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Theodor Herzl ou Le labyrinthe de l'exil
Herzl Theodor ; Pawel Ernst
SEUIL
36,20 €
Épuisé
EAN :9782020122382
A trente cinq ans, Theodor Herzl est un journaliste célèbre, un auteur dramatique prolifique, un représentant typique de cette bourgeoisie juive assimilée qui caractérise la Vienne fin de siècle. Rien n'annonce en lui le prophète qu'il deviendra. Neuf ans plus tard, à sa mort en 1904, il a "redéfini l'identité juive... et créé un mouvement national qui, en moins d'un demi-siècle, aboutira à la fondation de l'Etat juif" . Le mythe s'est emparé de Herzl, le père fondateur, et a fait oublier l'homme. Ernst Pawel, avec intelligence, ironie et subtilité, retrouve et décrit la réalité au-delà de la légende, pour mettre en lumière la "grandeur tragique" d'une vie si brève. Tout en exerçant son métier de journaliste et en parcourant le monde pour rallier les foules, trouver des fonds et organiser les Congrès sionistes, Herzl, ce travailleur forcené, rêve au point de placer ses espérances dans des personnages aussi peu fiables que Guillaume II et le sultan Abdul Hamid. Il tremble, ce batailleur, à l'idée d'affronter ses patrons de la Neue Freie Presse, et il reste un fils infantilement lié à sa "bonne et précieuse maman" . Cet homme passionné ne surmontera jamais une immaturité affective, ce qui minera un mariage et une vie familiale sans doute voués à l'échec dès le départ. Prophète armé autant qu'être fragile, Herzl représente l'une des figures emblématiques des temps modernes. Dépassant l'hagiographie, rendant compte avec lucidité de la grandeur de Herzl comme de son aveuglement, Ernst Pawel réussit parfaitement à nous faire partager l'immense intérêt qu'il lui porte et nous offre ici une grande biographie de notre temps.
Alain Héril nous propose un projet ambitieux : saisir toute la diversité émotionnelle d'un mot aussi fort qu'aimer, tout d'abord tenter de saisir et démasquer les mille visages de l'amour, puis s'apprivoiser et s'aimer soi, étape indispensable avant de s'ouvrir, aimer l'autre, aimer les autres, et trouver enfin l'harmonie pour aimer la vie.
Altneuland (Nouveau pays ancien), le roman utopique de Theodor Herzl, a toujours été éclipsé par L'Etat des Juifs. Ce dernier a l'avantage d'être bref, d'aller droit au but et d'avoir fait date ; n'a-t-il pas suscité un élan fédérateur d'où a surgi le mouvement sioniste ? Altneuland, lui, n'a pas fait consensus. Pire, il a déclenché une polémique interne sans précédent au sein du mouvement sioniste. Il requiert du lecteur le détour par la fiction pour accréditer, en apparence, la même idée. Ce n'est pas un roman ordinaire, mais la description d'une utopie, à mi-chemin entre Thomas More et Jules Verne. Les sionistes s'en méfient, les fervents de l'utopie l'ignorent. Or, Altneuland n'est pas marginal, il a été marginalisé. Par certains côtés, il dérange. Pourtant sont traitées ici dans le détail toutes les questions qui viendront se poser à cet " Etat des juifs " une fois constitué : comment partager une terre avec les Arabes ? comment concilier judaïsme et laïcité ? comment inventer une vie nouvelle pour un homme nouveau ? comment à la fois hériter et déshériter de la vieille Europe et de l'Orient millénaire ? comment concevoir un foyer national qui ne soit pas puissance étatique ? Les propositions de Herzl sont enthousiastes, volontaristes, idéalisables : à l'envers d'une réalité qui chaque jour apporte son lot de conflits et de chagrins, au point qu'on en oublie quelquefois comment et pourquoi cela a commencé... Le retour à Altneuland alors, dans sa pleine et naïve générosité, s'impose en cette année du centenaire de la mort de Herzl (1860-1904), pour mieux en comprendre les attentes, en rêver les solutions nouvelles, en prévenir les douloureux échecs. Le roman est précédé d'une longue étude de Denis Charbit, professeur de Sciences politiques à l'université de Tel-Aviv, et auteur de nombreux travaux, parmi lesquels l'anthologie Sionismes. Textes fondamentaux (Albin Michel, 1998).
Je ne considère la question juive ni comme une question sociale, ni comme une question religieuse, quel que soit d'ailleurs l'aspect sous lequel elle se présente, suivant les temps et les lieux. C'est une question nationale, et, pour la résoudre, il nous faut, avant tout, en faire une question politique universelle, qui devra être réglée dans les conseils des peuples civilisés. Nous sommes un peuple un". "Sioniste ! Antisioniste ! " Les invectives fusent, sur le ring poisseux du mauvais jour... mais lorsqu'on tonitrue, sait-on au juste de quoi l'on parle ? On verra ici volonté, courage, détermination, pragmatisme, profonde humilité, se le disputer au coeur d'un texte qui constitue un jalon historique d'une originalité saisissante et d'une importance capitale !
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.