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Sida, un défi anthropologique
Héritier Françoise ; D'Onofrio Salvatore
BELLES LETTRES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782251430317
Composé à partir d'articles, de communications et de préfaces, d'entretiens et de rapports, et de textes inédits, ce livre retrace, de par la date des écrits et la variété des matériaux, une partie significative de la réflexion sur le sida qui eut lieu dans les années 1990, pendant lesquelles Françoise Héritier présida (de 1989 à 1995) le tout nouveau Conseil national du sida. Il permet de prendre la mesure des progrès accomplis dans le traitement de la maladie, mais aussi du chemin parcouru dans les représentations mentales de celle-ci : après avoir révélé la permanence de redoutables questions au coeur des relations humaines, politiques et sociales, cette épidémie a également donné lieu à des évolutions qui conduisent et font appel à la tolérance et à la connaissance, et non plus à la peur ou à l'exclusion. Augmenté d'une introduction conçue pour la présente édition, ce recueil rassemble des textes choisis et organisés par Salvatore D'Onofrio.
Le sacrifice est-il un meurtre? A quoi sert la douleur infligée? Quelles sont les limites du pacifisme et de la non-violence? Telles sont quelques-unes des questions que pose ce livre à travers des réflexions sur la torture politique, les mises à mort publiques, mais aussi le statut de l'animal, le sacrifice de soi ou des autres, la vendetta et le bouc émissaire, la haine en bande organisée. C'est la genèse de l'intolérance violente qu'il tente de décrire, pour servir de préalable à une éthique universelle.
La différence des sexes sous-tend nos représentations Dans toutes les sociétés, la différence des sexes et la valorisation du masculin par rapport au féminin constituent des invariants dans le système des représentations. Un des devoirs de l'anthropologue est de débusquer cette structure idéologique qui est à l'origine d'une construction inégalitaire du social. Le social n'est jamais réductible au biologique Le différence des sexes ne relève pas de faits purement biologiques et universels. Dans toutes les sociétés humaines, cette distinction est toujours une construction d'ordre rationnel, mythologique ou idéologique, même si elle s'élabore sur des données qui appartiennent à la nature. L'anthropologie est un outil de réflexion pour la société d'aujourd'hui. L'anthropologue qui analyse le fondement de la différence des sexes dispose d'outils conceptuels et de matériaux concrets pour aborder les problèmes contemporains liés aux nouveaux procédés de procréation, ou au pouvoir des femmes dans la société.
?Ce livre qui fait suite à Masculin/féminin I, La pensée de la différence, pose deux questions : pourquoi la hiérarchie s'est-elle greffée sur la simple différence des sexes ? Est-il envisageable de la dissoudre ? À cette double question, Françoise Héritier répond en termes anthropologiques aussi bien que politiques. Comment les hommes se sont-ils assuré le contrôle de la fécondité des femmes, ce pouvoir exorbitant d'enfanter du différent, des fils, aussi bien que de l'identique, des filles ? Comment les hommes ont-ils exploité le corps des femmes dans la prostitution et l'entretien domestique ? Comment, en retour, les femmes n'ont-elles pu commencer à se libérer que du jour où, et seulement là, les moyens de contraception leur ont permis de reprendre le contrôle de leur fécondité ? Françoise Héritier examine la possibilité de changements, certains illusoires, d'autres bien réels, et cerne les obstacles qui leur font toujours implicitement barrage. Et pourtant, ces changements ne sont-ils pas la promesse d'une société où la différence et l'asymétrie seraient le fondement, non d'une hiérarchie, mais d'une véritable harmonie ? Françoise Héritier est professeur honoraire au Collège de France. Elle a publié Les Deux Soeurs et leur Mère et Masculin/féminin?I, aux Éditions Odile Jacob.Notes Biographiques : Auteur notamment des Deux Seurs et leur mère et de Masculin/Féminin, Françoise Héritier est professeur honoraire au Collège de France, où elle a dirigé le Laboratoire d?anthropologie sociale. Elle a été directeur d?études à l?École des hautes études en sciences sociales et présidente du Conseil national du sida.
Successeur de Claude Lévi-Strauss au Collège de France, Françoise Héritier poursuit dans ce deuxième volume de Masculin/Féminin sa réflexion sur la différence des sexes dont elle avait démontré le caractère fondamental dans toutes les formes de pensée humaine, celles des peuples sauvages comme des peuples contemporains. Et elle voyait dans le caractère hiérarchique de cette différence, le point de départ de la domination masculine. Dans ce second volume, elle critique les idées reçues sur la différence des sexes, comme par exemple, et depuis la plus haute antiquité, que les femmes ne pensent pas comme les hommes parce que leur cerveau ne fonctionne pas comme celui des hommes. Ou encore, et là aussi depuis la nuit des temps, que si les femmes sont en danger c?est parce que les femmes sont un danger. Mais elle veut aussi faire oeuvre positive et contribuer à dissoudre cette hiérarchie entre masculin et féminin instaurée et perpétuée par nos catégories de pensée. Elle montre comment, avec les moyens de contraception modernes, les femmes ont acquis pour la première fois dans l?histoire la maîtrise de leur fécondité. Et comment alors, dans une étude lumineuse de la prostitution, elles doivent acquérir la maîtrise de leur corps. Puis elle trace les chemins de la liberté dans tous les domaines, social, économique et culturel.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »