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Apogée et déclin. Le Siècle d'or espagnol
Heyden Rynsch Verena von der ; Giraudon Philippe
GALLIMARD
22,40 €
Épuisé
EAN :9782070131464
La culture et l?Histoire espagnoles sont fortement marquées par le desvivirse. Cette notion difficile à traduire, une sorte d?intensité dévorante aux prises avec la réalité, est pourtant cruciale pour comprendre notre pays voisin, à la fois proche et lointain. Afin de nous faciliter le chemin, Verena von der Heyden-Rynsch nous offre ici une plongée dans la culture ibérique. Son récit est organisé autour de trois axes : la cohabitation des trois grandes religions au Moyen Âge, l?influence de la pensée d?Érasme, et enfin, ladite philosophie du desvivirse du moraliste Gracian. A partir de quelques données historiques clés, esquissées avec concision et clarté, l?auteur parvient à brosser un portrait très vivant de l?Espagne comme s?il s?agissait d?une personne morale et non d?un pays. En décrivant le chemin parcouru entre le IXe siècle, où le pays incarnait la tolérance interreligieuse en Europe, et l?obsession du " sang pur " du XVIe siècle, elle décèle une faille qui se renforcera encore par l?obscurantisme de la contre-réforme, malgré l?influence incontestable de la pensée érasmienne. L?auteur parvient ainsi à dessiner un large arc de cercle dans l?histoire culturelle espagnole pour aboutir à la description d?un pays qui se languit, dans une attitude fière mais dépressive qui lui est propre, en puisant son argumentation aussi bien dans la peinture, la philosophie, la littérature que dans l?histoire politique. Son essai lumineux touchera non seulement les lecteurs curieux de la culture espagnole, mais aussi tous ceux qui s?intéressent à l?histoire des idées en Europe ou qui s?interrogent sur la question de la tolérance religieuse.
Résumé : On pourrait se croire dans une pièce de Shakespeare, Le franciscain de Venise. A l'aurore de la Renaissance, on croise Henri VIII, le roi d'Angleterre qui sollicite le droit de divorcer d'avec sa première femme auprès du pape, dont les légats sont accompagnés d'un théologien de renom, philosophe de haut vol et kabbaliste par passion. Petit à petit sort de l'ombre le personnage-titre, Francesco Zorzi (1466-1540) ou Francesco Giorgio Veneto. Parlant le latin, le grec et l'hébreu, familier des Saintes Ecritures autant que des textes néoplatoniciens et pythagoriciens, ce moine se passionne pour les écrits rabbiniques au point de posséder l'une des plus impressionnantes bibliothèques hébraïques. Fasciné par l'architecture et la possibilité de concevoir un bâtiment à l'image du corps humain, il collabore avec l'architecte Jacopo Sansovino à la conception de l'église de San Francesco della Vigna. A travers cette figure énigmatique, qui connaît à merveille l'oeuvre de Pic de la Mirandole, a lu Marsile Ficin et disputé les doctrines de Nicolas de Cues, c'est tout l'univers de l'humanisme renaissant que restitue Verena von der Heyden-Rynsch.
D'une capitale l'autre, de villégiature huppée en ville d'eau, Marie Bashkirtseff, jeune peintre russe d'une grande beauté, tente de vivre, d'aimer, de laisser une oeuvre à la postérité. Paradoxalement, c'est son journal intime qui fera d'elle une des figures les plus touchantes de la Belle Epoque. "Jamais une vie ne fut vécue avec plus de fièvre, plus de soif de vivre, écrivait Hugo von Hofmannsthal. Elle a le grand don de l'expérience, cette sensibilité vigoureuse et délicate à la séduction extérieure, par où l'enfant et l'artiste se rencontrent. Ses nerfs sans emploi répondent avec plus de vivacité, de force et d'originalité à chaque impulsion ; son âme souple et séduisante s'enflamme et brille, mais elle se brûle à sa propre flamme et à vingt-quatre ans, elle s'est consumée".
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : En culture comme en politique, l'échelle européenne est un effort autant qu'un accomplissement. C'est pourtant bien à cette échelle que cette "brève histoire" entend se situer - avec un récit fait d'éveils nationaux, d'industrialisations, d'urbanisations, d'assemblées délibérantes, de journalistes, d'artistes et d'intellectuels, de culture de masse, de systèmes éducatifs et de droits de la personne. En treize chapitres vigoureux, Emmanuel Loyer fait tourner le kaléidoscope européen, du milieu du XIXe siècle à nos jours, saisissant pratiques et représentations dans leur différentes inscriptions spatiales et sociales, dans leur hybridation entre l'ancien et le nouveau. En filigrane, une réflexion sur la fragilité de la culture européenne : il n'y a pas une culture européenne qui viendrait justifier un destin commun, mais des cultures qui se croisent et se nourrissent, engendrant la sédimentation que nous connaissons aujourd'hui Retracé avec une grande liberté, cet itinéraire permet d'imaginer, pour nous autres, Modernes tardifs du XXIe siècle, un rapport peut-être plus heureux à notre présent.
Pourquoi une telle somme ? Parce que dans cet Orient de l?Europe, où les passés byzantin et ottoman ont lié les vieilles identités religieuses aux nouvelles identités nationales, a éclaté le premier conflit mondial. Parce que les faiblesses économiques héritées de l?histoire ont rendu les structures politiques importées d?Europe occidentale particulièrement vulnérables à la crise de 1929 et à la diffusion de régimes totalitaires dans les années 1930. Parce que géographie et politique expliquent tout à la fois une occupation allemande particulièrement sauvage en Grèce et en Yougoslavie, puis la transformation de la région en un des points chauds de la guerre froide. D?une guerre l?autre, ce deuxième volume conduit le lecteur du refoulement de la puissance turque hors de l?Europe lors des guerres balkaniques de 1912-1913 et de la liquidation d?un hellénisme d?Asie Mineure deux fois millénaire en 1922-1923, à la constitution, notamment à travers la guerre civile en Grèce, des blocs antagonistes à partir de 1947.
Pourquoi une telle somme ? Parce que d?hier à aujourd?hui, les Balkans ont été et demeurent une des frontières essentielles de l'Europe. Et que l?oubli du temps long par les puissances européennes a nourri des catastrophes en chaîne au cours des siècles. Les Balkans, zone frontière ? C?est un euphémisme : ici se heurtent les chrétientés romaine et byzantine, bientôt orthodoxe ; la chrétienté dans son ensemble et l?islam ; les empires européens et la puissance ottomane ; les empires européens entre eux, à commencer par la maison d?Autriche, le tsar de Russie et la couronne britannique ; les idées impériales et la révolution des États-nations ; les États-nations fondés sur un grand récit historique unitaire et des minorités nationales qui aspirent à la reconnaissance de leurs droits ; le cours impérieux des guerres locales, régionales, mondiales et froide et un brassage incessant des populations qui rend vain tout espoir d?États ethniquement homogènes. Pour ne rien dire des promesses des idéaux démocratiques européens et du cynisme des puissances face à leur «Orient compliqué». Ce premier volume traite des Empires byzantin et ottoman, de leurs caractéristiques et de leur legs dont les rejeux marquent l?histoire de la région jusqu?à la révolution jeune-turque de 1908.