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La Licorne N° 104/2013 : Le sens du passé. Pour une nouvelle approche des mémoires
Hersant Marc ; Jeannelle Jean-Louis ; Zanone Damie
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753521933
Les plus grands mémorialistes ont été depuis longtemps l'objet de monographies attentives, parfois tentées de les envisager dans la singularité d'une poétique individuelle ou d'une. optique , les transformant en isolats littéraires. ],'unité éventuelle du corpus des mémorialistes d'Ancien Régime a été, pour sa part, progressivement interrogée depuis les années 1980, et des approches plus récentes se sont penchées sur le devenir des Mémoires aux XIXe et XXe siècles. L'idée de Mémoires est donc bien établie dans notre imaginaire culturel, sur une longue durée qui court depuis les "commencements" forcément difficiles à penser de l'époque de Commynes jusqu'aux relectures postmodernes ou expérimentales de notre présent, en passant par ces oeuvres de référence pour le grand massif des Mémoires que sont Monluc, Retz, Saint-Simon, Chateaubriand ou de Gaulle et, si l'on accepte de remettre en question des oppositions sans doute artificielles, Rousseau. Deux questions cependant semblaient rester en attente que cet ouvrage, sans forcément vouloir y répondre de manière tranchée. a choisi de mettre en lumière. Y a-t-il une continuité historique effective et une unité pensable de ce que noirs appelons Mémoires, qui pourrait se cristalliser dans la notion de "genre ?" Peut-on dégager un cadre théorique pour penser ce corpus multiforme et presque insaisissable, et, en particulier, envisager dans une perspective théorique ses relations à la fois fascinantes et problématiques avec la littérature, la fiction ou l'histoire ?
Philosophe, conteur, encyclopédiste armé d'une plume de feu, Voltaire a été l'homme de tous les combats, traquant sur tous les fronts les ennemis de la liberté de pensée et de conscience. Opposant acharné aux religions instituées, il n'a voulu rien de moins que détruire le christianisme, "écraser l'infâme". Son humour dévastateur n'a jamais plu à tout le monde et suscite aujourd'hui l'hostilité de ceux qui s'emparent parfois de quelques lignes isolées pour faire de lui l'archétype du misogyne, de l'homophobe, du raciste ou de l'antisémite. Cette vision caricaturale pourrait faire oublier qu'il a aussi et surtout été, comme Nietzsche l'a proclamé, un des grands libérateurs de l'esprit humain. Cet abécédaire le montre donc dans tous ses états, sans dissimuler les limites de sa pensée et sans pour autant en affaiblir la fulgurance et l'actualité. Il le montre aussi bien dans l'intimité de sa correspondance que dans ses grandes prises de position publiques. Il le montre en personnage quasi beckettien obsédé par l'idée de sa propre mortalité aussi bien qu'en guerrier des Lumières, traquant le fanatisme sur la scène publique solennelle du Traité sur la tolérance. Consacré juste avant sa mort par un triomphe parisien sans précédent dans l'histoire des lettres, entré au Panthéon en 1791, Voltaire, souvent traité comme un philosophe de second ordre, a, plus que n'importe quel écrivain avant lui, transformé la pensée en action.
Résumé : Saint-Simon (1675-1755), duc, pair et graphomane, a choisi d'abandonner les milliers de pages de ses Mémoires à la postérité. Considéré par Stendhal ou Proust comme un des plus grands écrivains français, il méprisait les préoccupations stylistiques et se voulait avant tout historien de son temps. Convaincu que son époque était celle d'une destruction d'un ordre ancien, il lutta de toutes ses forces contre son présent. Conscient de la vanité et de l'inutilité de sa lutte, il devint le héros lucide d'une cause qu'il savait perdue. Mais comment, lui qui ne semblait destiné qu'à prendre la succession de son père et à devenir le défenseur obsessionnel de la dignité ducale, s'emparant de la langue française avec une passion extatique, devint-il le recréateur d'un monde ? C'est ce destin exceptionnel qui nous est ici retracé.
Quatre jours avant l'inauguration, en pleins préparatifs des Francofolies de Spa, on retrouve un cadavre au pied du funiculaire, dans la zone sécurisée. Préparait-il un attentat ? Pour quelle raison ? Opérait-il seul ? Le lendemain, un collectionneur de la région se fait voler un petit coupé anglais des années soixante, une magnifique Austin Healey. C'est la cinquième disparition de ce genre de véhicule en trois mois. S'agit-il de la reformation d'une bande ayant sévi quelques années auparavant dans la région ? Existe-t-il un lien entre les deux affaires ? Le Commissaire Falkenbach mène l'enquête tambour battant... et celle-ci le conduira de surprise en surprise !
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.