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Jacques de Bascher
Heurtault Philippe ; Dumais-Lvowski Christian
MICHEL DE MAULE
34,50 €
Épuisé
EAN :9782876236790
Demi-mondain, décadent, dépravateur, cocaïnomane, dandy, ces qualificatifs ont survécu à la disparition de Jacques de Bascher en 1989, à l'âge de 38 ans, et le définissent encore aujourd'hui. Même s'il n'a laissé d'autre oeuvre que le souvenir d'avoir marqué une époque, les années 70 et 80, Jacques de Bascher continue d'intriguer voire de passionner. Bien sûr, il fut un personnage sulfureux, le compagnon de Karl Lagerfeld, l'amant de Yves Saint-Laurent, l'un des personnages emblématiques des nuits gay parisiennes à une époque où tout semblait permis, où ne régnait aucune limite. Mais n'était-ce donc que cela ? Pour la première fois, nous est livré un témoignage direct et personnel sur ce qu'était la vie quotidienne de Jacques de Bascher, par le photographe Philippe Heurtault, qui fut l'un de ses amis pendant vingt ans, et qui le photographia pendant une décennie, de 1972 à 1983. Les photographies de Philippe Heurtault, parfois mises en scène par J. de Bascher lui-même, nous replongent dans l'univers de la nuit parisienne et des grandes fêtes qui l'ont animée avant que le sida ne vienne mettre un terme à cette légèreté. Karl Lagerfeld, Yves Saint Laurent, Kenzo, Paloma Picasso, Loulou de la Falaise, Mick Jagger, tous semblent participer à une fête perpétuelle souvent initiée par Jacques de Bascher. Mais derrière ce personnage, que deux films consacrés à Yves Saint Laurent ont plus ou moins caricaturé, se cache un homme fin et cultivé qu'éblouit la face obscure des choses, un amateur de littérature décadentiste dont l'un des héros est Gilles de Rais, compagnon de Jeanne d'Arc, mais aussi un homme fasciné par la magie noire et le diabolisme, et certainement l'un des plus cruels de son époque. Philippe Heurtault qui rencontra Jacques de Bascher quand celui-ci n'avait que dix-neuf ans l'accompagna dans ce qui, à bien des égards, fut une recherche de ce que J. de Bascher appelait "la belle chute", une manière d'autodestruction élégante et raffinée. Dans son prologue, Christian Dumais-Lvowski, lui aussi ami de Jacques de Bascher, explique ce processus, cet "éloge de la chute" érigé en art de vivre et de mourir...
Résumé : Aujourd'hui, l'esprit de compétition est le pilier de notre civilisation. Le niveau d'excellence ne cesse d'augmenter et nous devons en permanence livrer le meilleur de nous-mêmes. Vous ne vous sentez pas à la hauteur et vous craignez que votre faiblesse de caractère n'enclenche le mécanisme du siège éjectable social ? Rassurez-vous : cette collection de méthodes révolutionnaires va vous aider à surmonter vos angoisses et à supprimer tous vos défauts.
Résumé : Dans le collège d'une petite ville du Nord, le prof de français perd ses nerfs après que sa voiture ait été taggée. Rémi, con collègue d'arts plastiques, aimerait trouver les coupables, mais il est pris en otage par des individus cagoulés alors qu'il fait ses courses. Les terroristes ouvrent le feu, mais tout va bien : ce sont des balles à blanc, la police a organisé cette opération surprise dans le cadre de Vigipirate. Les faux attentats se multiplient, plus personne n'y croit, sauf peut-être ce policier qui a chargé son AK47 avec de vraies balles et se réfugie dans le camp de migrants voisin, où la famille de Rémi se rend régulièrement pour faire du bénévolat... Quand la réalité est à pleurer, Rémi Lucas en fait une comédie et Otto T. la dessine. Tout va mieux.
Ce livre est un objet qui ne ressemble à aucun autre. D'abord il a été écrit entièrement à la main. Même sa couverture! Ensuite, il contient des centaines de citations sur tous les sujets de l'existence; ces citations sont futiles ou graves, mais vous en serez toujours surpris et intrigués. Ce livre est un compagnon de voyage, le temps d'une nuit, ou d'une vie. On peut le lire d'un coup, ou le parcourir de temps en temps puis le ranger, l'emmener avec soi, le bouder, y revenir. Toujours vous y découvrirez quelque chose. Car en son intérieur, il y a du rire et de la beauté.
Présentation de l'éditeur Je parle. Je fais une grimace. Je dessine. Je suis un émetteur. Je raconte le film avec des insectes que j'ai vu au cinéma. Je tire la langue car ma grande soeur a perdu mon frisbee. Je dessine un extraterrestrefourmi. Ces machins sont des messages. Maman m'écoute distraitement en graissant ma chaîne de vélo. Ma grande soeur rigole du bruit que je fais en tirant la langue, fiblblb. Papa croit que j'ai dessiné un point avec des traits dans un rond. Eux avec leurs yeux, leurs oreilles et leur cerveau, ce sont des récepteurs.
Van Gogh par lui-même ; plus précisément, par l'intercession de Karin Müller travestie en narrateur de la vie du peintre. L'auteur nous dit tout de son enfance solitaire, de sa famille nombreuse, de son père pasteur, de sa courte carrière de marchand de tableaux, de son exaltation mystique, de ses multiples déboires sentimentaux, de son amitié avec Toulouse-Lautrec, de celle, orageuse, avec Paul Gauguin et de son affection pour le seul véritable ami et soutien, son petit frère Théo avec lequel il entretint une correspondance exceptionnelle. Et surtout de sa peinture, comme unique compagne. "Non, Van Gogh n'était pas fou", écrivait Artaud, seulement son double désespéré de solitude. Dans sa préface, David Haziot souligne que décrire une qualité humaine chez Van Gogh "est une chose, la faire vivre et sentir en est une autre que réussit Karin Müller dans son texte météorique, comme le fut la trajectoire de Vincent. Le recours à ce présent de l'indicatif à la première personne, en des phrases au rythme haletant qui signalent chacune un fait nouveau de la vie du peintre, nous restitue un jaillissement perpétuel de vie, et nous impose une voix qui attend son comédien, mais que nous percevons dans sa justesse à la lecture. Et ça marche !".
Cette édition réunit des lettres parues en 1914 dans différents journaux français et dans un recueil, La Dernière lettre, publié en 1922 aux éditions Ernest Flammarion, auquel nous empruntons notre titre. Le projet éditorial du recueil paru chez Flammarion est clair : rendre hommage aux soldats disparus. Par le choix des lettres, explicité par l'éditeur sur la page de titre elle-même : "Ces lettres ont été choisies par des pères qui pleurent un enfant mort pour la France et par d'anciens combattants réunis sous la présidence de M. le Maréchal Foch". Une courte lettre-préface, signée du Maréchal Foch, ouvre l'édition. En voici le texte, dont le propos est sans ambiguïté : "Le sacrifice de tous les soldats tombés pour la défense de la Patrie fut d'autant plus sublime qu'il fut librement consenti. Les "dernières lettres" montrent de façon touchante l'esprit idéal et pur dans lequel le sacrifice a été fait ; c'est un monument de plus à la Gloire impérissable du Soldat Français". Rééditer ces dernières lettres aujourd'hui constitue tout à la fois un geste d'hommage et un acte de résistance. Un geste d'hommage envers des vies brisées, broyées, massacrées, que cette réédition sauve d'une mort anonyme et oubliée... Mais un acte de résistance aussi, contre l'absurdité et le chaos qui nous menacent tous, encore et toujours. Lire ces lettres, enfin, c'est accueillir avec émotion et reconnaissance la leçon de vie et de mort que nous transmettent ces hommes. Le lecteur pourra faire sien, dans le silence de la lecture, les mots sur lesquels se referme le recueil. Simples, dignes et tendres, ce sont les ultimes paroles qu'adresse à sa mère le sous-lieutenant Rodolphe Wurtz, tombé en Champagne : "Bons baisers, donc, et du courage et de la force de coeur, dans la vie comme dans la mort".
Parce qu'elle ne sait presque rien de son père, Matteo, un immigré italien arrivé en France dans les années 1930, la narratrice tente de réinventer son parcours, de son départ d'Italie, dont elle ignore les causes, à son arrivée en France, dont elle ignore les modalités exactes. Ce qu'elle sait en revanche, c'est que son père est mort dans les années 1970 et qu'il est demeuré toute sa vie ouvrier en banlieue parisienne, dans l'usine de sa soeur et de son beau frère. Pour s'aider dans cette investigation imaginaire, elle s'imprègne du destin des immigrés qu'elle rencontre de nos jours en Europe, à Calais, à Lampedusa ou aux îles Canaries. Ce texte chemine ainsi dans des temporalités différentes, entre passé (avant guerre, Seconde Guerre mondiale, années 1950) et présent, entre destins pluriels et destin singulier. Il dit l'exploitation, l'ingratitude et l'humiliation, mais aussi les trouées de soleil et de bonheur, le plaisir de la danse, les vacances en Bretagne... Ce faisant, l'auteur nous offre une belle méditation sur l'exil, l'identité, la mémoire et la transmission, sur le jeu social, le courage et la lâcheté, sur la conjugaison, enfin, de l'Histoire collective et de l'histoire singulière. Biographie de l'auteur Martine Storti a été professeur de philosophie puis journaliste à Libération. Elle est aujourd'hui Inspectrice générale de l'Education nationale. Elle a déjà publié Un chagrin politique (L'Harmattan, 1995), Cahiers du Kosovo (Textuel, 2001), 32 jours de mai (roman, Le bord de l'eau, 2006).
Della Faille de Leverghem Lydia ; Broqueville Hugu
Après le décès en 1911 de Madame Alexandre della Faille de Leverghem, ses descendants continuent à vivre sur le domaine du Lackbors, situé à Deurne près d'Anvers, où chacun a construit sa demeure. On se voit beaucoup, on se rencontre dans les allées, on va chez l'un et l'autre, tous cousins, tous unis par un puissant esprit de famille. Une propriété s'appelait à cette époque une campagne. Gustave, le père de Lydia, y côtoie ses quatre frères, Gaston, Jules, Ludovic (dit Fio) et Henry. En 1914, Gaston et Ludovic sont encore célibataires, et l'ardente Lydia parle beaucoup de ces jeunes oncles dans son journal. La guerre bouleverse cet état idyllique. On verra la famille partant au gré des rumeurs, tantôt à Anvers, tantôt dans leur campagne de Deurne, subissant l'attaque de zeppelins, ou l'attente des obus. La Belgique tout entière semble une vaste fourmilière affolée de gens courant en tous sens, perdant le nord, ne sachant où se réfugier, où déposer en lieu sûr leurs biens transportables. Mais elle est aussi grandie par cette vague patriotique qui anime la jeune Lydia à vouloir "soigner les blessés" et pousse les oncles si séduisants à prêter leurs propriétés aux armées et à s'engager au combat.