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L'OISEAU TOC
HILDESHEIMER W.
GALLIMARD
6,15 €
Épuisé
EAN :9782070270828
Les folles aventures de l'oncle Robert, qui débutent et finissent dans l'Orient-Express, enseigneront au lecteur, entre autres choses utiles, le secret de fabrication d'un peintre national, la manière dont on devient ministre, ce qu'il faut pour séduire une espionne à lunettes noires et enfin la façon de se débarrasser des voyageurs importuns en dissimulant du hachisch dans leurs coussins ou en faisant décrocher leur voiture. Car ce monde de faux faux et des vrais faux, cet univers de curistes, de marchands de tableaux, de tantes mûres et d'experts marrons, est surtout celui de rastas : c'est le paradis de l'oiseau Toc qui, sur ses vastes ailes, porte les aventuriers à des hauteurs parfois insoupçonnées. Et dans ce monde où seuls les faussaires sont vrais, le neveu du plus grand d'entre eux apportera les complications de sa bonne foi relative et de sa désarmante naïveté. Ceux qui ont aimé l'admirable Voyage nocturne apprendront ici à goûter un nouvel aspect du talent de Hildesheimer. II est vrai qu'ils ne rencontreront plus cette fois de douloureux problèmes existentiels mais plus simplement des problèmes d'existence. L'auteur nous conduit avec une si alerte malice, nous ouvre des perpectives si inattendues, qu'on voudrait ne jamais voir finir ce livre. (Mais on peut le relire ! ) Cet amusement de gueule justement épicé a soulevé une critique enthousiaste dans les lettres allemandes ; quant aux figures curieuses et suspectes de L'Oiseau Toc, elles appartiennent au folklore cosmopolite. Les personnages étant de partout sont pourtant très loin d'être n'importe qui. Car si l'on devient faussaire, on naît rasta !
Résumé : Au sein du vieux couple spirituel/temporel, Dieu l'emporte ordinairement, César faisant plutôt figure d'entrave à l'élévation des âmes. Cependant, la quête d'un "royaume qui n'est pas de ce monde " s'accompagne, dès les origines, d'une véritable réussite matérielle de l'Eglise terrestre. Contradiction avec l'idéal initial ? Certes non, puisque cette manne doit être partagée avec les pauvres considérés comme autant d'images de Dieu... Ce bel évangélisme se heurte à la réalité de l'institution. L'Eglise est en rivalité avec le Pouvoir pour la domination du monde. Les questions que cet affrontement pose sont multiples. Au nom de quels principes le pouvoir spirituel peut-il commander ? Avec quelles forces ? A quoi peut bien servir un pape ? Pourquoi les richesses de l'Eglise échapperaient-elles à un pouvoir civil toujours plus autoritaire et impécunieux ? Après les grands affrontements médiévaux du Sacerdoce et de l'Empire, se met en place, dans la France d'Ancien Régime, une solution dite "gallicane" qui fait du Roi Très Chrétien le véritable chef de l'Eglise nationale. Cette "alliance du trône et de l'autel" placera la gestion temporelle en son centre, si bien que l'un sombrera avec l'autre à la Révolution. Avec le rappel de ce parcours temporel, cet essai veut constituer le contrepoint d'une histoire religieuse qui le minimise trop souvent, afin de mieux mettre en lumière les conditions matérielles d'un essor spirituel et artistique sans pareil.
Résumé : Dans l'usage courant, on parle toujours de " jansénisme " pour désigner une attitude d'esprit faite de rigorisme moral. C'est dire la profonde empreinte laissée dans la conscience française par ce courant spirituel qui a surgi en plein XVIIe siècle et auquel l'histoire littéraire associe les noms de Port-Royal, Pascal, Racine et, plus tard, Sainte-Beuve. Ce fut aussi un mouvement politique placé au centre des débats du XVIIIe siècle, un élément essentiel de l'opposition au monarchisme à la veille de la Révolution française. Ce livre fait entrer dans la familiarité des protagonistes du jansénisme et retrace les moments importants de son histoire, à la fois religieuse et politique. Il dégage aussi, en conclusion, les traits d'un héritage durable, tels le sens du rôle des laïcs et des femmes, la participation effective des fidèles à la liturgie, le retour à l'Ecriture, un goût nouveau de l'éducation et... l'introduction de la plume métallique à la place de la plume d'oie.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.