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Une tête bien vide
Hernandez Gilbert ; Pellegrino Daniel ; Gouveia Ro
ATRABILE
21,00 €
Épuisé
EAN :9782889230280
Présentation de l'éditeur Si Une Tête bien vide n'est pas à proprement parlé une suite de La Saison des billes, Gilbert Hernandez y aborde une autre partie fondatrice de la vie d'un homme, à savoir l'adolescence, et comment cette période décisive peut façonner, pour le meilleur comme pour le pire, le destin d'un être humain. Bobby se laisse porter dans la vie ; école, travail, amour, les choses s'enchaînent plus ou moins facilement, sans passion ni engagement. Et si Bobby rêve d'autre chose, c'est avec patience qu'il attend et attend encore que quelque chose se passe, incapable qu'il est de faire des choix, de prendre des décisions. Dans cette vie flottante, entouré d'amis qui vont et qui viennent, son seul centre d'intérêt se matérialise à travers la musique, du glam rock au punk, d'Alice Cooper aux Sex Pistols. Inconstant, paumé, plus spectateur qu'acteur de sa propre vie, Bobby se sentira véritablement métamorphosé par le mouvement punk - mais pour un instant seulement. Et Bobby laissera ainsi filer les moments, les possibilités et enfin les années...
En parallèle des aventures de Luba et de sa famille, Gilbert Hernandez réalise des récits autonomes se déroulant dans l'univers de Love and Rockets. Fritz la psychiatre y devient l'héroïne de récits à chaque fois très différents...
Luba est nouvellement immigrée aux Etats-Unis où elle retrouve ses soeurs : Petra, une pratiquante de culturisme, et Fritz, une thérapeute. Avec cette arrivée, leurs familles et leurs amis respectifs vont s'entremêler de plus en plus. Si les trois soeurs se remémorent se cherchent des "souvenirs de jeunesse", la génération suivante se retrouve sous les feux de la rampe. Doralís, la fille de Luba, anime les débats en tant qu'animatrice espiègle d'une émission de télévision pour enfants. Venus, la fille de Petra, vit quant à elle des aventures avec sa tante Fritz et son meilleur ami Yoshio, tout en se livrant à des correspondances acides avec sa féroce cousine Casimirs, qui est retournée à Palomar. Toujours plus de personnages et de personnalités attachantes pour la saga culte de Gilbert Hemandez.
Edimbourg, début du XXe siècle. Charles Hamilton a tout pour être heureux : un confort financier qui le met à l'abri du besoin, des nuits bien remplies et des journées oisives juste ce qu'il faut. Et pourtant, après la fête, c'est la descente. Victime de troubles de l'humeur, de hauts et de bas, Charles Hamilton se sent en alternance. Déçu par l'amour, Charles est néanmoins père d'une petite Sophia, mais ne voit pas là de quoi combler ce vide existentiel qui l'habite. Ce qu'il lui faudrait c'est un exemple - un maître, un sage, là, au fond de son jardin. En s'inspirant de l'histoire (réelle) de Charles Hamilton et de son "ermite ornemental" , Gabrielle Piquet traque des maux bien modernes - recherche d'un bien-être perpétuel, positivisme à tout crin - et nous interroge sur cette dictature du bonheur qui voudrait éradiquer de nos vies toute forme d'aspérité, comme si la vie ne pouvait, ne devait être que réjouissance et béatitude. On retrouve dans La Mécanique du Sage toutes les qualités qui faisaient déjà le charme de La Nuit du Misothrope : un dessin aux influences retro tout en élégance, une écriture mélodieuse d'une grande finesse, avec un prime une touche d'ironie et un humour pince-sans-rire du plus bel effet.
Johnnychrist : derrière ce nom, plein de promesses, se cache le nouveau projet de Moolinex et Aurélie William Levaux, un livre réalisé à plusieurs mains, un travail singulier et sans réel équivalent. Car dans ce grand format tout en couleurs, Aurélie William Levaux et Moolinex se sont comme fondus en une troisième personne, le Johnnychrist du titre, artiste inclassable et personnalité borderline, et inventeur d'un mouvement (dont il semble être le seul membre), le PRISME. Ce personnage complexe, dans la peau duquel se sont glissés les deux auteurs (et dont le livre dresse un portrait en creux), produit alors une oeuvre flirtant perpétuellement avec le ringard et le beau, le mauvais goût et la recherche. Perclues d'obsessions et de visions affolantes, les images offertes ici font parfois rire, mettent aussi mal à l'aise, et, par leur étrange radicalité, obligent toujours le lecteur à prendre position - car en allant loin, très loin, repoussant dans ses derniers retranchements des notions comme le goût, alors, comme par magie, Johnnychrist touche au beau. "L'art c'est beau disait Alphonse Daudet, Et il a pas tort, dit Johnnychrist par l'intermédiaire du PRISME".
Un été, quelque part en France, avant les réseaux sociaux et les téléphones portables. Il fait beau, il fait chaud, les vacances sont longues, les journées surtout. Où aller quand le décor mélange si peu de verdure et tant de béton, que faire quand on n'a rien à faire. C'est dans cette ambiance de désoeuvrement que l'on rencontre ces sales gosses ; souvent livrée à elle-même, à la recherche du moindre divertissement, la petite troupe se cherche et se tourne autour, se provoque et s'affronte, et petit à petit, se frotte au monde ? bref, fait les quatre cents coups. Fumer une première cigarette ? Fait. Un pétard dans une crotte chien ? Fait. Se planquer dans la cave ? Fait. Et après ? Par petites touches, à travers ces portraits d'enfants, c'est le chaos du monde que l'on devine : l'apprentissage de l'amour, la complexité des sentiments et des relations, la violence physique comme psychologique. Tout est déjà là, mais il manque encore l'indignation, et la révolte est bien timide. Car chaque enfant aborde son quotidien avec ses propre fêlures, ses propres tourments, et derrière, il y a la famille, absente, décomposée ou envahissante, et aussi, parfois, réconfortante, aimante. Peggy Adam se place ici en observatrice amusée de tout ce bruit et cette fureur, mais en démiurge bienveillant, ne tente de faire le procès ni des enfants, ni des parents. A l'instar de Plus ou moins..., Les Sales Gosses est une oeuvre drôle et emportée, qui décrypte avec humour et finesse les relations humaines dans ce qu'elles ont de plus délicat mais aussi de plus compliqué.