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Exporter la démocratie ? 2e édition
Hermet Guy
SCIENCES PO
10,50 €
Épuisé
EAN :9782724610789
Ce que nous avons appelé les transitions démocratiques a suscité bien des espoirs avec la fin de la dictature en Espagne, la disparition des régimes militaires en Amérique latine et l'effondrement imprévu de la domination communiste à l'Est de l'Europe. Mais l'heure de la désillusion a vite sonné face aux déchirements ethniques de l'ex-Yougoslavie et du Caucase, à la dérive autoritaire russe, à l'impasse politique en Afrique et, surtout, au défi que l'islamisme oppose à la démocratie telle que nous la concevons. Sans succomber au pessimisme mais sans aveuglement complice, ce livre fait le point sur les chances réelles de consolidation des jeunes démocraties et d'extension des régimes de liberté dans le monde. Il rappelle, d'abord, que le phénomène de la démocratisation ne constitue pas une nouveauté puisqu'il a affecté en son temps l'Europe de l'Ouest. Il examine ensuite les obstacles qui se dressent sur son chemin aussi bien que les péripéties de l'exercice difficile du passage de l'autoritarisme à la démocratie. Il pose enfin la question primordiale : comment l'esprit démocratique vient-il aux peuples, c'est-à-dire, comment devient-on citoyen ?
L'Espagne du XXe siècle présente deux visages. Celui d'une modernisation économique, sociale et politique manquée jusqu'après la Deuxième Guerre mondiale, qui a débouché sur la guerre civile et le franquisme. Ensuite, l'autre visage que l'Espagne offre d'elle-même depuis 1960, exactement inverse.
Résumé : Une analyse sans préjugés partisans d'un conflit dont la signification symbolique a divisé le monde au point d'en faire oublier la réalité complexe. Avec un souci constant d'impartialité, l'auteur retrace les épisodes marquants en même temps que les enjeux de cette guerre civile, dans ses dimensions politiques, sociales, idéologiques, militaires et bien sûr internationales. Le regard de Guy Hermet ne procède pas d'une vision "révisionniste", mais cherche à comprendre la constitution démocratique de l'Espagne.
Alors que l'Amérique latine s'était déjà libérée de la plupart de ses régimes militaires, la chute du Mur de Berlin avait semblé annoncer en 1989 la victoire finale de la démocratie dans la plus grande partie du monde. Quatre ans plus tard, la fureur des déchirements ethniques, la résistance des fondamentalismes et l'enlisement même des réformes économiques comme des transitions démocratiques proprement dites ont, malheureusement, déçu cet espoir dans trop de circonstances. On découvre que les transitions peuvent faire marche arrière, et c'est à peine si l'on ose encore en parler. Ce livre est le premier à jeter une lumière précise sur l'ensemble des bouleversements politiques quelquefois heureux mais plus souvent convulsionnaires qui se sont produits depuis une décennie dans l'ancien univers communiste aussi bien qu'en Amérique latine, en Afrique ou en Asie. Il en analyse également les arrière-plans, qu'il s'agisse du legs néfaste laissé par le totalitarisme ou l'autoritarisme aux sociétés qui ont été leurs victimes, des carences fréquentes de leurs traditions démocratiques, ou encore des conditions adverses ou favorables à la démocratisation qui sont liées à leurs spécificités sociales et culturelles autant qu'à leur situation économique. Guy Hermet est directeur de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques (CERI). Il est également administrateur de Médecins sans Frontières.
Résumé : Le Front National a réintroduit un acteur oublié de la politique : les populistes, qu'on croyait disparus sous nos latitudes. Mais l'erreur serait de ne voir que les passions qu'ils ressuscitent. Le retour des populistes n'obéit pas qu'aux machinations de ces derniers. Il répond à la défiance ressentie par beaucoup de gens face à un Etat qui leur semble trahir son rôle de protecteur de la communauté des citoyens telle qu'il leur a appris à la concevoir, juste avant d'en bouleverser les traits au nom d'un ordre moral renversé. Par ailleurs, l'extrême droite populiste est le facteur précieux d'un jeu tronqué dont les républicains patentés tirent profit. Le propos de ce livre est d'éclairer ce jeu double. Il est également de redécouvrir nos sociétés où la solidarité sans exclusive de l'Etat Providence s'est muée en slogan inopérant, et où perce un réflexe différent de réciprocité restreinte à ceux qu'on reconnaît comme semblables à soi.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.