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PRETRE FOU ET LES TRENTE SEPT VIERGES DE SANTA ROSA
HERRERA TELMO
INDIGO
21,00 €
Épuisé
EAN :9782914378833
Le docteur en théologie fut réveillé par les grognements du chien, prêt à le défendre. Un groupe de femmes armées de bâtons, de branches d'arbres et de fourches le menaçait. L'une d'entre elles, âgée d'une quarantaine d'années, s'approcha - sans prêter attention aux grognements de l'animal - fascinée par la nudité du docteur. De la main gauche, elle intima aux autres femmes de ne pas faire un pas de plus. Pudiquement le docteur couvrit son sexe de ses mains. D'un geste de la tête, il montra sa soutane à la femme. Celle-ci, avec le long bâton qu'elle tenait dans la main droite, la souleva et la tendit au docteur. Certaines femmes firent le signe de la croix. Elles le tenaient pour un miraculé. Il est rare qu'un être humain survive dans ces eaux, surtout ces derniers jours, depuis que la rivière est en crue. (...)" A travers cette histoire de folie aux portes de l'enfer, de folle sarabande d'un docteur en théologie affronté à la cruauté de la vie ordinaire, Telmo Herrera renoue avec la grande tradition du roman fantastique.
L'expression "droits sociaux" évolue dans une situation paradoxale. Si elle fait florès en sciences sociales et en politique, elle suscite encore la méfiance des juristes: les droits sociaux restent percus comme des droits spéciaux, particuliers, contingents, se confondant souvent avec une politique sociale et se résumant, en tous les cas, à des prestations matérielles de l'État. Face à ces débats doctrinaux, force est de constater que, depuis les années 1970, au niveau international, européen et même français, les droits des travailleurs en particuliers mais aussi à la santé, au logement, etc. n'ont cessé d'augmenter.Du droit de grève au DALO, cet ouvrage analyse la pertinence de la catégorie "droits sociaux'. Il dresse un état des lieux des débats doctrinaux autour de cette notion comme des évolutions juridiques en France et à l'étranger. Biographie de l'auteur Carlos Miguel Herrera est professeur de droit public à l'Université de Cergy-Pontoise, où il dirige le Centre de philosophie juridique et politique."
Ce livre propose une vue d'ensemble sur l'économie et la planification à Cuba, présentés par des économistes cubains donc les travaux font référence dans leur pays. Après un bilan des avancées et des insuffisances de la révolution dans le domaine économique, jusqu'à la récente dédollarisation, les différentes contributions analysent les défis économiques que doit relever le pays au début du XXIe siècle, mais aussi ses atouts internes et opportunités externes. E. Alvarez Genzález retrace les étapes de la planification à moyen et long termes, des premiers travaux jusqu'aux années 1990. E. Molina Molina revient sur la pensé économique de Che Guevara à propos du socialisme. A. González Guttiérez examine les transformations de l'économie durant la "période spéciale" des années 1990, en insistant sur celles de la planification globale. J.L. Rodriguez García expose les résultats obvenus par Cuba au cours des dernières années en termes de développement social et montre que la santé et l'éducation demeurent au coeur de la stratégie du pays. O. Martínez Martínez présente les mesures adoptées depuis 2002 par la révolution dans la réalisation de son projet communiste, les difficultés rencontrées et les solutions recherchées, ainsi que les efforts de résistance et de lutte déployés aujourd'hui par le penple de Cuba contre le système mondial capitaliste sous domination états-unienne. Ce nouvel ouvrage s'inscrit dans la continuité du programme de "recherches pluridisciplinaires sur l'économie et la société cubaine" du CNRS, dont l'équipe de chercheurs est coordonnée par Rémy Herrera, comme également dans les programmes du Forum du Tiers-Monde (Dakar), coordonnés par Samir Aminn et ceux du Forum Mondial des Alternatives.
Les Travaux du Royaume met en scène la vie quotidienne d?un grand baron de la drogue et de ses complices dans une ville de frontière ? probablement Ciudad Juarez - au nord du Mexique. Le protagoniste n?est cependant pas le chef du cartel lui-même, mais l?un de ses plus humbles serviteurs: « Lobo » (« Le Loup »), le chanteur de corridos. Il incarne la plus ancienne tradition de la poésie populaire dans cette région frontalière avec les États-Unis: la tradition de l?octosyllabe chanté au son de l?accordéon, une sorte de ballade qui permet de raconter les malheurs du petit peuple et les exploits de ses héros, comme jadis le célèbre bandit et révolutionnaire Pancho Villa. Aujourd?hui, ce sont les seigneurs de la drogue qui sont venus remplacer les anciens guérilleros et ce sont leurs histoires qui sont colportées par les chanteurs de corridos. Herrera connait bien cette tradition et il l?utilise habilement en faisant de « Lobo » le protagoniste du roman. Mais le corrido devient ici également la source première d?une langue et d?un univers très particulier qui emprunte au Moyen Âge ses symboles. D?où le surprenant aspect de ce récit très métissé dans lequel se mélangent des genres aussi divers que le thriller, la poésie populaire mexicaine et l?onirisme des contes de fées. À tout cela s?ajoute une intrigue noire. Lobo est chargé de chanter les louanges de son seigneur et de faire de la propagande pour le cartel, mais souvent il remplit également d?autres fonctions, comme celles d?espion, de conseiller ou de confident. Il est fidèle au « Roi » alors qu?il est au comble de son pouvoir, mais il assiste à sa déchéance et, d?une certaine façon, contribue à sa chute.L?histoire dont il est le spectateur et le protagoniste - l?histoire du pouvoir et de la roue de la Fortune, l?histoire d?un grand amour et d?une trahison ? est une histoire ancestrale. Mais elle est racontée avec un regard singulier et avec une langue unique, nous donnant souvent le sentiment qu?elle nous est racontée pour la première fois. Les Travaux du Royaume propose une approche déconcertante du monde des narcotrafiquants, loin de toute fresque réaliste. Ce roman fascinant qui ne ressemble à aucun autre constitue un jalon dans la manière d?aborder un sujet et révèle un univers d?une grande originalité. Roman traduit de l?espagnol (Mexique) par Laura Alcoba.
Résumé : Et si on arrêtait de souffrir par amour ? Les femmes du monde entier souffrent par amour, en rêvant d'un modèle d'homme qui n'existe pas, d'un partenaire idéal qui viendrait les sauver. Ce mythe de l'amour romantique, que la société nous présente comme le seul possible, bien aidée par la religion et l'industrie du divertissement, est toxique. Individuellement et collectivement. Alors, le seul moyen de se désintoxiquer, c'est de faire la révolution ! Comment ? En interrogeant nos façons de s'aimer, pour nous libérer des normes, de l'éducation et des représentations qui enferment nos émotions ; en imaginant d'autres relations amoureuses et affectives dans un monde différent, et en osant les faire advenir. En 23 courts chapitres précis et percutants, Coral Herrera Gómez nous donne des pistes très concrètes pour changer nos pratiques individuelles et collectives, afin de faire changer le monde. Car l'amour est un puissant outil de transformation : quand il dépasse les frontières du couple pour gagner le collectif, il est un moteur pour construire une société où l'exploitation, la violence et les hiérarchies n'ont pas droit de cité.
Beaucoup des observations de géographie humaine d'Elisée Reclus constituent de véritables approches ethnologiques. Il avait établi un triangle de base pour expliquer la réalité d'une nation : la relation étroite entre l'histoire, la sociologie et l'anthropologie. L'intérêt qu'il manifeste pour autrui n'est pas très loin de celui de l'anarchiste pour son compagnon et sa situation : il faut bien comprendre la complexité du problème avant d'agir.
L'écrivain moderniste brésilien Oswald de Andrade (1890-1954), dramaturge, poète et romancier publie, parallèlement à son œuvre de fiction, de nombreux textes critiques et essais axés sur la défense de l'art, en particulier la peinture, la sculpture, la photographie et le cinéma. Après sa participation à la Semaine d'art moderne de Sào Paulo en 1922, point d'orgue du Modernisme brésilien et des nombreux courants s'y rattachant, il tisse des liens avec l'avant-garde artistique et littéraire brésilienne puis européenne, en particulier lors de ses fréquents séjours à Paris, entre 1923 et 1929. Ses deux manifestes les plus connus, le Manifeste da Poesia Pau Brasil, " Manifeste de la poésie Bois Brésil " de 1924 et le Manifeste Antropofago, " Manifeste anthropophage " de 1928, s'inscrivent dans la lignée du cubisme, du dadaïsme et du surréalisme, mais apportent aux courants d'avant-garde européens des saveurs éminemment brésiliennes, fondées sur ce que l'auteur aimait appeler " l'originalité native ". L'écrivain s'appuie sur les deux arts représentatifs du XXe siècle, la photographie et le cinéma, pour approfondir ses recherches sur l'écriture du roman et l'inscrire dans la modernité. Dans ses essais sur l'art et ses nombreux manifestes, comme dans les sept œuvres romanesques publiées de 1922 à 1945 qui incluent une trilogie, deux romans d'avant-garde et un diptyque, l'intérêt porté au cadrage, au travail sur l'image et son développement et au montage forgent l'espace pluriel et métissé du roman oswaldien, toujours en quête de nouveaux itinéraires, ouvert sur le champ et le hors champ.
Equatoriale comme son jumeau Hallali fut écrit dans le Paris de 1917 et publié à Madrid le 18 dans le contexte de la Grand-Guerre et de la Révolution russe, toutes deux contemporaines de la révolution esthétique des avants-gardes ; scénario tragique, mort de l'homme anonyme dans la boue récitant une tirade qui ne signifient rien. L'artiste, et Huidobro l'est au suprême degré, synthétise l'époque dans ces poèmes splendides : à la cinétique du texte correspond la commotion du contexte. Les critiques appellent devenir historique (topos académique) cette genèse du Mal. Le texte comme transfiguration témoigne du paradoxe de l'Etre-pour-la mort heideggerien qui manifeste, pathétique, la passion de fin-de-monde ; vorace tourbillon, carrefour et abyme. Dans la boue des tranchées le nihilisme de la technique et l'industrialisation de la mort confirment la sombre prédiction de Spengler. Occident entre dans le crépuscule. Equatoriale prend donc sa perspective contextuelle comme drame. Ecoutons Cedomil Goic pionnier de la critique huidobrienne : "A l'intérieur de ce merveilleux déploiement des images cinétiques, double et multiple de la variété des motifs enchaînés autour du thème central du temps, reste néanmoins dans ces livres un certain désespoir et angoisse évidents chez Huidobro du premier conflit mondial de la culture européenne. Ce sentiment obscur de décadence annoncé par Spengler devenu évident sujet de polémique primordial dans la culture occidentale deviendra manifeste profond et désespéré dans ces livres suivants, porteurs de la crise de notre époque selon Pitrim Sorokin ; expérience vitale tragique, agonique que Huidobro vit au coeur de lui-même"
Tant pis si mon livre n'est pas compris ou s'il l'est trop bien, se dit Carmen. Tant pis pour la pauvre Blanca, se dit-elle encore, mais il faut que le monde sache. Oui, je l'écrirai cette histoire. Il faut dire que, derrière le mal, il y a encore le mal. Un autre mal, absolu celui-là. Il faut dire que derrière les bourreaux, les violeurs, il y a d'autres hommes. Des hommes qui gardent les mains propres et le sourire, un grand sourire, un étrange sourire.