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Richelieu
Hildesheimer Françoise
FLAMMARION
24,99 €
Épuisé
EAN :9782080245274
Peu d'hommes d'Etat ont eu les honneurs de la légende comme Richelieu. Il semble s'en amuser d'ailleurs, le grand manipulateur des Trois Mousquetaires, qui contemple le monde du haut de ses portraits d'apparat, comme s'il nous défiait de regarder sa vie de plus près. Françoise Hildesheimer retrace la carrière tâtonnante qui conduisit Armand Jean du Plessis à devenir, à trente-sept ans, le lieutenant de Louis XIII. Au service de ce roi méfiant et jaloux de son pouvoir, Richelieu mit l'énergie extraordinaire qui faisait dire à Malherbe qu'en lui, quelque chose "excédait l'humanité" : jusqu'à sa mort, en 1642, il s'employa à combattre les intrigues de la Cour, à imposer l'obéissance aux Grands du royaume, à déjouer les complots, à réinventer une politique d'alliances, pour établir la gloire de Louis et faire naître la France moderne... C'est bien un homme, pourtant, et non un héros ou un démon, que ce livre nous invite à découvrir : un homme vieilli avant l'heure, aux nerfs fragiles, que la peur de la disgrâce ne quitta jamais, tant le ministre tout-puissant se savait suspendu à la faveur, flottante, du roi ; un homme habité par le goût de l'action et le culte de la raison, mais aussi par une foi sincère. N'en déplaise aux faiseurs de légendes. Cet ouvrage a reçu le 1er prix Gobert de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (2005) et le prix Madeleine Laurain-Portemer de l'Académie des sciences morales et politiques (2005).
Résumé : Dans l'usage courant, on parle toujours de " jansénisme " pour désigner une attitude d'esprit faite de rigorisme moral. C'est dire la profonde empreinte laissée dans la conscience française par ce courant spirituel qui a surgi en plein XVIIe siècle et auquel l'histoire littéraire associe les noms de Port-Royal, Pascal, Racine et, plus tard, Sainte-Beuve. Ce fut aussi un mouvement politique placé au centre des débats du XVIIIe siècle, un élément essentiel de l'opposition au monarchisme à la veille de la Révolution française. Ce livre fait entrer dans la familiarité des protagonistes du jansénisme et retrace les moments importants de son histoire, à la fois religieuse et politique. Il dégage aussi, en conclusion, les traits d'un héritage durable, tels le sens du rôle des laïcs et des femmes, la participation effective des fidèles à la liturgie, le retour à l'Ecriture, un goût nouveau de l'éducation et... l'introduction de la plume métallique à la place de la plume d'oie.
Résumé : Au sein du vieux couple spirituel/temporel, Dieu l'emporte ordinairement, César faisant plutôt figure d'entrave à l'élévation des âmes. Cependant, la quête d'un "royaume qui n'est pas de ce monde " s'accompagne, dès les origines, d'une véritable réussite matérielle de l'Eglise terrestre. Contradiction avec l'idéal initial ? Certes non, puisque cette manne doit être partagée avec les pauvres considérés comme autant d'images de Dieu... Ce bel évangélisme se heurte à la réalité de l'institution. L'Eglise est en rivalité avec le Pouvoir pour la domination du monde. Les questions que cet affrontement pose sont multiples. Au nom de quels principes le pouvoir spirituel peut-il commander ? Avec quelles forces ? A quoi peut bien servir un pape ? Pourquoi les richesses de l'Eglise échapperaient-elles à un pouvoir civil toujours plus autoritaire et impécunieux ? Après les grands affrontements médiévaux du Sacerdoce et de l'Empire, se met en place, dans la France d'Ancien Régime, une solution dite "gallicane" qui fait du Roi Très Chrétien le véritable chef de l'Eglise nationale. Cette "alliance du trône et de l'autel" placera la gestion temporelle en son centre, si bien que l'un sombrera avec l'autre à la Révolution. Avec le rappel de ce parcours temporel, cet essai veut constituer le contrepoint d'une histoire religieuse qui le minimise trop souvent, afin de mieux mettre en lumière les conditions matérielles d'un essor spirituel et artistique sans pareil.
Dans la galerie des rois de France, Louis XIII fait grise mine, coincé qu'il est entre son père. Henri IV, et son fils, Louis XIV. S'intéresse-t-on à son règne, c'est le nom de Richelieu, son ministre, qui flamboie: au point que les livres d'histoire sautent parfois sans vergogne de la mort du cardinal, en décembre 1642, aux débuts tumultueux du futur Roi-Soleil comme si. avec Richelieu, on avait enterré Louis XIII. C'est oublier que Louis a survécu six mois à son ministre: six mois ignorés de la postérité, mais capitaux pour l'histoire de France. Car, entre décembre 1642 et mai 1643, il est à la tête d'un pays en guerre contre l'Espagne, au centre d'une Cour déchirée par les cabales. On sait le roi malade; le dauphin est un enfant qui va prendre le pouvoir, autrement dit qui va assumer la régence? La reine, Anne d'Autriche, le frère du roi, Gaston d'Orléans, les princes du sang et les grands s'allient, se brouillent et complotent, cependant qu'un quasi-inconnu nommé Giulio Mazarini progresse dans les allées du pouvoir. Six mois de suspens pour tous ceux qui convoitent la mort du roi; six mois de calvaire physique pour le monarque affaibli, qui doit se préparer à une fin chrétienne, mais déjouer aussi stratagèmes et chausse-trapes. En sa longue agonie, Louis poursuivit un dessein unique: assurer le destin du trône de France. Et, en grand roi qu'il était, il y parvint.
Peu d'hommes d'Etat, dans l'histoire de France, ont eu leshonneurs de la légende comme Richelieu. Il semble s'enamuser d'ailleurs, le grand manipulateur des TroisMousquetaires, qui contemple le monde du haut de sesportraits d'apparat, tout de rouge vêtu, comme s'il nous défiaitde regarder sa vie de plus près. Relevant le défi, FrançoiseHildesheimer retrace la carrière tâtonnante, émaillée detraversées du désert, qui conduisit Armand Jean du Plessis àdevenir, à trente-sept ans, le lieutenant de Louis XIII. Auservice de ce roi méfiant, bègue et jaloux de son pouvoir,Richelieu mit l'énergie extraordinaire qui faisait dire àMalherbe qu'en lui, quelque chose "excédait l'humanité":jusqu'à sa mort, en 1642, il s'employa à combattre les intriguessans cesse renaissantes de la Cour, à imposer l'obéissance auxGrands du royaume, à déjouer les complots ourdis dans leschancelleries européennes, à réinventer une politiqued'alliances, pour établir la gloire de Louis et faire naître laFrance moderne? une entreprise titanesque à laquelle il nesacrifia jamais ses activités de théologien, d'auteur de théâtreet d'historien. C'est bien un homme, pourtant, et non un hérosou un démon, que ce livre nous invite à découvrir: un hommevieilli avant l'heure, aux nerfs fragiles, que la peur de ladisgrâce ne quitta jamais, tant le ministre tout-puissant sesavait suspendu à la faveur, flottante, du roi; un homme habitépar le goût de l'action et le culte de la raison, mais aussi parune foi sincère. N'en déplaise aux faiseurs de légendes.