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Le siècle de Dieu
Hermary-Vieille Catherine
ALBIN MICHEL
23,45 €
Épuisé
EAN :9782226245229
Paris, fin 1664- Regardez, mademoiselle, n'est-ce pas Notre-Dame de Paris que nous apercevons là?Depuis que les deux voitures avaient franchi l'octroi, Anne-Sophie de Kerdélant surmontait peu à peu son chagrin. À son départ de Lannion, elle avait versé toutes les larmes de son corps. Entre Rennes et Alençon, insensible aux paroles affectueuses de sa cousine Viviane qui allait partager son exil parisien, elle s'était réfugiée dans le plus profond silence. Enfin, alors que sa voiture approchait de la capitale, elle s'était décidée à ouvrir les yeux, à poser quelques questions. Charles de Vieilleville l'aimait-il déjà un peu? Allait-elle faire bonne figure à la Cour? On disait que le jeune roi appréciait les femmes, aurait-il de l'amitié pour elle? La jugerait-on assez élégante, assez spirituelle?À seize ans, elle n'avait connu que le château familial, l'entourage d'une famille aimante, la société des châtelains du voisinage, celle des fermiers qui vivaient sur leur domaine et la présence constante de Viviane qui, orpheline, avait été recueillie par les Kerdélant. Sa cousine, qui se destinait à Dieu, avait renoncé à entrer au couvent par affection pour elle. Et lorsque le projet de mariage avec Charles de Vieilleville s'était concrétisé, elle avait pris aussitôt la décision de l'accompagner, de demeurer à ses côtés dans l'hôtel de ses beaux-parents.La morosité d'une fille de seize ans ne pouvait durer. En s'éloignant de sa Bretagne, Anne-Sophie avait constaté avec surprise que les culottes bouffantes et chapeaux ronds des paysans n'étaient plus de mise. Les laboureurs étaient vêtus de culottes longues assez informes recouvertes à moitié par des chemises de toile sur lesquelles ils enfilaient des gilets de peau retournée ou de laine bouillie. Leurs pieds pouvaient être chaussés de sabots ou de gros souliers sans lacets, portés pour les moins pauvres sur des guêtres de toile imperméables. Les femmes, quant à elles, ressemblaient aux Bretonnes, jupes larges de gros drap, sabots, chemises et bonnets. En dépit du froid, la plupart des enfants marchaient pieds nus.Anne-Sophie se pencha par la portière pour mieux contempler la cathédrale de Paris. Les deux voitures où avaient pris place, dans l'une, son oncle et parrain venu l'accompagner, Viviane, une femme de chambre et elle-même, dans l'autre, les domestiques, progressaient lentement au milieu des piétons, cavaliers, tombereaux et charrettes. Se découpant sur le ciel bleu de décembre, Anne-Sophie apercevait les deux tours, l'archevêché et plus loin la flèche de la Sainte-Chapelle. Des barques, barges et légères embarcations à voile remontaient ou descendaient la Seine. Au premier plan, le long des berges, se pressaient une multitude de maisons, certaines hautes de quatre étages. Les mains dans l'eau glacée, des lavandières battaient du linge. Des palefreniers abreuvaient leurs chevaux. Toutes sortes de débris s'accumulaient le long des berges: cadavres gonflés de chiens et de chats, et même d'agneaux et de porcelets, branchages entremêlés, lambeaux d'étoffe, barils crevés. Anne-Sophie fronça les sourcils. Pourquoi tant de puanteur au pied d'une si belle église? Était-ce cela la surprise que Paris lui réservait? Au port Saint-Landry, des bateliers avaient allumé un grand feu autour duquel se pressaient des enfants.- Comment peut-on, prononça Viviane d'une voix blanche, laisser des marmots dehors par un froid pareil? Ne pourrait-on les garder à l'abri? Y a-t-il des chrétiens dans cette ville?
Mai 1929. Le romancier Patrick Henderson et sa jeune épouse Elaine quittent la Virginie pour Paris. Patrick s'éprend d'un journaliste anglais, Seph ; Elaine d'un riche industriel, Philippe. Et le temps passe sur leur bonheur manqué. Hitler couvre bientôt l'Europe de son ombre. Malgré la souffrance qu'il leur en coûte, mais pour sauver leur couple, Patrick et Elaine décident de renoncer à leurs liaisons, ils achètent un terrain en Tunisie où ils construiront leur maison, entourée d'un jardin magique. Une nouvelle existence pourra dès lors commencer pour ces deux époux qui auront voulu, contre vents et marées, protéger ce lien si fort, toujours menacé, qu'est l'amour conjugal.
En Ecosse au début du XVIème siècle, James Hepburn, bien que protestant, se met au service de la catholique Marie de Guise qui tente de prendre en main un pays déchiré par une guerre de religions. Son courage et sa loyauté font de lui un précieux allié. Mais la disparition de la duchesse l'oblige à se réfugier à Paris où François II le prend sous sa protection. A la mort du jeune roi, il rejoint l'Ecosse, faisant face à la délation et à la calomnie. Déçue par son deuxième mari, lord Darnley (le premier était François II), Marie Stuart tombe amoureuse de cet homme séduisant et l'épouse en 1567 après que Darnley ait été assassiné dans d'horribles circonstances. Mais une série de complots, de délations, de drames les briseront l'un et l'autre. Vingt ans d'incarcération en Angleterre conduiront à l'échafaud la sensible, mais trop vulnérable Marie Stuart. Dix ans d'un effroyable emprisonnement au Danemark auront raison du lutteur, de l'homme fier qu'est James Hepburn.
Figures romantiques, passionnées, solitaires et tragiques, quatre reines - Margaret, Mary, Catherine et Anne - évoluent autour du roi Henry VIII, personnage autoritaire, sensuel, tyrannique et flamboyant. Margaret, sa soeur aînée, devient, à quatorze ans, reine d'Écosse, tandis que Mary, sa cadette, épouse à dix-neuf ans un Louis XII vieillissant qui la fait reine de France. Longtemps, Catherine d'Aragon luttera pied à pied pour ne pas se laisser balayer par la passion montante de son mari Henry VIII pour l'intelligente, l'ambitieuse, la trop séduisante Anne Boleyn. Quatre femmes, quatre destins aux antipodes les uns des autres, mais communément marqués par une lutte obstinée pour aimer et être aimées, connaître le bonheur, objectif fascinant et fuyant. Ces Reines de coeur sont les figures de proue d'une Renaissance qui transforme l'Europe politiquement et artistiquement, et qui ouvre aux femmes les portes du pouvoir dont leurs filles et petites-filles vont s'emparer pour le meilleur comme pour le pire. Après La Rose d'Anjou, Catherine Hermary-Vieille poursuit avec une sensibilité, une précision et une liberté romanesque remarquables cette fantastique saga historique, inscrite au coeur d'une époque violente : Le Crépuscule des Rois.
Tout commence en juillet 1953, à Schönau, quand Rose-Marie Albach-Retty, fille et petite-fille d'acteurs, se voit proposer un petit rôle dans Lilas blancs, un film dont sa mère Magda Schneider est la vedette. C'était avant d'incarner Sissi. Tout s'achève le 29 mai 1982, à l'aube, rue Barbet-de-Jouy à Paris, quand meurt Romy Schneider, une des plus grandes comédiennes contemporaines. Entre ces deux dates, une jeune fille a vécu, trop tôt adulée, vite muée en jeune femme puis en femme amoureuse, désenchantée, angoissée ou triomphante, en mère comblée ou douloureuse, en actrice exigeante. "J'ai essayé de découvrir, par le simple fil de la pensée, ce qui aurait pu subsister dans la mémoire de Romy, juste avant sa mort : personnages, événements, émotions. La femme plus que tout m'a captivée... Tel est le pari lancé - et tenu - par Catherine Hermary-Vieille.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
Mois de juin de l'an 1348 : une épidémie monstrueuse s'abat sur le Dorset et décime peu à peu les habitants. Nobles et serfs meurent par milliers dans d'atroces souffrances. Quand la pestilence frappe Develish, Lady Anne a l'audace de nommer un esclave comme régisseur. Ensemble, ils décident de mettre le domaine en quarantaine pour le protéger. Bientôt, les stocks de vivres s'amenuisent et des tensions montent car l'isolement s'éternise. Les villageois craignent pour leur sécurité lorsqu'un événement terrible menace le fragile équilibre. Les gens de Develish sont en vie, mais pour combien de temps encore ? Et que découvriront-ils quand le temps sera venu pour eux de passer les douves ? Quand la grande dame du roman noir anglo-saxon s'attaque à la saga historique, elle nous offre le plus captivant et haletant des page-turners.
Follett Ken ; Brèque Jean-Daniel ; Demange Odile ;
En 1911, les grandes puissances vivent leurs derniers instants d?insouciance. Bientôt la guerre va déferler sur le monde... Cinq familles - américaine, russe, allemande, anglaise et galloise - vont se croiser, s?aimer, se déchirer, au rythme des bouleversements de l?Histoire: la Première Guerre mondiale et la Révolution russe. Les Williams, une famille galloise de mineurs est liée par amour et par inimitié aux Fitzherbert, aristocrates et propriétaires des mines. Ethel Williams connaîtra une passion secrète avec le comte Fitz, marié à la princesse russe Béa, fille du tsar? et s?engagera en politique, défendra le droit de vote des femmes. Billy Williams quittera la mine pour les tranchées de la Somme, puis le front russe? La farouche Lady Maud Fitzherbert tombera amoureuse de Walter von Ulrich, espion de l?ambassade allemande à Londres. Leurs routes croiseront celles de l'ambitieux Gus Dewar, collaborateur du président américain Wilson, et de deux frères russes orphelins, Grigori et Lev Peshkov, dont le projet d?émigrer se heurte à la guerre, la mobilisation et la Révolution?Passions contrariées, rivalités et intrigues, jeux de pouvoir, coups du sort? Cette gigantesque fresque brasse toute la gamme des sentiments humains et dresse une galerie de portraits saisissants: des personnages exceptionnels, passionnés, ambitieux, attachants, tourmentés, qui bravent les obstacles et les peurs pour s?accomplir en dépit des tragédies qui les emportent.Entre saga historique et roman d?espionnage, histoire d?amour et lutte des classes, Le Siècle, la nouvelle épopée de Ken Follett en trois volumes, traverse la période la plus agitée, la plus violente et la plus complexe des temps modernes: la grande aventure du XXe siècle?
4e de couverture : La Seconde Guerre mondiale s'achève à peine dans ce bout de campagne allemande lorsque Herr Doll, un écrivain d'âge mûr, est désigné par les Russes maire par intérim de son village. Le couple qu'il forme avec sa jeune épouse, riche veuve d'une précédente union, ne manque pas de susciter les médisances. Et son nouveau statut d'homme de pouvoir, au lendemain de la chute des nazis, n'arrange rien. Le couple persécuté fuit pour Berlin où tout n'est que ruines et désolation. Ils devront s'accrocher à chaque étincelle d'humanité pour se reconstruire au milieu des décombres. Le Cauchemar dresse un sévère réquisitoire contre le peuple allemand tout en rendant compte de sa profonde souffrance. Cette oeuvre, la plus personnelle d'Hans Fallada, n'était plus disponible depuis plus de soixante ans. Elle est proposée ici dans une nouvelle traduction.
Follett Ken ; Brèque Jean-Daniel ; Demange Odile ;
Biographie de l'auteur Ken Follett est né au pays de Galles en 1949. Il est l'un des plus grands auteurs de best-sellers et de thrillers d'espionnage ( L'Arme à l'œil, Les Lions du Panshir, Le Troisième Jumeau, Le Réseau Corneille...), mais c'est avec ses romans historiques Les Piliers de la terre et Un monde sans fin qu'il a connu ses plus grands succès : vingt millions d'exemplaires vendus à travers le monde. Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma et à la télévision. Il vit à Stevenage, en Angleterre.