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Frida. Biographie de Frida Kahlo
Herrera Hayden ; Beaudoin Philippe
FLAMMARION
26,00 €
Épuisé
EAN :9782081313071
Frida. L'artiste-peintre qu'on ne nomme que par son prénom est aussi chatoyante, dans ses robes traditionnelles colorées, que son langage est effronté. Mais elle est aussi sensible, abîmée et malade. Un accident de bus à 18 ans la plongea dans une souffrance physique constante. Depuis, Frida Kahlo ne cessa de vivre dans un "conflit entre une Frida morte et une Frida vivante", une dualité excessivement humaine que nous présente Hayden Herrera dans cette biographie intime et documentée. Jeune élève rebelle de l'Ecole nationale préparatoire de Mexico, puis militante communiste, elle côtoya très lot les muralistes et les artistes révolutionnaires. Elle créa un art singulier, comme un miroir de sa vie, qui suscita l'admiration de Pablo Picasso, Juan Miro ou encore Vassili Kandinsky. Nous découvrons aussi à travers de nombreuses lettres et extraits de son journal intime qu'elle fut l'amie de Nelson Rockefeller, de Tina Modotti ou encore d'André Breton et qu'elle vécut ses drames amoureux avec Trotski ou Nickolas Muray sous l'ombre maritale, irremplaçable et mystique de Diego Rivera. Soixante ans après sa disparition, l'histoire de cette femme à l'humour et à l'imagination débordants reste aussi extraordinaire, aussi bouleversante que sa légende et que son univers pictural.
Ce recueil de poèmes publié à titre posthume est un événement tant Hugo Herrera se dédiait peu à la diffusion (outre l'édition à tirage limité de Vol captif) mais plutôt à la joie d'écrire. Il a fallu l'effort conjoint de Norma Basso, Omar E. Spósito et Christian Cavaillé pour que prenne forme cette sélection bilingue révélant une voix poétique à la fois enracinée et aérienne. Hugo ne préméditait pas son oeuvre, sa poésie lui ressemblait comme l'aigle au tourbillon qui en fait la majesté. Ancré dans sa culture latino-américaine et sa condition d'exilé, il n'a pas eu de difficulté à se revendiquer ici et maintenant. Sa personnalité créative en France était aussi intense que ses souvenirs, son humour et ses éclats argentins. Il l'a prouvé par la dynamique de son activité théâtrale. Sa poésie était l'ombre du jardin, elle insufflait le lointain et le fragile. Mais l'auteur avait déjà su conférer à son cheminement un envol de liberté qui n'est pas étranger au bruissement du poème. Michel Cassir
Les Travaux du Royaume met en scène la vie quotidienne d?un grand baron de la drogue et de ses complices dans une ville de frontière ? probablement Ciudad Juarez - au nord du Mexique. Le protagoniste n?est cependant pas le chef du cartel lui-même, mais l?un de ses plus humbles serviteurs: « Lobo » (« Le Loup »), le chanteur de corridos. Il incarne la plus ancienne tradition de la poésie populaire dans cette région frontalière avec les États-Unis: la tradition de l?octosyllabe chanté au son de l?accordéon, une sorte de ballade qui permet de raconter les malheurs du petit peuple et les exploits de ses héros, comme jadis le célèbre bandit et révolutionnaire Pancho Villa. Aujourd?hui, ce sont les seigneurs de la drogue qui sont venus remplacer les anciens guérilleros et ce sont leurs histoires qui sont colportées par les chanteurs de corridos. Herrera connait bien cette tradition et il l?utilise habilement en faisant de « Lobo » le protagoniste du roman. Mais le corrido devient ici également la source première d?une langue et d?un univers très particulier qui emprunte au Moyen Âge ses symboles. D?où le surprenant aspect de ce récit très métissé dans lequel se mélangent des genres aussi divers que le thriller, la poésie populaire mexicaine et l?onirisme des contes de fées. À tout cela s?ajoute une intrigue noire. Lobo est chargé de chanter les louanges de son seigneur et de faire de la propagande pour le cartel, mais souvent il remplit également d?autres fonctions, comme celles d?espion, de conseiller ou de confident. Il est fidèle au « Roi » alors qu?il est au comble de son pouvoir, mais il assiste à sa déchéance et, d?une certaine façon, contribue à sa chute.L?histoire dont il est le spectateur et le protagoniste - l?histoire du pouvoir et de la roue de la Fortune, l?histoire d?un grand amour et d?une trahison ? est une histoire ancestrale. Mais elle est racontée avec un regard singulier et avec une langue unique, nous donnant souvent le sentiment qu?elle nous est racontée pour la première fois. Les Travaux du Royaume propose une approche déconcertante du monde des narcotrafiquants, loin de toute fresque réaliste. Ce roman fascinant qui ne ressemble à aucun autre constitue un jalon dans la manière d?aborder un sujet et révèle un univers d?une grande originalité. Roman traduit de l?espagnol (Mexique) par Laura Alcoba.
Ce livre propose une vue d'ensemble sur l'économie et la planification à Cuba, présentés par des économistes cubains donc les travaux font référence dans leur pays. Après un bilan des avancées et des insuffisances de la révolution dans le domaine économique, jusqu'à la récente dédollarisation, les différentes contributions analysent les défis économiques que doit relever le pays au début du XXIe siècle, mais aussi ses atouts internes et opportunités externes. E. Alvarez Genzález retrace les étapes de la planification à moyen et long termes, des premiers travaux jusqu'aux années 1990. E. Molina Molina revient sur la pensé économique de Che Guevara à propos du socialisme. A. González Guttiérez examine les transformations de l'économie durant la "période spéciale" des années 1990, en insistant sur celles de la planification globale. J.L. Rodriguez García expose les résultats obvenus par Cuba au cours des dernières années en termes de développement social et montre que la santé et l'éducation demeurent au coeur de la stratégie du pays. O. Martínez Martínez présente les mesures adoptées depuis 2002 par la révolution dans la réalisation de son projet communiste, les difficultés rencontrées et les solutions recherchées, ainsi que les efforts de résistance et de lutte déployés aujourd'hui par le penple de Cuba contre le système mondial capitaliste sous domination états-unienne. Ce nouvel ouvrage s'inscrit dans la continuité du programme de "recherches pluridisciplinaires sur l'économie et la société cubaine" du CNRS, dont l'équipe de chercheurs est coordonnée par Rémy Herrera, comme également dans les programmes du Forum du Tiers-Monde (Dakar), coordonnés par Samir Aminn et ceux du Forum Mondial des Alternatives.
Cet ouvrage présente une lecture novatrice du trafic des drogues. Cette démarche se construit autour de l'étude du cas colombien dans une perspective humaniste. Les faits qu'il rassemble sont symptomatiques et il parvient ainsi à porter un diagnostic adapté/juste, sur la situation générale de l'homme contemporain confronté aux problèmes de la mondialisation. Ce travail propose en effet une " théorie globale " du trafic de drogues comblant les lacunes de recherches enfermées dans les limites de leurs disciplines respectives. Il pose le problème du " trafic de drogues " comme la rencontre entre des subjectivités et les productions des grands systèmes (économiques, politiques et juridiques). L'auteure y développe donc une critique à la fois sociale et anthropologique des rapports de la société, de l'Etat-nation et de la subjectivité, articulant deux macro-théories sociologiques réputées être aux antipodes l'une de l'autre : le marxisme et la théorie luhmannienne des systèmes sociaux. Mme Herrera-Vega montre que le marxisme peut encore offrir des outils conceptuels pour comprendre des objets qu'il a lui-même refoulés, et que la théorie de systèmes n'est pas aussi incompatible qu'on le prétend avec l'humanisme. Le " trafic des drogues " apparaît alors comme un paradoxe informationnel, car ses conditions de naissance sont continuellement relancées par sa prohibition même. Mais cet état n'est paradoxal que s'il est saisi dans une perspective linéaire : il constitue en fait une boucle, un mouvement en spirale descriptible par les mêmes attributs que l'est le capitalisme qui l'engendre.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)