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Rohmer et les Autres
Herpe Noël ; Amiel Vincent ; Andrew Dudley ; Aubro
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753504097
Une polyphonie s'orchestre ici selon des mouvements bien distincts : le premier consiste à envisager les " affinités électives " qui inspirent le cinéma de Rohmer - depuis sa filiation éprouvée avec Kleist, avec André Bazin, jusqu'à ses interprétations plus personnelles de Murnau ou de Jean Renoir (en passant par des coïncidences inattendues avec l'art d'un David Hockney...). Le second cercle est celui des études transversales, qui s'attachent à dégager la modernité du récit rohmérien à travers tous les manques qui le constituent ou les ambiguïtés du point de vue : une modernité à quoi se dérobent en même temps ses personnages, dans leur idéalisme amoureux et leur nostalgie d'une " nature humaine " devenue problématique. Autant d'éléments que précisent six analyses de films, tout en remontant vers un sous-texte métaphorique (dans Le Signe du Lion, dans L'Amour, l'après-midi), ou une re-présentation picturale et historique (dans L'Anglaise et le Duc). Enfin, une série d'entretiens dessine ce qu'on pourrait appeler " l'atelier d'Eric Rohmer " : qu'il s'agisse de production ou de montage, du recours au son direct, à la lumière naturelle ou aux essais vidéo, on y découvre une sorte de conspiration artisanale et familiale, sans exemple depuis Georges Méliès ou Marcel Pagnol - et où un certain ésotérisme dissimule une absolue liberté.
Que sait-on d?Éric Rohmer, sinon qu?il incarne une manière très française et très raffi née de faire du cinéma? De lui, on connaît quelques titres: Ma nuit chez Maud, L?Amour, l?après midi, Les Nuits de la pleine lune? On sait aussi combien le cinéaste aimait fi lmer de jeunes et jolies femmes, les « rohmériennes », d?Arielle Dombasle à Rosette, de Pascale Ogier à Marie Rivière? On se souvient encore qu?il lança plusieurs acteurs, qui devaient faire leur chemin sans lui: Jean-Claude Brialy, Fabrice Luchini ou Pascal Greggory.Mais sait-on par exemple que l?ensemble de ses vingt-cinq longs métrages ont attiré en France plus de huit millions de spectateurs, et quelques millions d?autres autour du monde? Sait-on qu?un autre homme, Maurice Schérer, se cachait derrière le pseudonyme d?Éric Rohmer, tant il aimait s?inventer des doubles et masquer son visage derrière ses films?Voici la première biographie d?Éric Rohmer: puritain et esthète, catholique pratiquant et amoureux de la beauté sous toutes ses formes, rédacteur en chef des Cahiers du cinéma et homme de télévision, citoyen désengagé, nostalgique de l?Ancien Régime ? qui aura fi ni par voter écologiste. Un homme riche de ses contradictions, et de l?extraordinaire diversité de ses curiosités artistiques.Nourri d?archives inédites, ce livre dessine le portrait d?un grand metteur en scène qui fut également écrivain, dessinateur, compositeur, producteur et parfois même acteur! Un véritable homme-orchestre, pour qui le cinéma fut la somme de tous les arts.
Résumé : " J'ai voulu que ce journal décrive à sa manière un désir de récit : celui qui m'a traversé pendant toute ma jeunesse. pendant toutes ces années ont je ne savais écrire que sur les oeuvres des antres ". Dans les années 1990. Noël Herpe, jeune critique. croise les fantômes du cinéma et de la littérature d'après-guerre. et fréquente l'avant-garde du moment. Il collectionne lectures. films. rencontres. psychanalyses et expériences des limites. Il écrit de nombreux articles pour la presse. mais aucun livre ni aucun film. En secret. il tient un journal où alternent mondanités parisiennes et amours platoniques. Malades en collants et nostalgie de l'enfance... Au début des années 2000. la mort de sou père vient mettre un point final à ce journal singulier et mélancolique. à la fois portrait de son auteur et reflet dune époque.
Résumé : Mes scènes primitives s'inscrit dans le prolongement du travail autobiographique entamé par Noël Herpe avec la publication de son Journal en ruines. Sous la forme d'un récit, Herpe évoque cette fois les années 1975 à 1990 : celles de son adolescence prolongée. Une adolescence solitaire, surtout, et consumée par la passion du théâtre. Pas celui que l'on joue alors à Avignon, à Nanterre ou à Bobigny - mais un répertoire mal-aimé et suranné, qu'il découvre dans les pages de la défunte revue La Petite Illustration, ou dans les oeuvres complètes de Labiche, de Pagnol ou de Montherlant. Sur les planches du club théâtre du lycée Henri-IV, les premières mises en scène de Herpe sont de retentissants échecs. Elles seront suivies de bien d'autres spectacles, montés en amateur et dans des conditions improbables. Mais ce monde parallèle, minutieusement reconstitué sur la scène, dessine un apprentissage. Pour la première fois un garçon sort de son isolement, s'invente un univers et fait la découverte troublante de l'érotisme. Racontées avec un humour féroce et un style admirable, ces années d'initiation enchantent, intriguent, bouleversent. Elles font voir un jeune homme qui rêve sa vie avant même de l'avoir vécue.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.