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J'ai vécu si peu. Journal du ghetto d'Oradea
Heyman Eva ; Iancu Carol ; Muller Jean-Léon
DES SYRTES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782940523009
Extrait de la préface de Carol IancuNous devons être reconnaissants aux éditions des Syrtes d'avoir eu la bonne initiative de faire traduire et publier pour la première fois en français le Journal tenu en langue hongroise par Éva Heyman, une adolescente juive de treize ans, dans la ville d'Oradea (Nagyvárad), en Transylvanie du Nord, pendant les mois qui ont précédé sa déportation à Auschwitz, en juin 1944.Cet écrit bouleversant fait penser obligatoirement au Journal d'Anne Frank, jeune Juive allemande réfugiée aux Pays-Bas à la suite de l'occupation de ce pays par les armées de Hitler. C'est pendant «sa vie clandestine» - elle resta cachée deux ans dans une maison à Amsterdam avec sa famille - qu'elle rédigea son Journal, commencé lorsqu'elle avait treize ans, comme Éva, et achevé quelques jours avant l'arrestation des Frank, en 1944. C'est le père, Otto, le seul survivant (Anne Frank est morte du typhus dans le camp de concentration de Bergen-Belsen), qui fit publier, en 1947, le Journal, récupéré par une personne dévouée (Miep Gies), après l'arrestation de la famille Frank. Si ce témoignage a connu une audience mondiale, s'il reste l'une des oeuvres emblématiques de la littérature de la Shoah, il ne constitue pas un cas unique. En effet, des Anne Frank, bien que peu nombreuses, ont existé dans d'autres pays, alliés, occupés ou soumis à l'Allemagne nazie. Serge Klarsfeld, à qui l'on doit tant de travaux remarquables sur la Shoah en France, a fait publier les lettres d'une lycéenne âgée de dix-sept ans, préparant son baccalauréat, et qui fut arrêtée le 1er septembre 1941, parce qu'elle ne portait pas l'étoile jaune. Il s'agit de Louise Jacobson qui, avant sa fin tragique à Auschwitz où elle fut déportée par le convoi n° 47 du 11 février 1943, avait été incarcérée tour à tour à Fresnes, Drancy, Beaune-la-Rolande et de nouveau à Drancy, et c'est pendant son emprisonnement qu'elle rédigea ses émouvantes lettres qui ont été aussi adaptées au théâtre.«Louise Jacobson est notre Anne Frank», a écrit Serge Klarsfeld et, dans la même perspective, nous pouvons et devons affirmer qu'Éva Heyman est une Anne Frank transylvaine! Ce n'est pas un hasard si, dans l'introduction à la traduction roumaine du Journal d'Éva Heyman, Oliver Lustig, lui-même transylvain, déporté à Auschwitz, mais qui a survécu, considère cette dernière comme une «Anne Frank de la Transylvanie du Nord envahie par les horthystes».Comme ce fut le cas pour le Journal d'Anne Frank, publié grâce au seul membre survivant de sa famille - son propre père -, le Journal d'Eva Heyman fut lui aussi publié par les soins du seul membre de sa famille qui survécut - sa mère -, qui put s'enfuir du ghetto d'Oradea et échapper à la déportation à Auschwitz. Ce Journal lui fut remis par Mariska Szabo, la cuisinière de ses parents, qui l'avait reçu des mains d'Eva avant l'«évacuation» vers le tristement célèbre camp d'extermination en Pologne, et qu'elle avait gardé jusqu'au retour de Suisse de la mère d'Eva et de son deuxième mari, Béla Zsolt. Ce dernier, dans un livre publié en hongrois en 1946, Kilenc koffer («Neuf valises»), raconte les circonstances de son évasion et de celle de son épouse du ghetto. Aidé par le docteur Németi, chef de l'hôpital du ghetto où il était caché sous un faux nom, il fut transféré dans le bâtiment réservé aux maladies contagieuses (notamment le typhus), où il devait rencontrer son épouse à laquelle le docteur Németi avait promis qu'elle y retrouverait aussi ses parents et sa fille. C'était un pieux mensonge et lorsque, trois jours plus tard, elle apprit que ces derniers ne se trouvaient plus dans le ghetto, elle s'évanouit et tomba dans la mélancolie, refusant de s'alimenter.
Présentation de l'éditeur Splat et son papa s'inscrivent à une grande compétition sportive. Avec un peu d'entraînement et des lacets porte-bonheur, Splat est sûr et certain que son équipe va gagner !
Vous voulez faire travailler votre corps tout en souplesse et sans heurt ? La méthode Pilates est faite pour vous ! Inventée par un Allemand, Joseph Pilates, et importée aujourd'hui des Etats-Unis où elle connaît un véritable engouement, cette méthode d'exercices physiques, de respiration et de concentration sculpte votre corps en harmonie et en douceur. La Méthode Pilates pour les Nuls comprend de nombreuses photos qui vous invitent à vous initier puis à parfaire votre technique à la maison sans équipement particulier. Pour acquérir et conserver un corps et un mental à toute épreuve !
Résumé : Le nouveau long-métrage de Harry Potter arrive à grand pas et il est temps de réviser ce classique incontournable. Grâce à cet ouvrage riche en fac-similés, interviews et illustrations inédites retrouvez Poudlard et ses élèves, Gringotts et ses gobelins, les Mangemorts et toutes les créatures magique, sans oublier les moldus, qui font de cette saga un monument de la pop culture !
Cuisiner comme Sergio Herman dans ses restaurants étoilés, peu de gens le peuvent. Mais à la maison, ce grand chef hollandais cuisine comme nous le faisons tous : rapidement et simplement. Sauf que les plats qui arrivent sur la table de la famille Herman sont plus savoureux. Dans ce livre, il explique pourquoi. De la lasagne au tiramisu, d'une casserole de moules à une salade d'aubergine : grâce à quelques astuces, Sergio Herman nous apprend comment transformer un repas simple en une explosion de saveurs. Par exemple en faisant soi-même son huile pimentée. Ou en ajoutant un soupçon de citron confit. Mais, surtout, en osant se lancer. En bref : just cook it !
Ce qui est terrible chez un enfant, ce n'est pas tellement de savoir qu'il n'est pas aimé, et pourtant c'est important, mais c'est de ne pas pouvoir aimer parce que ce noble sentiment est rejeté des autres." Ces mots bouleversants sont ceux de Daniel, un de ces "fils de Boches", de ces "enfants de la honte", ou de la "collaboration horizontale", comme les qualifiaient les patriotes zélés de 1945, les premiers à prendre la tondeuse pour stigmatiser le comportement des mères qui, aujourd'hui encore, se terrent dans la souffrance. Ces enfants maudits, niés avant même leur naissance, mis au ban la société, seraient aujourd'hui 200 000, estime-t-on à l'Institut d'histoire du temps présent. Nés de liaisons clandestines entre des jeunes appelés de la Wehrmacht, l'ennemi, et des femmes d'un pays qui les accueillait malgré lui, ces petits êtres indésirables ont grandi dans la honte, portant au plus profond de leur âme une double filiation qui a laissé chez nombre d'entre eux une plaie jamais refermée. Mis au rancard de l'Histoire, les enfants oubliés du pacte d'amitié et de réconciliation franco-allemand veulent rompre le silence. Soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, ils témoignent ici pour la première fois. Beaucoup se sont lancés sur les traces du père disparu. Certains ont retrouvé leur famille allemande en recourant aux services d'information des Archives de la Wehrmacht à Berlin, la WASt, qui submergée de demandes, a décidé d'apporter son aide en éditant un petit formulaire que nous avons encarté dans cet ouvrage. D'autres "enfants" poursuivent inlassablement leur quête. Ce livre est pour eux un espoir. Puisse-t-il trouver un écho... et leur permettre de vivre leur singularité avec plus de sérénité.
Berlin, 9 novembre 1989... Le mur est ouvert. La République démocratique allemande ferme boutique. Son existence ne tenait qu'à un mur. Un mur qui n'était que la partie visible de l'iceberg. Dessous se cachait la Stasi, ce monstre tentaculaire de la guerre froide, cette police secrète à qui rien n'échappait. C'est dans son antre que nous emmène l'auteur. Pendant près de trente ans, il a affronté à Berlin-Ouest et en RFA les agitateurs et désinformateurs stipendiés de la Stasi, déjouant ses traquenards à Berlin-Est et en RDA. Il a vécu aussi l'infiltration du mouvement étudiant des années 1960 et de divers organismes d'Allemagne de l'Ouest ; il a contacté à maintes reprises des dissidents est-allemands et collaboré avec eux, menant sa petite guerre personnelle contre cette dangereuse organisation tout au long de la guerre froide. A partir de son expérience, de témoignages poignants, d'entretiens avec des espions et leurs victimes, il nous entraîne dans les arcanes du " meilleur service d'espionnage de l'histoire ", et nous fait vivre le quotidien d'une dictature, mêlant à la fois l'analyse rigoureuse du politologue et la narration du journaliste. Un document rare.
La Traque est une histoire de chasse a? l'homme et de perse?cution psychologique. En enque?tant sur un homme politique douteux, incarnation de la corruption et de tous les vices, le journaliste Anton Piaty devient la cible des hommes de main de l'oligarque. Ils ne reculeront devant rien dans leur minutieuse ope?ration de de?stabilisation, rien ne sera laisse? au hasard : « Aucun exce?s de ze?le : le harceler par la norme. Tout ce qui se produit habituellement dans ce pays doit lui arriver au quotidien. Des serveurs malpolis, des conducteurs qui pe?tent les plombs. On va de?velopper sa paranoi?a. Je propose de lui mettre le monde entier a? dos. Ce n'est pas son corps qui doit e?tre vise? par nos mesures de re?torsion, mais son esprit. » Les intimidations, la manipulation, le harce?lement, tout doit rendre la vie du journaliste insupportable et le forcer a? s'expatrier. Sacha Filipenko de?monte un a? un, avec virtuosite?, tous les rouages de cette traque. Tanto?t acteur, tanto?t scrute? par ses perse?cuteurs, son personnage devient ainsi le prototype du lanceur d'alerte obstine? dans ce me?lange de fable politique universelle et de roman noir.La Traque est le deuxie?me roman traduit en franc?ais du jeune e?crivain bie?lorusse Sacha Filipenko, ne? en 1984. Ses romans ont e?te? traduits en plusieurs langues et lui ont valu de nombreuses re?compenses litte?raires. Paru en 2018 aux e?ditions des Syrtes, Croix rouges a e?te? salue? par la critique francophone.4e de couverture : La Traque est une histoire de chasse a? l'homme et de perse?cution psychologique. En enque?tant sur un homme politique douteux, incarnation de la corruption et de tous les vices, le journaliste Anton Piaty devient la cible des hommes de main de l'oligarque. Ils ne reculeront devant rien dans leur minutieuse ope?ration de de?stabilisation, rien ne sera laisse? au hasard : « Aucun exce?s de ze?le : le harceler par la norme. Tout ce qui se produit habituellement dans ce pays doit lui arriver au quotidien. Des serveurs malpolis, des conducteurs qui pe?tent les plombs. On va de?velopper sa paranoi?a. Je propose de lui mettre le monde entier a? dos. Ce n'est pas son corps qui doit e?tre vise? par nos mesures de re?torsion, mais son esprit. » Les intimidations, la manipulation, le harce?lement, tout doit rendre la vie du journaliste insupportable et le forcer a? s'expatrier. Sacha Filipenko de?monte un a? un, avec virtuosite?, tous les rouages de cette traque. Tanto?t acteur, tanto?t scrute? par ses perse?cuteurs, son personnage devient ainsi le prototype du lanceur d'alerte obstine? dans ce me?lange de fable politique universelle et de roman noir.La Traque est le deuxie?me roman traduit en franc?ais du jeune e?crivain bie?lorusse Sacha Filipenko, ne? en 1984. Ses romans ont e?te? traduits en plusieurs langues et lui ont valu de nombreuses re?compenses litte?raires. Paru en 2018 aux e?ditions des Syrtes, Croix rouges a e?te? salue? par la critique francophone.
La famille Stauffenberg sera détruite jusqu'au dernier membre", a déclaré Hitler après l'attentat manqué du 20 juillet 1944, initié par Claus von Stauffenberg. Nina, son épouse, est arrêtée deux jours plus tard, et commence alors pour elle près d'une année d'isolement : les prisons, puis le camp de concentration de Ravensbrück et, enfin, les hôpitaux. C'est sa grossesse qui l'a sans doute sauvée de l'exécution ; elle a donné naissance à Konstanze, l'auteure de ce livre, en prison. Ses quatre autres enfants sont placés par les nazis dans un orphelinat sous un faux nom, dans le but d'être adoptés. Basée sur des entretiens, de nombreux documents, lettres et archives, mais aussi des histoires orales transmises de génération en génération, cette chronique familiale se confond avec la grande Histoire dans ses moments les plus tragiques. C'est aussi une lettre d'amour de Konstanze von Schulthess à sa mère et un hommage aux héroïnes inconnues et silencieuses de la Seconde Guerre mondiale.
Hédi Fried a 19 ans quand elle est déportée avec sa famille à Auschwitz. Ses parents n'en reviendront pas ; seules elle et sa soeur survivent. Cette terrible histoire, elle n'a eu de cesse de la partager depuis lors en allant dans les écoles, à la rencontre des élèves. Dans ces pages, elle répond avec sincérité et sensibilité aux questions d'enfants et d'adolescents. Derrière leur apparente naïveté, celles-ci s'avèrent souvent plus directes et surprenantes qu'elle ne l'aurait imaginé. Pourquoi Hitler détestait-il les juifs ? Pourquoi n'avez-vous pas résisté aux nazis ? Y avait-il de gentils SS ? Est-ce que vous rêviez la nuit ? Aviez-vous tout le temps faim ? Ce livre, profondément humain et pédagogique, exhorte les jeunes générations à ne jamais oublier et à ne jamais réemprunter les chemins qui mènent à la barbarie.
Harding Thomas ; Taudière Isabelle D. ; Peckre Clé
Résumé : A partir de documents d'archives, l'auteur retrace les existences de Rudolf Hoss, commandant du camp d'Auschwitz, et d'Hanns Alexander, un Juif allemand, qui se croisent lorsque ce dernier s'engage dans une traque des criminels de guerre nazis.
« À présent que les témoins sont morts, victimes comme bourreaux, il reste le souvenir de leurs mots et de leurs visages, les monuments et les livres. J'ai voulu tisser les fils de la grande histoire avec ceux de la petite, jusqu'à ce que jaillisse un tableau d'antan, avec ses parts d'ombre et de lumière, ses vies écrasées par la mégalomanie des hommes ; celles de Lydia et Karl Schwarz qui eurent la malchance de naître à l'orée d'un siècle maudit. » Découvrant les arrangements de son grand-père allemand avec le régime nazi, Géraldine Schwarz met au jour la responsabilité des Mitläufer dans une dictature : ceux, si nombreux, qui « marchent avec le courant ». Suivant sa famille sur trois générations, elle retrace le travail de mémoire mené en Allemagne, qui fait la force de sa démocratie. En le comparant aux lacunes mémorielles en France et ailleurs en Europe, elle soulève une question cruciale : faire des citoyens des victimes de l'Histoire au lieu de les responsabiliser n'a-t-il pas ouvert la voie au populisme et fragilisé nos démocraties?Notes Biographiques : Géraldine Schwarz est une journaliste franco-allemande vivant à Berlin. Ancienne correspondante de l'AFP, elle collabore entre autres avec Le Monde, Arte et une émission politique de la télévision allemande Deutsche Welle. Elle enquête depuis quelques années dans les archives des services secrets allemands BND et a réalisé plusieurs documentaires pour France Télévisions.
Résumé : Le camp de concentration (KL) est constitutif du nazisme. Il en est le miroir le plus fidèle. Dès les premières heures du régime, il sert d'abord à éliminer les opposants politiques dans des bâtiments réquisitionnés en pleine ville, puis très vite est érigé hors des zones urbaines selon une architecture particulière. De concentration des prisonniers sans droits, il élargit ses fonctions selon les besoins de l'Etat : instrument de la terreur idéologique, il devient la machine de l'épuration sociale (malades mentaux, asociaux, homosexuels), le centre d'une économie du travail par le mortel esclavage de la main-d'oeuvre (les prisonniers russes et les Slaves au premier chef), un univers de convois ferrovaires et de rampes de sélection, d'expérimentations médicales selon les pathologies des différentes catégories de déportés, l'épicentre enfin du génocide des populations juives et tziganes en provenance de tous les pays occupés. D'emblée, le camp fut le règne de la violence absolue, sitôt que la garde en fut confiée à la SS des camps dont les rangs s'ouvrirent aux militants de base sans autre formation idéologique que les sanglantes batailles de rues. Le camp ne répond pas seulement aux évolutions du régime nazi, il est un univers en soi avec ses propres règles, mélange de bureaucratisme tatillon et d'arbitraire déchaîné, sur lequel entend régner Himmler. Un univers dont les Allemands ne pouvaient ignorer l'existence, tant il fit l'objet de reportages écrits, radiophoniques et cinématographiques afin que chacun sache de quel prix se payait la moindre dissidence. Un univers dont nombre de survivants périrent aux dernières heures dans les marches forcées par lesquelles les nazis voulurent effacer les traces de leur crime devant la progression des armées russes et alliées. Nikolaus Wachsmann, professeur d'histoire contemporaine à Birkbeck College (université de Londres), a écrit la première histoire globale du camp nazi de 1933 à 1945, puis de sa survivance dans la mémoire occidentale. Un de ces livres majeurs qui, par le recours à des milliers de pages d'archives administratives ou de témoignages personnels, par le jeu d'échelles du centre du pouvoir hitlérien à la condition du détenu au ras de son châlit, marquent une étape dans la discipline.