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Pour une sociologie d'intervention
Herreros Gilles
ERES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782749200477
Cet ouvrage présente les conditions d'exercice de la sociologie d'intervention que l'auteur définit ainsi : " Venir entre et parmi les acteurs d'une situation afin d'établir, notamment au moyen d'une plus-value cognitive et/ou affective, une relation qui puisse être aidante ". À travers une approche méthodologique, théorique et épistémologique, il entend répondre à des questions auxquelles tous les praticiens de l'intervention (spécialistes des sciences humaines mais aussi consultants de toutes les disciplines) se trouvent confrontés. L'action du sociologue répondant à la demande sociale relève-t-elle de la science ? L'implication du chercheur est-elle compatible avec la rigueur de sa démarche ? Quelles relations établir avec un commanditaire ? Quelles sont les postures de l'intervenant ? Comment se déroule une intervention ? Quelles contraintes théoriques respecter ? Quelle position adopter face à la notion d'expertise ? Quelle vocation accorder à la connaissance produite ? Pour Gilles Herreros, la sociologie d'intervention est une démarche résolument engagée, sans être pour autant militante. Elle mobilise une forme d'intelligence théorique et pratique, articulée sur différents paradigmes. Loin de chercher à s'enfermer dans une théorie du social exclusive de toute autre et prétendant à l'autonomie de son cadre conceptuel, le sociologue gagne à pratiquer le mélange et les articulations, à cultiver les interférences entre pratique de terrain et constructions théoriques, à privilégier les circulations entre systèmes conceptuels. Des récits d'intervention viennent ici ponctuer les développements et fournissent des contours précis à cette sociologie d'intervention.
Amblard Henri ; Bernoux Philippe ; Herreros Gilles
Résumé : Tous les acteurs de la vie économique et sociale, dirigeants, cadres, syndicalistes, formateurs des entreprises comme des organisations, se trouvent confrontés à la nécessité de comprendre avec rigueur comment et pourquoi celles-ci évoluent ou stagnent, se développent ou déclinent. Les nouvelles approches de la sociologie des organisations ouvrent des perspectives, proposent des outils de compréhension et d'action qu'on ne peut ignorer. Le tableau brossé éclairera aussi bien l'étudiant que le praticien. Des cas permettent de mieux comprendre les concepts et les méthodes proposés. Cet ouvrage présente des articulations nouvelles entre l'analyse stratégique de Crozier-Friedberg et d'autres approches comme celles de la traduction et des conventions. Il propose aussi un concept original, celui des logiques d'action. Il est le fruit d'un travail de recherche, d'échanges et de confrontations entre chercheurs et avec des acteurs de l'entreprise, à l'occasion, entre autres, d'un séminaire organisé dans la région Rhône-Alpes.
Cet ouvrage, issu d'une enquête sociologique conduite pendant trois ans et achevée en 2006, analyse les conditions de pérennisation et de valorisation de la démarche-qualité en milieu hospitalier. Quelques résultats majeurs émergent. La pérennisation et la valorisation de la démarche-qualité ne conduisent pas à la disparition des visions indigènes de la qualité, plurielles et cloisonnées professionnellement. Derrière la diversité des conceptions de la qualité se manifestent néanmoins des points d'accord : l'objectif d'une amélioration du soin, l'idée que cette amélioration passe par une mise en tension entre l'élaboration de procédures et leur application d'une part, une meilleure coopération interprofessionnelle d'autre part. La démarche de certification est décisive dans les dynamiques de la qualité, mais elle provoque parfois des effets contre-dynamiques. Il n'y a pas de facteur déterminant, ni de configuration idéale assurant la pérennité et la valorisation des démarches-qualité ; celles-ci semblent plutôt relever d'alchimies singulières, irréductibles à quelques indicateurs. Ces résultats invitent à faire le deuil de la recherche de conditions partout efficaces de mise en place de la démarche-qualité. L'inscription de la qualité comme valeur pérenne et reconnue de l'organisation n'en est pas pour autant totalement aléatoire. L'étude apporte ainsi des éléments de discussion sur les moyens de pérenniser et valoriser les démarches-qualité. Encore faut-il que la qualité puisse être discutée et non pas instituée au range de totem sur lequel aucune critique ne serait possible.
Extrait de l'introductionComme le suggère le titre de cet ouvrage, ce n'est pas la violence des organisations qui va occuper mon propos mais la violence dans les organisations. La nuance pourrait paraître faible ou secondaire, elle ne l'est pas. En se référant à «la violence des organisations», on renvoie à des systèmes désincarnés dont le fonctionnement, devenu «machinique», échappe à toute forme de contrôle et au sein desquels les responsabilités de chacun ont disparu à force d'être diluées dans un «ailleurs» que désigne, commodément, le terme de système. Depuis cette perspective, l'organisation apparaît sous les traits d'un «être sans corps», selon les termes utilisés par L. Boltanski (2009) pour parler des institutions, sans tête, ni raison, se confondant avec ses finalités. Sorte de main invisible, l'organisation violente échappe au contrôle de tous, exerçant sa violence «malgré nous» et «malgré elle». Si c'est l'organisation qui est violente, alors il n'y a pas de responsabilité individuelle, ni collective. La violence surgit d'une entité quasi absente car insaisissable et contre laquelle on ne peut pas grand-chose. Énoncé trivialement, cela nous donne des propos mille fois entendus: «C'est comme ça! On n'y peut rien!»En préférant l'énoncé suivant: «la violence dans les organisations», c'est tout autre chose qui est suggéré. L'organisation apparaît comme une enveloppe (une entreprise, une administration, une association, un établissement, un collectif coordonné...) au sein de laquelle s'exerce de la violence. Dès lors, quelques questions s'imposent: quels sont les vecteurs de cette violence, ses supports, ses auteurs, ses figures, ses relais, ses éventuels laudateurs, et ses victimes bien sûr? À formulation différente, problématisation différente; le regard qui en découle ne se fixe pas aux mêmes endroits.Mais qu'entendre par ce terme de violence? Est-ce une autre déclinaison de la «souffrance» au travail, une acception synonyme de risques psychosociaux? N'y a-t-il pas une nouvelle «mode», selon les termes à l'élégance discutable de Didier Lombard, à chercher de la violence partout? Peut-on accorder de l'importance à ceux qui disent la vivre? Ne faut-il pas objectiver et donc relativiser?Je vais essayer de proposer des éléments de réponse à ces questions en essayant de démêler ce qui relève du domaine de la «souffrance» et de celui de la violence, terme dont je préciserai en outre dans quelle acception il est ici retenu (chap. 1). Mais avant cela, j'entends souligner quelques-unes des intentions de ce texte ainsi que le parti pris méthodologique et théorique qu'il recèle.
Cet ouvrage présente les conditions d'exercice de la sociologie d'intervention. A travers une approche méthodologique, théorique et épistémologique, il entend répondre à des questions auxquelles tous les praticiens de l'intervention (spécialistes des sciences humaines mais aussi consultants de toutes les disciplines) se trouvent confrontés. L'action du sociologue répondant à la demande sociale relève-t-elle de la science ? L'implication du chercheur est-elle compatible avec la rigueur de sa démarche ? Quelles relations établir avec un commanditaire ? Quelles sont les postures de l'intervenant ? Comment se déroule une intervention ? Quelles contraintes théoriques respecter ? Quelle position adopter face à la notion d'expertise ? Quelle vocation accorder à la connaissance produite ? Des récits viennent ponctuer les développements et fournissent des contours précis à cette sociologie d'intervention.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.