ans après avoir quitté l'Europe et ses fantômes, retrouve son pays natal. Mais Lesche, traumatisé par son expérience du ghetto, peine à trouver sa place dans un Berlin marqué par le consumérisme et la chute du Mur : la solitude et la résurgence glauque du fascisme forment la trame de ce roman lapidaire, ironique, publié en Allemagne en 2006. Après l'avoir écrit, Edgar Hilsenrath décida que son oeuvre était close. Il n'a plus écrit depuis.
Résumé : Une jurée d'assises qui influence malgré elle l'issue d'un procès, un groupe d'enfants qui s'acharne sur un vieil homme isolé, un homme dont la poupée gonflable est attaquée, une jeune avocate qui doit défendre le chef d'un réseau de prostitution... Dans ces douze nouvelles appartenant à l'univers de la justice, la plume incisive de Ferdinand von Schirach saisit des existences banales à l'instant précis où elles basculent, et interroge la part sombre qui sommeille en chacun de nous.
En trois tableaux et trois voyages, ce roman dessine des itinéraires italiens, loin des sentiers battus. Le premier trajet qu?emprunte la narratrice, seule, avait été planifié à deux. Mais M., l?être aimé, est décédé deux mois plus tôt. Nous sommes en janvier, et les brumes enveloppent les collines autour d?Olevano, près de Rome, où une maison avait été louée par le couple. La narratrice a emporté quelques vêtements du défunt, mais on lui dérobe la valise juste avant son arrivée. Elle essaie de prendre ses marques malgré tout, se promène dans les oliveraies, va jusqu?au cimetière de la petite commune, se renseigne sur les gens enterrés sur place. Un autre souvenir d?Italie lui revient. Elle est adolescente, son père est amoureux de la langue italienne et du pays. Une effrayante dispute entre ses parents précède alors un incident sur la plage, quand le père nage si longtemps et si loin de la côte que tout le monde le croit noyé. La petite fille pense qu?elle devra rester en Italie et se débrouiller avec les quelques mots que le père lui a appris? Puis la narratrice adulte entreprend un autre voyage en explorant la région du delta du Pô. Elle cherche le jardin des Finzi-Contini à Ferrare, longe des canaux déserts et découvre des stations balnéaires abandonnées. Elle visite une nécropole étrusque, et devant les mosaïques de Ravenne, repense à son père et à ses explications.Les choses rapportées, les anecdotes et péripéties se déploient sous nos yeux dans des nuances infinies pour dire les couleurs, les odeurs d?un bosquet, d?une colline, d?une plage, d?un canal, d?un olivier, du ciel. En creux, ce texte d?une infinie richesse, sublimant les paysages et les lieux traversés par une langue inouïe de précision, raconte le deuil, l?absence et l?amour.Traduit de l'allemand par Olivier Le LayNotes Biographiques : Esther Kinsky est née en 1956. Traductrice renommée en Allemagne, notamment de poésie anglo-saxonne, elle a longtemps vécu à Londres, puis séjourné en Europe Centrale et en Italie. Parmi les nombreuses distinctions qu?elle a reçues, citons le Prix Paul Celan et le Prix Franz Hessel, et, pour Bosquet, le prestigieux Prix de la Foire de Leipzig. La traduction de son roman La Rivière chez Gallimard en septembre 2017 lui a valu un accueil enthousiaste.
Résumé : Une belle nuit de pleine lune, quelque part en Norvège, dans les années 1970. Un couple dort. Soudain, madame se réveille, se transforme en loup-garou, trucide son époux - puis se rendort paisiblement. Au matin, les jumeaux Iselin et Edvard découvrent avec consternation la scène de carnage conjugal. Ils comprennent alors qu'ils sont les héritiers d'une très ancienne malédiction lycanthropique, et décident de fuir. Ils trouveront refuge, l'une auprès de terroristes passablement niais, l'autre dans une communauté de hippies ahuris. Mais rien ne sert de courir : on ne renie pas sa propre bestialité - pas plus qu'on n'échappe à celle d'un monde où l'homme est littéralement devenu un loup pour l'homme. Fable anarcho-animalière ? Satire politique ? Thriller nihiliste ? Délire surréaliste ? Les Violences est un OLNI (objet littéraire non identifié) qui, sous des abords baroques, se lit comme une allégorie terriblement actuelle et lucide, réglant son compte, dans un éclat de rire sauvage, à toutes les utopies de notre siècle barbare.
Si, je suis constamment choqué. Lisez donc mes livres, c'est un amoncellement de millions de chocs. C'est un alignement non seulement de phrases, mais d'impressions de choc. Un livre doit être aussi un choc, un choc qui n'est pas visible de l'extérieur", profère Thomas Bernhard dans un entretien de 1986, auquel il donne pour titre: L'origine, c'est moi-même. Il délivre du même coup au lecteur de cet ensemble de récits, réunis ici autour des cinq livres autobiographiques, le trousseau de clés qui, de choc en choc, d'effroi en effroi, d'enfer en enfer, ouvre la boîte de Pandore de cet écrivain pourtant tout d'une pièce: l'imprécateur et l'ermite, le suicidaire passionné de vivre, le poitrinaire aux prises avec son souffle qui se veut chanteur d'opéra, le furioso que jamais ne quittent sa colère, sa véhémence.