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Archives de sciences sociales des religions N° 135, Juillet-septembre 2006 : Réveils du soufisme en
Hervieu-Léger Danièle ; Chanfi Ahmed ; Loimeier Ro
EHESS
22,00 €
Épuisé
EAN :9782713220937
L'intérêt que suscite l'islam aujourd'hui dans les recherches en sciences sociales et historiques porte principalement sur l'islam politique, dans ses versions radicales, et privilégie l'aspiration à des pratiques cultuelles " pures " libérées des pesanteurs des cultures locales. Depuis la colonisation européenne des sociétés musulmanes, beaucoup d'études ont été consacrées aux pratiques dites populaires des confréries soufi (les " turuq ", singulier " tarîqa "), à leurs complots et rébellions, réels et supposés contre l'état colonial, ou à leur collaboration avec ce même état. Les élites des nouveaux états indépendants ont tout fait pour marginaliser ces lieux complices de l'ordre colonial et contraires à tous les idéaux de rationalité et de progrès. Beaucoup de spécialistes ont conclu à la fin de cet islam confrérique au profit d'un islam moderne réformé. Or il n'en est rien. Non seulement les confréries ne disparaissent pas, mais elles se revigorent en s'adaptant au monde moderne, aussi bien sur le plan doctrinal que sur celui de l'organisation. Les pays de grande tradition soufie, de l'Inde et du Pakistan, de l'Egypte et de l'Afrique, en passant par les Balkans, témoignent de traditions confrériques modernes d'une vitalité remarquable nourrie d'une multiplicité de sources et d'emprunts. Les réveils religieux du néo-soufisme ont leurs lieux d'ancrage populaires mais aussi leurs réseaux transnationaux. Le retour à la tradition mystique, autant que le souci de réforme des pratiques, est au fondement d'un prosélytisme actif qui encourage les conversions.
L'objectif de cet ouvrage est de sortir de ce cercle en reprenant dans des termes renouvelés la question posée par les pères fondateurs de la sociologie, et abandonnée après eux, de la définition de la religion. L'auteur s'attache à l'élucidation de la modalité particulière du croire qui caractérise en propre le phénomène religieux: la référence à «une mémoire autorisée», c'est-à-dire à une tradition.
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.
Septembre 1993 : Serge Moscovici devient docteur honoris causa de l'université de Séville. Le discours qu'il prononce alors allie bilan critique de la théorie des représentations sociales. retour réflexif sur son propre parcours et nouveaux horizons de recherche. Avec ce texte inédit. Moscovici érige la psychologie sociale, dont il est l'un des fondateurs, en véritable anthropologie du monde contemporain.