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L'analogie dans les techniques
Hilaire-Pérez Liliane ; Beaune Sophie-A de ; Verme
CNRS EDITIONS
32,00 €
Épuisé
EAN :9782271082411
Comment Léonard a-t-il inventé ses machines de vol ? Comment des méthodes de tissage ont-elles été transposées dans des techniques de guerre, des instruments de meunerie ou dans la fabrication de cosmétiques ? Comment comprendre les rapports entre des artefacts préhistoriques sans source textuelle ? Comment a-t-on pu mécaniser le génie, des réductions en art au "raisonnement par cas" ? Le point de départ de ce livre est que l'analogie joue un rôle crucial dans l'invention, la circulation et l'appropriation des techniques. C'est aussi un puissant motif de rationalisation et compréhension des techniques selon des logiques opératoires, aux côtés de l'analogie génétique, ou structurelle, ou encore fonctionnelle. Ces résonances justifient cet ouvrage pluridisciplinaire réunissant historiens des techniques, archéologues, psychologues cognitivistes, historiens de l'art, muséographes, philosophes des techniques, informaticiens et théoriciens de l'analogie.
Biographie de l'auteur Professeur à l'Université Paris-7, et directrice d'études à 1'EHESS, Liliane Hilaire-Pérez est spécialiste de 1'histoire de l'invention et des savoirs techniques au XVIIIe siècle. Elle est notamment l'auteur de L'Invention technique au siècle des Lumières (Albin Michel, "L'évolution de l'humanité", 2000).
Les travaux de Patrice Bret occupent une place centrale en histoire des sciences et en histoire des techniques. Ce livre entend les mettre à l'honneur, qu'il s'agisse de l'histoire des savoirs académiques, du régime techno-politique du XVIIIe siècle, des interactions entre savants et praticiens à l'heure de la chimie lavoisienne, des circulations culturelles et des traductions ou encore de la place des femmes de sciences. Les contributions réunies dans ce volume illustrent, par leur diversité, l'influence de Patrice Bret dans la communauté historienne. Nous proposons ainsi de mettre en perspective son oeuvre en la replaçant dans un contexte intellectuel, scientifique et épistémologique. Un constat s'impose : loin de distinguer entre les approches conceptuelles, érudites et méthodologiques, Patrice Bret joue un rôle de premier plan dans un milieu scientifique qui a choisi de conjuguer le renouvellement des questionnements avec la production d'instruments de recherche et les interrogations de repérage, de dénomination, d'identification, seules à même de contrer les récits téléologiques qui ont longtemps prévalu dans ce domaine. Si l'histoire des sciences et l'histoire des techniques sont de nos jours à l'avant-poste du renouvellement de la science historique, c'est aussi grâce au rôle de passeur de Patrice Bret.
Qu'est-ce que les techniques font à la globalisation ? Qu'est-ce que la globalisation fait aux techniques ? Cet ouvrage propose des réponses à ces questions dans une vingtaine d'études originales qui portent sur le Brésil, le Cameroun, la Chine, les Etats-Unis, la France, le Japon et l'Union soviétique. Il s'intéresse au long XXe siècle où l'ordre colonial, les antagonismes politiques et la division du monde en deux blocs ont joué un rôle capital dans les interconnexions et les interdépendances régionales. Dans leurs analyses des circulations des techniques, les auteurs de cet ouvrage s'emploient à suivre au plus près les déplacements pour en montrer la complexité et le travail permanent de requalification qui s'opère, tant les techniques et leurs porteurs se transforment au fil des disséminations et de leurs arborescences. De fait, la globalisation ne signifie pas une homogénéisation des mondes sociotechniques. Les circulations techniques changent les territoires de l'économie et les rapports entre les pays, les inégalités et les clivages entre les pays riches et les pays pauvres.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
(Texte provisoire) En bref Tout sur la monarchie à son âge d'or. Le livre Issue d'un ouvrage collectif sur les monarchies à toutes époques, cette contribution d'Yves-Marie Bercé, synthèse sur une forme politique dominante en Occident de la Renaissance à la Révolution française, est une formidable introduction à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne. Il ne s'agit pas d'un catalogue des rois et reines du XVIe au XVIIIe siècle, mais bien d'une histoire de la monarchie à travers l'analyse des fonctions royales. Roi-père, roi-justicier, garant de la Paix. Les nombreux attributs du souverain - vrais ou supposés - soulignent le caractère sacré alors attaché à cette fonction. Mais qu'en est-il vraiment du pouvoir du roi ? Que nous disent les chutes de trône du caractère supposément divin de leur élection ? Quels sont les rapports du roi à l'Etat, alors naissant dans le courant du XVIIe siècle ? Comment l'épithète " absolue " que l'on accole alors à " royauté " se traduit-il dans la pratique ? Et surtout, quelles relations le roi entretient-il avec son peuple ? De François 1er à Louis XVI, d'Elisabeth 1re à Jacques II, de Charles Quint à Charles III le Bourbon, c'est l'âge d'or de la monarchie que nous fait revivre Yves-Marie Bercé, en fin connaisseur de la période. L'auteur Yves-Marie Bercé, chartiste, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur d'histoire moderne. Arguments - Une synthèse claire et accessible.